Autoroute 50 « dangereuse et mortelle »

Québec doit accélérer la cadence des travaux d’élargissement, croit le Parti libéral

Les nouvelles mesures pour améliorer la sécurité sur l’autoroute 50 d’ici à son élargissement complet prévu en 2032 ne « représentent pas la solution tant espérée » par les gens de l’Outaouais et des Laurentides.

C’est du moins la réaction du député libéral de Pontiac en Outaouais André Fortin aux mesures d’abord révélées dans La Presse puis confirmées par le gouvernement caquiste, vendredi, par voie de communiqué.

Des travaux pour implanter des glissières de sécurité sur les tronçons jugés les plus dangereux de l’autoroute 50 devraient commencer à l’automne 2025, a annoncé la ministre des Transports du Québec, Geneviève Guilbault.

D’ici là, dès cet été, la surveillance policière sera accrue, en particulier dans les zones où il y a le plus de risques d’accident. Des radars photo mobiles seront également installés d’ici la fin de l’année.

Selon la ministre Geneviève Guilbault, cette annonce répond « de façon concrète et rapide aux attentes de la population en matière de sécurité routière sur l’autoroute 50 ».

Son collègue à la Coalition avenir Québec (CAQ) et ministre responsable de la région de l’Outaouais Mathieu Lacombe a insisté pour sa part sur le fait que son gouvernement mettait « les bouchées doubles » afin de sécuriser rapidement les tronçons de l’autoroute avec des voies contiguës.

Le gouvernement caquiste s’est déjà engagé à élargir à quatre voies l’autoroute sur toute la longueur, tout en prévenant que cela pourrait prendre encore huit ans (2032).

Le principal lien routier entre la grande région de Montréal et Gatineau, sur la rive nord de la rivière des Outaouais, est jugé dangereux par des experts, dont une coroner qui a enquêté sur plusieurs accidents mortels qui y sont survenus depuis 11 ans, révélait notre enquête publiée vendredi. Les voies contiguës sont présentes sur environ 94 des 158 km que compte cette autoroute.

« Les améliorations proposées aujourd’hui [vendredi] par la ministre Guilbault, bien qu’utiles, demeurent temporaires et ne représentent pas la solution tant espérée par plusieurs résidants de l’Outaouais et dans Les Laurentides », a dit M. Fortin.

L’accélération de l’élargissement, « c’est ça, la priorité », affirme-t-il. « La réelle solution, ça demeure l’élargissement de l’autoroute, et à ce niveau, les améliorations tardent », déplore l’élu libéral.

La CAQ doit prendre « des engagements précis sur l’accélération des prochaines phases de l’élargissement avec un échéancier clair pour chaque tronçon », conclut le député de l’opposition officielle.

« Opération de relations publiques », accuse le PQ

L’annonce de vendredi a « toutes les allures d’une opération de relations publiques pour limiter les dégâts de la part du gouvernement et masquer son indolence dans le dossier depuis six ans », affirme de son côté le porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière de transports et député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau.

Le député péquiste accuse le gouvernement de François Legault de ne pas avoir de « plan d’ensemble, tel qu’il le réclamait lui-même en 2016 ». Dans un communiqué de 2016, alors que la CAQ était dans l’opposition, le parti de M. Legault accusait en effet les libéraux – au pouvoir à ce moment-là – de ne pas avoir de « plan précis » pour rendre l’autoroute plus sûre. La CAQ écrivait que les libéraux « dormaient au gaz » pendant que les accidents mortels s’enchaînaient.

Le PQ demande au gouvernement actuel de « répondre aux recommandations de la coroner Langelier », puisqu’il s’agit d’une « importante question de sécurité ».

Depuis sa première enquête en 2013 sur un accident mortel survenu sur la 50, la coroner Denyse Langelier recommande de poser des glissières de sécurité afin de séparer les voies où la circulation est à contresens.

Parc des Faubourgs

Le campement en appui aux personnes itinérantes a été démantelé

Après le campement du square Victoria vendredi matin, le campement du parc des Faubourgs a été démantelé, en après-midi. L’action s’opposait au démantèlement des campements pour personnes itinérantes à Montréal.

Des employés de la Ville de Montréal sont venus démanteler le campement en milieu d’après-midi, avec le soutien d’agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Le ton est monté entre les policiers et les manifestants, qui ont tenté d’empêcher l’intervention en formant une barrière humaine autour du campement.

Aucune arrestation n’a été faite et aucune intervention n’a été nécessaire, selon le SPVM, qui a précisé qu’une personne avait été prise en charge par des ressources communautaires.

Il ne restait aucune tente sur le gazon du parc des Faubourgs à l’arrivée de La Presse vers 16 h. Des manifestants se tenaient encore en grappes dans le parc, autour duquel une dizaine de véhicules de police étaient stationnés.

Pas dans l’espace public

Le campement du parc des Faubourgs a été démantelé « pour la même raison que pour le square Victoria », a expliqué Simon Charron, porte-parole de la Ville de Montréal. « On ne peut pas tolérer qu’une manifestation occupe le domaine public de façon permanente », a souligné le porte-parole.

À l’arrivée des policiers, les campeurs ont demandé à avoir un dialogue « plutôt que de se faire imposer un démantèlement systématique », a expliqué Guillaume Groleau, qui habitait le campement depuis le 1er juillet, date où les premières tentes ont été plantées sur le site. Celui qui travaille comme intervenant dans un refuge pour hommes en situation d’itinérance déplore que la Ville de Montréal n’ait pas averti les campeurs avant de sévir.

Selon Simon Charron, 25 manifestants se trouvaient sur le campement vendredi après-midi, et aucun d’entre eux n’était en situation d’itinérance, ce qui justifie l’absence d’avertissement de la part de la Ville. Dans le cas de campements pour personnes en situation d’itinérance, « on avertit quelques jours à l’avance, pour les aider à trouver une place où aller », ajoute le porte-parole.

Un campement pacifique

Des intervenants et des personnes en situation d’itinérance cohabitaient pacifiquement au sein du campement, selon Éric, un résidant de Verdun qui venait occasionnellement prêter main-forte aux manifestants. « Il n’y a eu aucune violence, aucun graffiti, aucun vandalisme ici », affirme-t-il.

Le campement était l’œuvre de Refus local, « une gang d’intervenants de rue et d’activistes qui constatent qu’il y a un problème d’itinérance », ajoute Marc Laramée, un intervenant psychosocial qui participait à l’action.

Une ambiance bon enfant a régné sur le campement pendant toute sa durée, selon Guillaume Groleau. « On avait créé quelque chose de très beau », souligne-t-il, les yeux fatigués. Quand on lui a demandé si le démantèlement le décourageait, le jeune homme a été catégorique : « Non. »

Même son de cloche chez Marc Laramée, selon qui Refus local continuera de militer, notamment pour que Montréal organise des campements encadrés et sécuritaires pour les personnes itinérantes, comme on en trouve à Vancouver ou sur la côte ouest des États-Unis. « L’administration Plante n’a pas fini d’entendre parler de nous », a ajouté l’intervenant.

Longueuil

Le nombre de crimes contre la propriété en hausse, selon le SPAL

Alors qu’on observe une nette diminution du nombre d’homicides sur son territoire, la police de Longueuil rapporte une augmentation des crimes contre la propriété, notamment en lien avec les vols de véhicules sur la Rive-Sud de Montréal.

C’est ce qui ressort du bilan du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), diffusé vendredi matin.

On note une diminution de 2,8 % des crimes contre la personne en 2023 par rapport à l’année précédente. Le nombre d’homicides est passé de neuf à quatre. Sur les quatre décès survenus en cours d’année, trois sont reliés à une problématique de santé mentale, selon le bilan annuel. « Cette baisse témoigne de l’efficacité de nos efforts conjoints, menés en amont, afin d’assurer la sécurité de notre communauté », indique le SPAL par communiqué.

Les actions contre la délinquance juvénile et la violence dans les écoles ont porté leurs fruits : le corps policier note une réduction de 20 % de la criminalité chez les personnes mineures au cours de l’été dernier.

Vol de voitures

Les crimes contre la propriété ont augmenté de 11,2 % principalement en raison de l’augmentation fulgurante des vols de véhicules ces dernières années, qui étaient en hausse de 22,7 % en 2023. « Cette tendance n’est malheureusement pas propre à notre région et a été observée dans l’ensemble du pays », ajoute le rapport.

Selon le SPAL, plus de 93 % de ces vols sont reliés aux activités de réseaux organisés. « Bien que la problématique s’étende à l’ensemble de l’agglomération, les stationnements d’hôtels et de centres commerciaux sont apparus comme étant des lieux de prédilection pour les voleurs. »

Climat de violence dans un garage de la STM

Des cadres ont peur d’aller sur le plancher

La haute direction de la Société de transport de Montréal (STM) doit s’attaquer au climat de violence qui règne dans son garage Legendre : des cadres locaux ont peur de s’aventurer sur le plancher ou n’ont pas le pouvoir de changer les choses.

C’est l’avis émis par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) dans un rapport d’inspection datant de la fin mai et obtenu grâce à une demande d’accès à l’information. Un rapport précédent, révélé par La Presse en mars, décrivait au moins deux batailles entre employés et une « détérioration du climat laisse présager des incidents de violence plus graves ».

Cette fois, l’inspecteur du travail au dossier – dont le nom est caviardé – se réjouit de la mise en place d’un plan d’action par la STM et le syndicat local pour résoudre la crise, mais ajoute que ces actions sont « insuffisantes ».

« La situation s’est tellement détériorée à ce centre que les mesures de correction devront être proportionnellement importantes pour remédier au problème », a-t-il écrit. « L’implication de la haute direction est cruciale. »

Le rapport mentionne notamment des « embûches », notamment bureaucratiques, « qui parsèment [le] chemin » des responsables qui tentent de régler le problème. Par ailleurs, « encore en ce moment, certains gestionnaires craignent d’aller sur le plancher », ajoute le rapport en relatant les propos d’un responsable de la STM.

Les causes du climat toxique demeurent floues à la lecture du rapport, mais employeur et syndicat s’entendent pour montrer du doigt un « noyau dur » de responsables. « Des travailleurs se détestent tellement qu’ils ne peuvent s’endurer », décrit le rapport.

« Les discussions dans différentes langues peuvent avoir pour effet qu’une personne qui ne comprend pas ce qui est dit se sente exclue », mentionnait un rapport précédent de la CNESST. « C’est un problème récurrent à travers tout le réseau de la STM. »

Plan d’action accéléré

L’immense garage d’autobus Legendre est situé près du boulevard Saint-Laurent, juste au nord de la Métropolitaine. C’est au sein du service d’entretien, qui compte une centaine d’employés chargés de réparer les autobus, que les dérapages surviennent.

Dans une déclaration transmise par courriel, la STM a fait valoir qu’elle s’attaquait de front au problème.

« Nous avons élaboré un plan d’action pour améliorer le climat de travail au CT Legendre », a indiqué la conseillère en communications Amélie Régis. « Tel que le recommande l’inspecteur, nous allons accélérer son déploiement supervisé par la haute direction, notamment grâce à la mise en place d’un groupe d’intervention multidisciplinaire. »

Mme Régis a souligné la collaboration entre syndicat et employeur dans ce dossier.

Mais « il faut savoir qu’un climat de travail tendu ne se change pas du jour au lendemain », a-t-elle ajouté. « Nous devons donner les bons outils aux gestionnaires afin qu’ils soient en mesure d’identifier, de corriger, de contrôler et de prévenir les risques psychosociaux au travail, comme les situations conflictuelles entre employés. »

« Drogue du viol »

Trois importants trafiquants de GHB finalement condamnés

Après avoir tenté d’éviter l’inévitable pendant six mois, trois dirigeants de l’un des plus gros réseaux de production de GHB au pays ont finalement reçu leur peine de détention vendredi. Les criminels de la couronne nord de Montréal ont multiplié les requêtes toute l’année dans l’espoir de retirer leur plaidoyer de culpabilité. Après avoir accepté une offre de peine en novembre, les hommes ont fait volte-face en janvier. Ils ont congédié leurs avocats et ont demandé le retrait de leur plaidoyer de culpabilité. Mais la juge Kathlyn Gauthier a finalement refusé aux accusés de retirer leur plaidoyer de culpabilité, puisque les accusés étaient « pleinement conscients » de leur décision à l’époque.

— Louis-Samuel Perron, La Presse

Montréal

Un homme a été agressé à l’arme blanche dans le Village

Un homme a été blessé par arme blanche dans le quartier du Village, a rapporté vendredi la police montréalaise. Un appel a été passé vers 16 h 05 pour signaler qu’un homme aurait été agressé au coin des rues Ontario et Beaudry. En arrivant sur place, les policiers ont trouvé un homme de 37 ans blessé au haut du corps avec un objet tranchant ou piquant. Il a été transporté vers un centre hospitalier où il se trouve dans un état critique. D’après les premières informations obtenues par le Service de police de la Ville de Montréal, l’homme aurait été agressé durant une altercation avec un second homme. Un périmètre a été établi autour de la zone et des enquêteurs ont été dépêchés pour analyser la scène afin de comprendre les circonstances de cette agression. Une enquête est en cours, mais aucune arrestation n’a eu lieu pour le moment.

— La Presse Canadienne

Le plomb dans le corps des Québécois a diminué en 10 ans

On observe une diminution du plomb dans le corps des Québécois depuis 2007, selon une mise à jour d’une analyse de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), même si son imprégnation reste plus élevée au Québec en comparaison avec le reste du Canada. La concentration de plomb est passée d’une moyenne dans le premier cycle d’analyse (2007 à 2011) de 1,5 microgramme par décilitre de sang à 0,96 microgramme par décilitre pour la période 2016-2019. Le cadmium, un métal lourd qui peut avoir des effets néfastes sur la santé, est également en baisse sur la période analysée. L’INSPQ avance que la tendance à la baisse du tabagisme pourrait expliquer en partie la chute de la concentration du cadmium et du plomb dans le corps. Le recours au bois de chauffage et le taux de tabagisme supérieur au Québec comparativement à ailleurs au Canada pourraient contribuer aux différences d’imprégnation identifiées.

— La Presse Canadienne

Lanaudière

Un motocycliste gravement blessé dans une collision sur l’autoroute 40

Un motocycliste se trouvait dans un état critique vendredi après une collision avec un véhicule sur l’autoroute 40 à l’Assomption, dans Lanaudière. L’incident a eu lieu en après-midi, à la hauteur du kilomètre 106, précise la Sûreté du Québec (SQ). Le service de police indique qu’un véhicule serait entré en collision avec la motocyclette pour une raison qui reste à déterminer. Le motocycliste, un homme d’une cinquantaine d’années, a été évacué vers l’hôpital alors qu’il était dans un état critique. Le conducteur du véhicule, un homme également dans la cinquantaine, n’a, semble-t-il, subi que des blessures mineures qui ne mettent pas sa vie en danger. L’autoroute 40 a été fermée pendant plusieurs heures en direction est pour permettre aux policiers d’analyser la scène.

— La Presse Canadienne

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