Équateur

4,6

Un séisme de magnitude 4,6 a secoué mardi en fin de matinée Quito, la capitale de l’Équateur, apparemment sans faire de dégâts majeurs, ont annoncé les autorités. Le tremblement de terre a été fortement ressenti dans toute cette ville de 2,7 millions d’habitants, a constaté l’AFP. Son épicentre a été localisé à quelques kilomètres du centre de Quito, à 12 km de profondeur, a précisé l’Institut de géophysique national sur son compte Twitter. (AFP)

Europe

700 000 morts de plus sont possibles à cause de la COVID-19

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a sonné l’alarme mardi concernant l’« emprise » de la COVID-19 en Europe, qui pourrait faire 700 000 morts supplémentaires sur le continent, où les nouvelles restrictions sanitaires suscitent la colère. Si les sombres prédictions de l’OMS venaient à se réaliser, cela porterait à 2,2 millions le nombre total de décès dus à la pandémie sur le continent. « L’Europe reste sous l’emprise de la pandémie de COVID-19. La semaine dernière, les décès signalés dus à la COVID-19 sont passés à près de 4200 par jour, soit le double par rapport aux 2100 décès quotidiens enregistrés à la fin du mois de septembre », a souligné l’OMS. Dans une formule choc, le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, a prévenu lundi que « chacun ou presque sera vacciné, guéri ou mort » d’ici « vraisemblablement la fin de l’hiver » en raison de la propagation du variant Delta. L’OMS recommande désormais une troisième dose pour les plus vulnérables, y compris les immunodéprimés.

— Agence France-Presse

Pologne

Enterrement d’un fœtus victime de la crise migratoire

Un fœtus de 27 semaines d’une migrante irakienne a été enterré mardi à Bohoniki, dans l’est de la Pologne, au fond d’une quatrième tombe creusée dans le cimetière musulman pour les victimes de la crise migratoire. Sur une petite plaque funéraire blanche figure un nom : Halikari Dhaker. Sa mère se trouve dans un état grave dans un hôpital de la région, tandis que le père et leurs cinq enfants sont logés dans un centre pour réfugiés à Bialystok. Le groupe a été retrouvé par des bénévoles polonais dans les forêts froides et humides de la zone frontalière, le 12 novembre, près du village de Narewka. L’Occident accuse la Biélorussie d’avoir orchestré la crise en faisant venir des candidats à l’immigration et en les amenant à la frontière, pour se venger des sanctions occidentales visant le régime. Une fois sur place, les migrants se retrouvent pris en étau entre une Pologne refusant de les laisser entrer et les policiers biélorusses les empêchant de faire demi-tour. Au total, au moins 11 personnes sont mortes des deux côtés de la frontière. 

— Agence France-Presse

Guerre en Éthiopie

L’ONU va évacuer les familles de ses employés internationaux

L’ONU va évacuer d’ici le 25 novembre les familles de ses employés internationaux en Éthiopie, où les combats ont progressé vers la capitale, selon un document officiel daté de lundi. Ce document interne des services de sécurité de l’ONU demande à l’organisation de « coordonner l’évacuation et d’assurer que tous les membres admissibles des familles du personnel recruté à l’étranger quittent l’Éthiopie au plus tard le 25 novembre 2021 ». Le 7 novembre, le Canada a appelé ses ressortissants à quitter l’Éthiopie et a décidé de retirer tout son personnel non essentiel et les membres des familles de ses diplomates de l’Éthiopie, où la guerre, qui a commencé au Tigré, fait rage depuis plus d’un an dans le nord du pays. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont entre autres appelé leurs citoyens à quitter ce pays de la Corne de l’Afrique où la communauté internationale ne parvient pas à obtenir un cessez-le-feu. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a récemment averti des risques « d’implosion » de l’Éthiopie si aucune solution politique au conflit n’est trouvée. Selon des diplomates au fait de la situation sécuritaire, certains combattants rebelles auraient atteint la localité de Debre Sina, plus proche d’environ 30 km de la capitale. Les communications sont coupées dans les zones de combats et l’accès des journalistes y est restreint, rendant difficile toute vérification indépendante.

— Agence France-Presse

Hong Kong

Un militant prodémocratie condamné pour « sécession »

Hong Kong — Un jeune militant prodémocratie hongkongais a été condamné mardi à trois ans et demi de prison après avoir plaidé coupable de « sécession » en vertu de la drastique loi sur la sécurité nationale.

Tony Chung, 20 ans, est le plus jeune militant à être condamné au nom de cette législation, imposée en juin 2020 par Pékin et qui a permis de museler toute dissidence dans ce centre financier autrefois considéré comme un lieu privilégié de liberté d’expression.

Début novembre, il a plaidé coupable au chef d’accusation de « sécession » et à un autre de « blanchiment d’argent » tout en déclarant, avec provocation, « n’avoir rien à se reprocher ».

Tony Chung était à la tête d’une association étudiante, Student Localism, fondée en 2016 et qui réclamait l’indépendance de Hong Kong.

Pékin a imposé cette loi sur la sécurité nationale pour mettre fin aux immenses et souvent violentes manifestations qui ont secoué la ville en 2019. Student Localism avait été dissoute quelques heures avant l’entrée en vigueur de la loi.

Les autorités ont accusé M. Chung d’avoir continué à faire fonctionner l’association avec l’aide de militants étrangers et d’avoir sollicité des dons en passant par PayPal, ce qui constitue, selon eux, du blanchiment d’argent.  

La justice avait affirmé que cette association a publié plus d’un millier de messages sur les réseaux sociaux, appelant notamment à « se débarrasser du régime colonial communiste chinois » et à « construire une République de Hong Kong ».

Certains des messages cités par les procureurs remontent à une période antérieure à l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale, alors que les autorités hongkongaises avaient affirmé qu’elle ne serait pas rétroactive.

Asile politique

Mardi, Stanley Cha, qui fait partie des magistrats choisis par le gouvernement pour juger les affaires relevant de la sécurité nationale, a affirmé que l’intention criminelle de M. Chung était « claire pour tous » sur les réseaux sociaux, dans les entrevues, dans les kiosques de rue et dans les écoles.

Le jeune militant a déjà effectué plus d’un an de détention après avoir été interpellé fin octobre 2020 par des policiers en civil, à quelques mètres du consulat américain auquel il souhaiter demander l’asile.

Un grand nombre de militants prodémocratie ont quitté la ville pour se réfugier à l’étranger depuis l’entrée en vigueur de cette loi controversée, qui laisse place à une large interprétation. Les militants qui expriment leurs opinions peuvent être accusés de « subversion » et de « collusion avec les forces étrangères ».

Plus de 150 personnes ont été arrêtées, dont la moitié environ ont été inculpées, au titre de cette loi. La libération sous caution est souvent refusée.  

— Agence France-Presse

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