Univers PME

Un premier bimoteur à réaction pour Airmedic

Les atterrissages seront plus courts, mais se feront plus loin : Airmedic, spécialisée dans le transport médical aérien, vient de franchir une importante étape avec l’acquisition de son premier biréacteur, un Pilatus PC-24 de construction suisse.

Il s’ajoute à une flotte de six appareils monomoteurs à hélice Pilatus PC-12 et deux hélicoptères.

« C’est l’accomplissement d’un objectif dont on discutait en comité depuis quelques années », indique Sophie Larochelle, cheffe de direction.

« C’est un jalon important dans l’évolution d’Airmedic, parce que l’intégration d’un jet à la flotte nous permet de développer de nouvelles occasions et d’élargir notre rayon d’intervention. »

Avec une autonomie avoisinant les 3500 km et une vitesse de plus de 800 km/h, le réacté Pilatus PC-24 est plus rapide de 300 km/h que son petit frère turbopropulsé.

« Maintenant, on est capables d’aller plus loin, plus rapidement », résume la cheffe de direction.

L’appareil est doté d’une porte-cargo, rare caractéristique qui facilite son aménagement pour l’évacuation sanitaire.

L’un de ses principaux avantages demeure toutefois sa capacité de décollage et d’atterrissage courts, sur des pistes bitumées ou non revêtues – herbe, gravier, neige…

L’appareil a ainsi accès à la quasi-totalité des aéroports québécois et internationaux, petits ou grands, ce qui lui ouvre de nouveaux marchés.

Désormais, Airmedic pourra directement desservir des exploitations minières du Grand Nord, plutôt que de faire intervenir de plus petits appareils ou des véhicules pour faire le transit. « On s’épargne beaucoup de temps et de transbordement de patients », souligne Sophie Larochelle.

Heureux hasard, le constructeur avait certifié son appareil pour les grands froids en le testant dans le nord du Québec.

L’autonomie et la vitesse de l’appareil permettent au transporteur d’élargir son périmètre d’activité sur la côte est des États-Unis, où il sera en mesure d’intervenir pour rapatrier des Canadiens en mal de soins. « Avec tous les snowbirds, c’est un marché important. Et le PC-24 est parfait pour faire du transport jusqu’en Floride. »

Un nouveau-né impressionnant

Acheté d’occasion, mais presque neuf, l’appareil comptait environ 180 heures de vol. « Il sentait encore le cuir neuf », rigole Sophie Larochelle.

L’entreprise en a pris possession fin juillet à l’aéroport de Saint-Hubert.

« Quand il est arrivé pour la première fois dans nos hangars, c’est comme si on accueillait un nouveau-né ! »

Un nouveau-né d’un type particulier : « Je l’ai essayé ! C’est impressionnant, la puissance au décollage ! »

Airmedic l’a payé 10,5 millions de dollars américains – environ le double d’un PC-12 –, somme à laquelle il faut ajouter quelque 500 000 $ pour l’aménagement médical.

L’entreprise doit en outre payer à ses pilotes une formation de trois semaines sur simulateur de vol au Texas.

Déjà opérationnel pour le transport, l’appareil devrait recevoir sa configuration médicale cet automne pour entreprendre ses missions en janvier prochain.

« J’espère que c’est le début d’une longue série, dit la cheffe de direction. On est en train de tester le marché, mais souvent, quand on a un appareil, ce n’est pas long que ça en prend un deuxième. À mon avis, on va avoir un deuxième PC-24 dans un avenir assez rapproché. »

Forte de 175 employés, Airmedic maintient des bases à Saint-Hubert, à Sept-Îles et à Saint-Honoré, au Saguenay, dont le hangar vient d’être agrandi pour accueillir des avions.

En mars 2020, l’entreprise a ouvert une première base en territoire autochtone à La Romaine, sur la Côte-Nord, avec un hangar et une maison d’équipage. « Ça a créé un beau lien de confiance avec la communauté innue », se réjouit Sophie Larochelle.

Deux nouvelles bases seront inaugurées sous peu à Québec et à Blanc-Sablon.

Garde-Malade prend soin des infirmières

On disait autrefois « garde-malade », comme on disait « garde-barrière » ou « garde-chasse », même s’il s’agissait davantage de soigner les patients que de les surveiller. Steve De Petrillo et Marie-Claude Parent ont repris la savoureuse expression en 2020 quand ils ont fondé leur entreprise de vêtements pour infirmières et autres professionnels de la santé. L’idée de créer des uniformes à la hauteur de leur dévouement a germé après une série de visites hospitalières pour des traitements de chimiothérapie, en 2015. Vendus en ligne, leurs vêtements colorés pour hommes et femmes, en tissus doux et extensibles, sont entièrement conçus et fabriqués au Québec. Le 8 octobre, l’entreprise de Mirabel a présenté une toute nouvelle collection d’uniformes, spécialement créée pour appuyer les infirmières du CHU Sainte-Justine, en collaboration avec sa fondation. La collection reprend la couleur emblématique de l’hôpital pour enfants, un vibrant fuchsia. Garde-Malade donnera 10 $ par article vendu à la Fondation du CHU Sainte-Justine, s’engageant à lui verser un minimum de 20 000 $.

Saguenay, capitale des effets spéciaux

Après Montréal, Toronto et Bogotá : Saguenay. La métropole régionale accueillera le quatrième studio d’effets spéciaux de Folks. Fondée en 2012 par Sébastien Bergeron et Philippe Thibault, l’entreprise spécialisée dans la création d’effets visuels haut de gamme pour le cinéma, la télévision et la diffusion en continu emploie environ 300 personnes. Pourquoi la fière cité saguenéenne ? « Je suis originaire d’Alma, j’ai étudié en ATM [art et technologie des médias] à Jonquière », a indiqué Sébastien Bergeron dans un communiqué. « Notre stratégie de recrutement vise à rapatrier des artistes en effets visuels dans la région et ainsi [à] créer de nouveaux emplois de qualité dans un secteur actuellement inexistant, ce qui viendra enrichir le secteur technologique de la région », a-t-il ajouté. Folks souhaite profiter de la forte croissance que connaît le secteur, notamment en raison de la multiplication des productions par les grandes plateformes de diffusion en ligne. La firme d’effets spéciaux veut faire apparaître de 60 à 70 emplois spécialisés au Saguenay.

Cloumatic se rive à Ficodis

Petite consolidation dans le secteur des attaches : le Groupe Ficodis a annoncé l’acquisition de Cloumatic, entreprise de Saint-Jérôme qui se spécialise dans la vente d’outils et de fixations (clous, vis, agrafes). L’entreprise de 24 employés, fondée en 1993 par Jacques Garon et Lucie Rondeau, avait développé sa propre marque d’outils, Lion, qui s’ajoutera au catalogue d’outillage, d’équipements et d’articles de sécurité de Ficodis. Présidé par Christophe Bévillard, le groupe de distribution industrielle, dont le siège social est à Montréal, compte 19 points de vente au Québec, en Ontario et dans l’État de New York. Fils des fondateurs et président de l’entreprise, Jean-Philippe Garon a indiqué que cette transaction permettrait à Cloumatic d’« élargir son terrain de jeu » en lui ouvrant la porte à un plus vaste marché. Bref, de réaliser une percée.

40

C’est l’âge de la vénérable école de radio et d’élocution Promédia. Elle a été fondée en octobre 1981 quand le journaliste sportif Pierre Dufault et l’homme d’affaires Pierre Boislard ont racheté l’école The Dave Boxer School of Broadcasting. Plus de 3200 élèves ont fréquenté l’établissement depuis.

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