La bulle : comme un gros tournoi de hockey mineur…

Au moment de retourner à l’aréna, Dave Tippett avait une inquiétude, sans doute partagée par tous les autres entraîneurs de la LNH dans sa position : et si les joueurs n’avaient plus vraiment le goût de jouer au hockey, maintenant, en plein été, au moment de tout recommencer ?

« C’est quelque chose qui m’est passé par la tête, a-t-il admis jeudi après-midi lors d’une conférence vidéo. Plus les semaines allaient depuis la pause (au mois de mars), et plus je me demandais : est-ce que l’équipe sera prête ? C’est l’été après tout… Mais nous sommes restés en contact avec nos joueurs tout au long, et maintenant, c’est évident que tout le monde est très enthousiaste à l’idée de revenir au jeu. »

À ce sujet, nous y sommes enfin : une fois les derniers matchs au calendrier préparatoire faits jeudi, les 24 équipes du tournoi estival vont enfin disputer de « vrais » matchs, avec le tour qualificatif qui doit s’amorcer samedi. Le Canadien affrontera les Penguins de Pittsburgh, entre autres matchs à l’horaire, tandis que du côté de l’autre bulle, à Edmonton, les Oilers vont faire face aux Blackhawks de Chicago.

« Dès que tout le monde est arrivé ici, à Edmonton, j’ai su que la motivation n’allait pas être un problème pour notre équipe. Les joueurs sont très enthousiastes à l’idée d’être ici. Je suis très content de le constater, parce que ça faisait partie de mes inquiétudes au moment où on a dû arrêter la saison. »

— Dave Tippett, entraîneur-chef des Oilers d’Edmonton

« Comme un tournoi quand ils étaient enfants »

Avec tous les joueurs qui se croisent et qui restent autour de l’aréna, l’ambiance de cette bulle n’est pas sans rappeler celle des tournois de hockey mineur, dit-on. « Pour beaucoup de nos gars, c’est un peu comme un tournoi quand ils étaient enfants, en effet ! Alors je dirais que notre expérience à l’intérieur de la bulle s’est avérée quelque chose de très plaisant jusqu’à maintenant. »

De toute façon, les joueurs n’ont pas le choix et devront s’y faire, parce que dans l’immédiat, et dans la triste réalité d’un monde ralenti par une pandémie, ce sera ainsi pour l’avenir immédiat.

Mais il s’agit d’une réalité qui n’est pas si terrible, selon Adam Larsson, qui commence à s’y faire.

« C’est sûr que c’est un cadre différent pour nous, a admis le défenseur des Oilers. Mais nous restons dans de très belles chambres et la patinoire est ici tout près. En plus, nous avons des rencontres, des vidéos, les entraînements réguliers, alors il y a des trucs à faire… Ça se passe très bien jusqu’ici. »

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