Danemark

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« Ils ont perdu leur vie de famille, leur langue, leur culture et leur sentiment d’appartenance. » Ils devaient constituer l’élite danophone du Groenland : en 1951, 22 enfants inuits avaient été séparés de leur famille et envoyés au Danemark, alors la puissance coloniale. Les six encore en vie aujourd’hui veulent désormais obtenir réparation auprès de l’État danois, qui avait présenté des excuses il y a un an. Dans une lettre à la première ministre, Mette Frederiksen, les six septuagénaires demandent chacun 250 000 couronnes (35 500 $ CAN). (AFP)

COVID-19 Allemagne

Le ministre de la Santé cinglant après un nombre de cas record

Dans une formule choc, le ministre de la Santé de l’Allemagne, Jens Spahn, a prévenu que « chacun ou presque sera vacciné, guéri ou mort » d’ici « vraisemblablement la fin de l’hiver » en raison de la propagation du variant Delta « très, très contagieux » qui fait des ravages depuis plusieurs semaines. Alors que le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes a franchi un record de plus de 65 000 la semaine dernière, la chancelière Angela Merkel, sur le départ, a elle aussi lancé une mise en garde face à une « situation hautement dramatique ». Les restrictions actuelles ne sont « plus suffisantes », a-t-elle averti. — Agence France-Presse

Bulgarie

Au moins 45 morts dans un accident de car au sud de Sofia

Au moins 45 personnes sont mortes en Bulgarie dans la nuit de lundi à mardi dans un accident de car transportant des ressortissants de Macédoine du Nord. Le commissaire Nikolay Nikolov, responsable du service de lutte contre les désastres, a affirmé sur les ondes de la télévision publique BNT que « 45 ou 46 personnes sont mortes » dans l’accident survenu près du village de Bosnek, quelque 40 km au sud de Sofia. « Sept passagers ont pu être sauvés » et évacués vers un hôpital de la capitale, a-t-il précisé. Selon la chaîne bTV, 12 enfants se trouvaient à bord du véhicule, qui venait d’Istanbul et se dirigeait vers Skopje. « C’est une tragédie. Nous ne savons pas si toutes les victimes sont originaires de Macédoine du Nord, mais c’est ce que nous supposons, car l’autocar est immatriculé dans le pays », a réagi le premier ministre de Macédoine du Nord, Zoran Zaev. La cause de l’accident n’a pu être déterminée à ce stade.  

— Agence France-Presse

Haut-Karabakh

Un soldat arménien tué par l’Azerbaïdjan, selon Erevan

Un soldat arménien a été tué lundi par des tirs des forces azerbaïdjanaises, a annoncé le ministère de la Défense à Erevan, une semaine après des combats meurtriers non loin de la région contestée du Haut-Karabakh. « Un conscrit âgé de 19 ans a été tué » après avoir été atteint par des « tirs de différents calibres des forces armées azerbaïdjanaises contre une position arménienne à la frontière », a déclaré le ministère de la Défense. La semaine dernière, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays rivaux du Caucase, se sont affrontés lors des plus violents combats les ayant opposés depuis la fin d’une guerre l’an dernier qui a fait plus de 6500 morts. Selon Bakou et Erevan, les affrontements de la semaine dernière ont fait treize morts, soit sept soldats azerbaïdjanais et six militaires arméniens. Ces affrontements se sont produits malgré la présence dans la région de soldats des forces de maintien de la paix russes, déployés en novembre 2020 dans le cadre du cessez-le-feu négocié par le président russe Vladimir Poutine.

— Agence France-Presse

« Fermes à sang » en Islande

Enquête ouverte après la diffusion d’une vidéo alarmante

L’Islande, un des trois pays à autoriser les fermes exploitant le sang de cheval, a annoncé lundi une enquête après la publication d’une vidéo d’associations pour le bien-être animal montrant de violentes maltraitances dans des exploitations du pays. Les pratiques « semblent aller à l’encontre des conditions de travail de l’exploitation, qui vise à assurer le bien-être des juments », ont affirmé les autorités vétérinaires islandaises dans un communiqué, disant prendre l’affaire « très au sérieux ». Dans une vidéo de 20 minutes publiée sur YouTube par les associations de défense animale Animal Welfare Foundation et Tierschutzbund Zürich, on voit du personnel brutalisant les juments et des chevaux affaiblis et rudement frappés. Les images ont été tournées entre 2019 et 2021, selon les associations. Avec l’Argentine et l’Uruguay, l’île nordique est un des trois pays du monde où ces « fermes à sang » existent. Ces élevages ont pour but de collecter le sang de juments gravides et d’en prélever l’hormone ecG (gonadotrophine chorionique équine) produite par le placenta. Cette hormone est utilisée par l’industrie pharmaceutique pour améliorer la reproduction des porcs, des vaches laitières, des moutons, des vaches à viande et des chèvres.  

— Agence France-Presse

Afghanistan 

Les sanctions causent d’immenses souffrances, dit la Croix-Rouge

Les sanctions économiques imposées à l’Afghanistan sont à l’origine de souffrances massives dans le pays, a affirmé lundi un haut responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Je suis furieux », a déclaré dans un communiqué Dominik Stillhart, directeur des opérations au CICR, à l’issue d’une visite de six jours en Afghanistan. « C’est rageant parce que toute cette souffrance est causée par l’homme », a-t-il ajouté. L’ONU a prévenu que 22 millions d’Afghans – plus de la moitié de la population – allaient souffrir d’une grave pénurie de nourriture provoquée par une sécheresse doublée de la crise économique qui sévit depuis que les talibans ont pris le pouvoir en août. Les institutions financières internationales ont stoppé leur aide et Washington a gelé près de 9,5 milliards de dollars d’avoirs de la Banque centrale afghane. Ces sanctions « destinées à punir ceux qui sont au pouvoir à Kaboul empêchent en fait des millions de gens à travers l’Afghanistan d’avoir accès aux produits de base dont ils ont besoin pour survivre », accuse M. Stillhart. Elles ont aussi pour effet d’assécher les fonds dont les organisations humanitaires ont besoin.

— Agence France-Presse

Réchauffement climatique

Les projections sont peut-être trop optimistes, selon une étude

Les projections de réchauffement élaborées par l’ONU à partir des engagements et des politiques de réduction d’émissions de gaz à effet de serre sont plus incertaines qu’on ne le pense, insiste une étude. Selon les dernières estimations de l’ONU, malgré les nouveaux engagements à 2030 annoncés en marge de la conférence sur le climat COP26, le monde se dirige toujours vers un réchauffement « catastrophique » de 2,7 °C d’ici à la fin du siècle. Mais la précision apparente de ces prévisions induit en erreur, selon l’étude publiée lundi dans la revue Nature Climate Change. À cause de la « précision trompeuse » des annonces faites pendant la COP26, « les pays pourraient croire qu’ils font des progrès alors que l’inverse est peut-être vrai », selon l’auteure principale Ida Sognnaes, du centre de recherche CICERO à Oslo. Selon les résultats de sept groupes de modélisation climatique, les engagements pris pour 2030 par les pays signataires de l’accord de Paris entraîneraient un réchauffement allant de + 2,2 °C à + 2,9 °C. « Si on regarde la partie inférieure de la fourchette, cela pourrait laisser croire que nous sommes vraiment proches des objectifs de l’accord de Paris. […] Mais il est tout aussi probable que le réchauffement soit autour de 3 °C », nuance Glen Peters, chercheur au CICERO.

— Agence France-Presse

France

Castex positif à la COVID-19, son homologue belge en quarantaine

Le premier ministre français, Jean Castex, a été déclaré positif lundi soir à la COVID-19, ce qui a provoqué la mise en quarantaine de son homologue belge, Alexander De Croo, et de quatre ministres. Tous s’étaient retrouvés à Bruxelles dans la matinée pour une réunion sur le thème de la sécurité. Les cinq responsables belges passeront un test PCR et resteront en quarantaine jusqu’à ce que le résultat du test soit négatif, a précisé le cabinet du chef du gouvernement belge. Il s’agit des ministres Sophie Wilmès (Affaires étrangères), Ludivine Dedonder (Défense), Annelies Verlinden (Intérieur) et Vincent Van Quickenborne (Justice). Après une conférence de presse consacrée à la coordination stratégique et opérationnelle en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, MM. Castex et De Croo avaient déposé une gerbe de fleurs au pied du monument à la mémoire des victimes d’attentats terroristes. Ils avaient ensuite été rejoints par les quatre ministres belges.

— Agence France-Presse

Blocage de routes en Guadeloupe

« La seule solution pour être entendu »

Le Gosier — Des carcasses et pneus de voitures brûlées, des débris variés et des palissades dressées pour faire barrage : pour Pascal, le blocage des routes de Guadeloupe, en proie à une crise sociale depuis une semaine, constitue « la seule solution pour être entendu » jusqu’à Paris.

Avec d’autres habitants de Mare-Gaillard, cet homme de 55 ans, qui préfère conserver l’anonymat, participe depuis une semaine au barrage qui entrave ce bourg situé sur la Nationale 4.

Sur cette route qui longe la côte sud de Grande-Terre, les stigmates d’une semaine de mobilisation et de violences sont visibles : à proximité du Gosier, une voiture retournée au milieu de la chaussée. D’autres sur les bas-côtés, également calcinées.

Pascal se désolidarise des violences et des pillages, dénoncés par les habitants de l’île interrogés par l’AFP à proximité des barrages, qui soutiennent cependant la contestation.

« Il n’y a pas de réaction [des autorités] tant qu’on n’emploie pas la manière forte », déplore Pascal. « Vous seriez venus de Paris, vous, sinon ? », ajoute-t-il à l’intention des journalistes de l’AFP.

Opposition à l’obligation vaccinale

Si le barrage de Mare-Gaillard est filtrant, en d’autres endroits de l’île, c’est interdiction d’avancer.  

Comme au rond-point Perrin, important point de passage à proximité des Abymes.

Samuel Louis, 31 ans, y tient à peu près le même discours : « On n’est pas là pour commettre des violences, juste qu’on nous respecte. On ne fout pas le bordel, on empêche juste les gens de passer. »

L’opposition à l’obligation vaccinale pour les soignants est le déclencheur de la crise, alors que 85 % des soignants et près de 50 % de la population de plus de 18 ans ont reçu au moins une dose de vaccin en Guadeloupe.

« Qui dit que le vaccin ne va pas être exigé pour tout le monde pour travailler ? », avance Samuel Louis.

« La goutte d’eau »

Mais l’obligation vaccinale « n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le vase » guadeloupéen, selon Pascal.

Il évoque principalement le coût croissant de la vie avec « des gens qui n’arrivent plus à payer leurs assurances ni à manger ».

« On se bat aussi pour de meilleurs salaires. On travaille beaucoup pour peu », abonde Samuel Louis.

— Agence France-Presse

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