Attaque au sabre dans le vieux-québec

Un survivant pardonne à l’agresseur

Québec — L’un des cinq blessés de l’attaque au sabre du Vieux-Québec a décidé de briser le silence dans une vidéo de 45 minutes filmée de son lit d’hôpital.

Le violoncelliste Rémy Bélanger, de l'arrondissement de Beauport, a reçu « huit ou dix » coups de sabre le soir du 31 octobre, lorsque deux passants innocents ont été tués à l’arme blanche par un assaillant.

Il a subi plusieurs blessures sérieuses. L’index de sa main droite, sectionné, a dû être rattaché à son corps par de minutieuses interventions chirurgicales. Il doute de pouvoir redevenir le musicien qu’il était.

L’agression a bouleversé sa vie. Pourtant, il ne souhaite pas nécessairement voir le suspect, Carl Girouard, enfermé derrière les barreaux pendant de longues années.

« J’étais dans l’ambulance le 31 octobre et je lui avais déjà pardonné », lâche l’homme dans son récit à glacer le sang.

« Pour moi, ce gars-là, pour commettre ce qu’il a commis, c’est sûr qu’il a été fucké par quelque chose. Et ce quelque chose aurait été assez pour me fucker moi ou vous fucker vous », ajoute-t-il.

Rémy Bélanger aimerait une véritable prise de conscience quant au manque de services en santé mentale. Il aimerait aussi voir à l’œuvre une « justice transformatrice », et notamment avoir la chance de discuter avec son assaillant.

« Ma satisfaction, ce serait de savoir que ce gars-là a l’aide dont il avait besoin depuis vraiment longtemps », dit-il dans la vidéo qu’il a diffusée sur Facebook.

« L’être de chair qui tenait l’épée ce soir-là, j’ai l’impression qu’à l’intérieur de cet être, il ne restait plus grand-chose du gars. »

Il croyait à une blague

Le musicien se promenait le soir de l’Halloween près du Château Frontenac, comme il le fait souvent, lui qui habite non loin.

Rendu sur la place d’Armes, il a vu surgir un homme aux cheveux mi-longs, qui semblait déguisé « légèrement », affublé d’une cape et d’un long sabre.

« Ça s’est passé tellement vite. Il s’approche de moi. Et moi, j’ai l’impression que c’est juste un gars chaud à l’Halloween, qui va faire une blague de mauvais goût, va faire semblant de te frapper juste pour t’écœurer », raconte-t-il.

« Il a levé son sabre dans les airs, mais moi, je n’ai jamais pensé qu’il allait me frapper avec. Je pensais qu’il allait faire semblant. Mais son sabre est redescendu sur ma tête direct. »

Complètement sonnée par ce qui se passait, la victime s’est mise à appeler à l’aide tandis que son agresseur continuait de la frapper. Il estime avoir reçu entre huit et dix coups de sabre. Puis l’homme est parti sans l’achever. Rémy Bélanger se demande toujours pourquoi.

« Je me souviens de mon index complètement séparé de ma main. Je me souviens de prendre l’index dans la rue, le mettre dans ma main et la refermer », relate le violoncelliste.

Une fois rendu à l’hôpital, il a précisé à un médecin qu'il était musicien, et il a été transféré à Montréal. À l’hôpital du Sacré-Cœur, il a vu une chirurgienne réputée qui a su sauver son doigt.

Il « ne pense pas revenir au niveau d’avant ». « Peu importe l’état de mon corps, peu importe l’état de ma main, je reste violoncelliste improvisateur […]. J’ai de nouvelles limites à explorer », lance l’homme.

« Je ne sais pas c’est quoi, un artiste qui travaille avec un trauma, mais je suis en train de le découvrir. »

Une campagne de sociofinancement a par ailleurs été lancée pour aider l’homme. Plus de 20 000 $ ont été amassés jusqu’à maintenant.

haut dirigeant suspendu qui veut réintégrer le spvm

« Ça te tenterait, chef de police au Nunavik » ?

Chef de la police du Nunavik, assistant-directeur à la police de Thetford Mines, conseiller au commissaire de l’UPAC, cadre au BIG, au Bureau du taxi ou à la Direction des immeubles de la Ville de Montréal, directeur au Centre de prévention de la radicalisation, conseiller au directeur du SPVM mais sans tâche à accomplir : un directeur adjoint suspendu de la police de Montréal, qui poursuit son employeur devant le tribunal pour être réintégré, a décrit mercredi son chemin de croix, qui dure depuis trois ans et demi.

Bernard Lamothe a été suspendu en 2017 dans la foulée des allégations qui ont secoué les affaires internes et la direction du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Il a fait l’objet d’une enquête par les membres de l’équipe mixte créée pour enquêter sur ces allégations, et il a été blanchi un an plus tard.

Malgré ses demandes répétées, il n’a jamais été réintégré au SPVM. On lui a plutôt proposé les assignations citées précédemment.

Mardi, le directeur du SPVM, Sylvain Caron, a expliqué que M. Lamothe n’était pas dans les « cartons » du SPVM parce qu’il ne voulait pas réintégrer un membre de l’ancienne direction et que des officiers s’étaient plaints de son comportement « relationnel ».

« Lamothe, c’est du passé »

Bernard Lamothe dit avoir rencontré trois fois les enquêteurs de l’équipe mixte entre août 2017 et août 2018. Il soutient que la première fois, les enquêteurs l’ont questionné sur un paiement de 5000 $ fait à une source, la deuxième fois sur le fait qu’un policier en heures supplémentaires aurait conduit sa famille à l’aéroport pour des vacances ; la troisième fois, il a été rencontré comme témoin, pour parler d’autres personnes.

« Ils m’ont aussi alors dit que mon dossier était fini, qu’il n’y avait plus rien au DPCP [procureur] et que mon dossier était rendu au SPVM », a dit M. Lamothe.

Mais ce n’est que 10 mois plus tard, en juin 2019, que le SPVM lui a annoncé qu’il était blanchi sur les plans criminel et disciplinaire, lorsqu’un officier l’a appelé.

Le jour même, le directeur Caron a demandé à le rencontrer.

« Ça s’est passé dans un café à Boisbriand. Il m’a demandé si je voulais prendre ma retraite et j’ai répondu non. Ça m’a coupé les jambes, mais il m’a demandé : “Ça te tenterait d’aller au Nunavik, comme chef de police à Kativik ?” Avant d’ajouter : “Tu pourrais être conseiller à mon bureau durant six mois, mais je ne sais pas ce que tu vas faire” », a raconté Bernard Lamothe.

D’autres rencontres, conversations et messages textes ont été tenus ou échangés entre les deux hommes ; M. Lamothe demandait de réintégrer sa place, mais le chef de police répondait que tous les postes de directeur adjoint étaient pourvus.

« Une fois, il m’a dit : “Lamothe, c’est du passé, moi, j’avance” », a témoigné M. Lamothe. Selon lui, c’est la seule fois que le chef de police a laissé entendre qu’il n’était plus dans les plans. Jamais il ne lui a parlé de ses lacunes relationnelles, a-t-il déclaré.

Revenir à une vie normale

Le 31 juillet 2019, Bernard Lamothe a soumis sa candidature pour devenir commissaire de l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Il a franchi une première étape et a ensuite été rencontré par un comité de sélection composé de cinq personnes.

« Ils m’ont demandé si le rapport de l’équipe mixte allait être rendu public, comment il se faisait que j’aie été blanchi et que le SPVM ne m’ait toujours pas réintégré et ce qu’allaient dire les médias s’ils me donnaient le poste de commissaire. Le 8 octobre, j’ai reçu une lettre de Liette Larrivée m’indiquant que j’ai été jugé apte à occuper la fonction, mais que je n’avais pas été sélectionné », a-t-il dit.

« Mon objectif est de revenir à une certaine normalité dans ma vie familiale et professionnelle. Je n’ai jamais fait partie d’un clan, j’ai toujours défendu l’institution. Le SPVM, c’est ma vie et ma famille », a déclaré Bernard Lamothe tout en déplorant que son employeur n’ait jamais annoncé publiquement qu’il avait été blanchi malgré ses demandes répétées. Son témoignage se poursuit jeudi.

Par ailleurs, la Cour du Québec a rejeté sa requête visant à interdire au SPVM de nommer un directeur adjoint tant que les juges n’auront pas rendu leur décision.

« Cela ne signifie pas que le jugement définitif que rendra le Tribunal sera d’application théorique s’il advenait qu’il donne raison à M. Lamothe : la Ville devra alors l’intégrer même si tous les postes de gestion actuellement disponibles seront alors occupés, ainsi qu’elle l’a d’ailleurs concédé », écrivent toutefois les juges Marie-Michelle Lavigne, Enrico Forlini et Éric Dufour.

Mercredi après-midi, le directeur du SPVM Sylvain Caron a annoncé à tous ses cadres le départ à la retraite en janvier prochain de l’un de ses directeurs adjoints.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.

Québec aura son centre de consommation supervisée de stupéfiants

Québec — Un premier centre de consommation supervisée doit ouvrir ses portes en février au centre-ville de Québec, dans un contexte où le nombre de surdoses connaît une hausse marquée au pays depuis le début de la pandémie.

Le centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale cherchait un partenaire et un lieu depuis des années. Il pense cette fois-ci avoir trouvé les deux.

La coopérative de solidarité SABSA va gérer le nouveau centre, qui ouvrira dans ses locaux actuels du 60, rue Saint-Vallier Est, dans le quartier Saint-Roch. La clinique SABSA et ses bureaux vont quant à eux déménager rue de la Couronne, dans un nouveau local.

« Ce n’est pas un centre où se fait de la vente de stupéfiants, c’est important de le rappeler », a précisé d’emblée Amélie Bédard, directrice générale de la clinique SABSA, lors d’une conférence de presse mercredi.

« Les gens apportent leurs propres substances. Nous, on fournit l’espace sécuritaire, sanitaire, le personnel, précise-t-elle. Sur place, il y aura une infirmière, des intervenants communautaires… On fournit le matériel d’injection et de consommation stérile. »

Rencontre avec le voisinage

C’est au moins le troisième lieu envisagé pour un centre de consommation supervisée à Québec (à noter qu’on ne parle plus de « site d’injection supervisée », car les usagers pourront consommer des substances par d’autres moyens que l’injection).

Cette fois-ci, le CIUSSS et SABSA ont bon espoir d’avoir trouvé le bon endroit. Une rencontre « d’échanges et d’information » avec les citoyens aura lieu le 3 décembre. Puis une assemblée se tiendra avec le voisinage immédiat.

Le but est d’ouvrir le centre en février prochain. « On pense que l’échéancier est réaliste. On pense que beaucoup de chemin a été fait au niveau de l’acceptabilité sociale au sein de la ville. C’est sûr qu’il fallait faire le choix de l’emplacement pour aller de l’avant », croit Amélie Bédard.

« Pour moi, là, c’est l’endroit parfait, c’est le bon endroit », a dit Sébastien Lévesque, représentant de l’Association pour la défense des droits et l’inclusion des personnes qui consomment des drogues du Québec (ADDICQ).

Hausse des surdoses

M. Lévesque juge que la situation « est urgente ». « Ça fait quasiment 20 ans qu’on en parle », note-t-il. Lui-même vit dans un appartement en colocation. Il ne peut s’injecter de substances devant son colocataire. Alors il le fait à l’extérieur, souvent dans des parcs. Ces lieux ne sont pas idéaux, et les utilisateurs sont souvent seuls lorsque survient un problème.

« J’ai un ami qui s’est fait couper un bras parce qu’il s’est injecté incorrectement. Ça coûte très cher au système de santé, ça », dit-il.

Le nombre de surdoses au pays a d’ailleurs augmenté depuis le début de la pandémie. En Colombie-Britannique, où les opioïdes font le plus de victimes au pays, 1068 utilisateurs sont morts des suites d’une surdose dans les huit premiers mois de 2020. Il y avait eu 983 surdoses mortelles dans toute l’année 2019.

Au Québec, les chiffres sont aussi en hausse, même s’ils sont beaucoup moins élevés. Il y a eu 83 surdoses mortelles au Québec lors des mois d’avril, mai et juin 2019, contre 148 pour les trois mêmes mois en 2020, selon des données provisoires de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

À Québec même, les autorités de santé publique n’ont pas constaté une augmentation des surdoses mortelles. Mais le nombre de surdoses non mortelles a quant à lui grimpé de façon significative.

« Des substances contaminées et de moins bonne qualité »

Pourquoi la pandémie a-t-elle engendré davantage de surdoses ? L’une des hypothèses veut que la fermeture des frontières ait complètement chamboulé l’approvisionnement et, du même coup, la composition des drogues de rue, explique Anne-Frédérique Lambert-Slythe, médecin-conseil à la Direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

« Il y a des substances contaminées, des substances de moins bonne qualité, note-t-elle. Dans la rue, les gens ne trouvent plus les substances qu’ils veulent consommer. Les gens consomment des substances auxquelles ils sont moins habitués, et il y a risque de surdose. »

Sébastien Lévesque l’a lui aussi constaté. « J’ai remarqué que les substances étaient de moins bonne qualité. Souvent, on n’a pas la bonne drogue. On va acheter du speed sur la rue pis on se retrouve avec du fentanyl. Ça, c’est très, très dangereux », dit-il.

Une Montréalaise aurait été assassinée à Cuba

Une Montréalaise de 52 ans, Antoinette Traboulsi, a été retrouvée morte mardi sur une plage de Varadero, à Cuba. Affaires mondiales Canada confirme que la mère de famille aurait été victime d’un meurtre.

Antoinette Traboulsi laisse dans le deuil ses trois filles adolescentes. Son cousin, Sami Soussa, la décrit comme une femme débordante d’énergie qui aimait la musique, danser et prendre des photos pour alimenter les réseaux sociaux, où elle s’identifiait par le surnom « Angie ». Celle qui travaillait comme préposée en hygiène et salubrité à l’hôpital du Sacré-Cœur, à Montréal, était tombée amoureuse de Cuba. Un pays qu’elle aurait visité à de nombreuses reprises.

Sami Soussa raconte que sa cousine s’est envolée pour Cuba vendredi dernier, le 13 novembre. Elle avait loué une chambre dans un établissement appelé Casa Gladys. Le lendemain de son arrivée, samedi matin, elle se serait rendue à la plage. « Elle a publié une vidéo et des photos sur sa page Facebook », note M. Soussa.

Disparue depuis samedi soir

En soirée, elle devait rejoindre une amie cubaine, mais Mme Traboulsi ne se serait jamais présentée au rendez-vous. Toujours d’après les informations de M. Soussa, qui dit être en communication avec l’amie en question, cette dernière aurait informé les autorités dimanche matin de son inquiétude de ne pas avoir de nouvelles.

Les policiers auraient attendu 48 heures dans l’espoir que la femme portée disparue donne signe de vie. Finalement, mardi, ils ont rappelé l’amie pour savoir si elle avait eu des nouvelles. Comme ce n’était pas le cas, ils ont fouillé la chambre louée par Mme Traboulsi, où ils ont trouvé ses effets personnels. Leurs recherches les ont ensuite menés à la découverte d’un corps, mardi après-midi.

« J’ai eu la confirmation aujourd’hui disant que c’est bel et bien ma cousine avec des indications selon lesquelles elle aurait été assassinée. Elle était enterrée dans le sable et portait des traces de violence », a précisé M. Soussa, qui a reçu ces informations d’un agent de gestion des dossiers consulaires du gouvernement du Canada.

soutien consulaire

Dans un courriel transmis à La Presse Canadienne, Affaires mondiales Canada dit offrir ses « plus sincères condoléances à la famille et aux amis de la citoyenne canadienne qui a été assassinée à Cuba ». Du soutien consulaire est également fourni à la famille.

De plus, Affaires mondiales Canada affirme être « en contact avec les autorités locales pour recueillir des informations supplémentaires ». Sami Soussa précise avoir obtenu un numéro de dossier lié à l’enquête policière des autorités cubaines.

La famille souhaite maintenant que la personne responsable soit identifiée et arrêtée. Les proches veulent obtenir des réponses à leurs questions afin de savoir ce qui est arrivé à « Angie » Traboulsi, qui ne demandait qu’à profiter d’un peu de repos dans un pays qu’elle adorait.

Sûreté du québec

Un policier accusé d’avoir agressé sexuellement un enfant

Un policier de la Sûreté du Québec fait face à la justice pour de nombreux crimes à caractère sexuel commis à l’endroit d’un mineur appâté sur les réseaux sociaux. L’agent Pierre Boies aurait également contacté des adolescents de plusieurs régions sur les réseaux sociaux, révèle le corps policier provincial. L’homme de 57 ans de Belœil a comparu mercredi au palais de justice de Saint-Hyacinthe pour faire face à des accusations d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels, de contacts sexuels avec un mineur de moins de 16 ans, de leurre informatique d’un mineur et de possession de pornographie juvénile. « Les évènements se seraient produits entre juin 2019 et le 29 octobre dernier. Pierre Boies aurait contacté sa victime via les réseaux sociaux en utilisant sa véritable identité. […] Les actes reprochés à l’individu ne se seraient pas produits alors qu’il était en fonction », indique la SQ dans un communiqué diffusé mercredi après-midi. Pierre Boies avait déjà été arrêté en décembre 2019 dans le cadre d’une enquête portant sur une autre victime. C’est à la suite de cette première arrestation que le policier a été suspendu de ses fonctions. — Louis-Samuel Perron, La Presse

Parc Michel-Chartrand

Malgré l’indignation, Longueuil vote pour l’abattage des cerfs

Les élus de Longueuil se sont prononcés : l’abattage de la moitié des cerfs de Virginie aura lieu dans le parc Michel-Chartrand, en dépit de l’indignation qu’a provoquée cette décision dans les derniers jours. C’est à l’issue d’une longue séance du conseil municipal, à laquelle plusieurs citoyens ont participé mardi soir, que huit conseillers ont voté pour, cinq autres se sont opposés, et un autre a préféré s’abstenir. Au cabinet de la mairesse Sylvie Parent, on assure que la décision n'a pas été facile. « Notre but est de ne jamais avoir à revivre cette situation-là. On veut qu’il y ait une solution concrète pour la gestion de la surpopulation, et éviter de devoir prendre à nouveau cette décision inconcevable pour la population », souligne l'attachée de presse Alexandra Lapierre. L’opposition, de son côté, dénonce la précipitation de la Ville dans cette affaire. « On avait d’autres cartes dans notre jeu et ça me déçoit », résume le conseiller Benoît L’Ecuyer, en entrevue avec La Presse. Il affirme qu’une consultation publique « en bonne et due forme » aurait dû être tenue. « En amont, on aurait pu avoir une acceptabilité sociale bien plus intéressante », martèle-t-il.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Falaise dangereuse

La voie Camillien-Houde fermée pour plusieurs semaines

La fermeture d’urgence de la voie Camillien-Houde, survenue mardi, devrait durer encore plusieurs semaines, selon la Ville de Montréal. Le chemin qui grimpe sur le flanc du mont Royal a été barré parce qu’une falaise en surplomb a été jugée dangereuse. « Dans le cadre des travaux d’entretien et d’aménagement du parc du Mont-Royal, une vérification […] a révélé que des interventions étaient nécessaires à court terme », a indiqué Marilyne Laroche Corbeil, relationniste pour la Ville de Montréal. « Les travaux devraient se terminer autour du temps des Fêtes, si la météo le permet », a-t-on précisé. Les travaux consistent à faire tomber de façon contrôlée les morceaux de roches qui menacent de céder. Une clôture supplémentaire sera aussi installée.

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Gangstérisme, complot, recel et trafic de stupéfiants

Le Hells Angel Claude Gauthier reconnu coupable

Le Hells Angel Claude Gauthier a été reconnu coupable mercredi de gangstérisme, de complot, de recel et de trafic de stupéfiants. Le motard de la section de Trois-Rivières opérait avec des complices un réseau de trafic de cocaïne et de méthamphétamines à Saint-Jean-sur-Richelieu en 2018 et 2019. Arrêté l’an dernier lors de l’opération Orque, le Hells Angel de 52 ans est le seul membre du réseau à avoir réclamé un procès, au terme duquel le juge Claude Leblond l’a déclaré coupable sur tous les chefs. La preuve a démontré que le Hells Angel collectait une redevance en échange de sa permission de vendre de la drogue sur le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu. Les observations sur la peine sont prévues le 18 décembre. — Louis-Samuel Perron et Daniel Renaud, La Presse

Falaise dangereuse

La voie Camillien-Houde fermée pour plusieurs semaines

La fermeture d’urgence de la voie Camillien-Houde, survenue mardi, devrait durer encore plusieurs semaines, selon la Ville de Montréal. Le chemin qui grimpe sur le flanc du mont Royal a été barré parce qu’une falaise en surplomb a été jugée dangereuse. « Dans le cadre des travaux d’entretien et d’aménagement du parc du Mont-Royal, une vérification […] a révélé que des interventions étaient nécessaires à court terme », a indiqué Marilyne Laroche Corbeil, relationniste pour la Ville de Montréal. « Les travaux devraient se terminer autour du temps des Fêtes, si la météo le permet », a-t-on précisé. Les travaux consistent à faire tomber de façon contrôlée les morceaux de roches qui menacent de céder. Une clôture supplémentaire sera aussi installée.

— Philippe Teisceira-Lessard, La Presse

Ottawa reporte son plan sur les petits réacteurs

Les Canadiens devront encore patienter avant de connaître les intentions d’Ottawa concernant le développement de petits réacteurs nucléaires, considérés par les promoteurs comme essentiels à la lutte contre le réchauffement climatique. À l’ouverture d’une conférence internationale virtuelle de deux jours, mercredi, le secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles a indiqué que le plan fédéral d’action, prévu à l’automne, sera lancé dans les prochaines semaines. « Nous y mettons toujours la touche finale », a déclaré Paul Lefebvre. « Le plan d’action est trop important pour être précipité. » Les « petits réacteurs modulaires » (PRM) produisent moins d’énergie que les centrales nucléaires traditionnelles, mais ils sont plus flexibles dans leur déploiement. Alors que les réacteurs conventionnels produisent environ 800 mégawatts de puissance, les PRM peuvent fournir jusqu’à 300 mW. Le Nouveau Parti démocratique, le Bloc québécois, le Parti vert et certaines organisations autochtones s’opposent au projet de développement de petits réacteurs modulaires. Ils préféreraient que le gouvernement canadien lutte contre les changements climatiques en investissant davantage dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Bien que la production d’énergie nucléaire n’émette aucun gaz à effet de serre, les PRM font l’objet de critiques à cause des déchets radioactifs qu’ils produisent. Le gouvernement fédéral a d’ailleurs entamé cette semaine des consultations sur la façon de disposer de ces matières dangereuses. — La Presse Canadienne

Rectificatif

Martin Prud’homme

Contrairement à ce qui était écrit dans la chronique d’Yves Boisvert parue mercredi (« Comment destituer un policier sans tache »), ce n’est pas la ministre Geneviève Guilbault qui a requis un rapport indépendant au sujet du directeur général de la Sûreté du Québec Martin Prud’homme, mais plutôt le Secrétariat aux emplois supérieurs. Nos excuses.

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