Iran

2 millions

La République islamique d’Iran a franchi jeudi le seuil des deux millions de cas confirmés de COVID-19, sur fond d’accélération de l’épidémie avec un nouveau record des contaminations quotidiennes. La pandémie a fait 63 884 morts en Iran sur un total de 2 006 934 personnes infectées. Au cours des dernières 24 heures, le pays a enregistré 22 586 cas supplémentaires, pulvérisant le record précédent, qui ne datait que de la veille. (AFP)

Irlande du Nord 

Nouveaux heurts malgré les appels au calme de Londres et Dublin

Malgré les appels au calme de Londres, Dublin et Washington, de nouvelles violences ont éclaté jeudi soir en Irlande du Nord, agitée depuis une semaine par des heurts comme la province britannique n’en avait plus vu depuis des années. À Belfast, la police antiémeute qui fait face aux manifestants républicains a reçu des pierres et des cocktails Molotov alors qu’elle tentait d’empêcher la foule de se diriger vers ses homologues unionistes, a constaté un journaliste de l’AFP.  Des centaines de jeunes hommes et garçons s’étaient rassemblés dès le début de soirée dans un quartier nationaliste de l’ouest de Belfast, armés de projectiles divers. Ils s’en sont pris à la police antiémeute, qui les a repoussés à l’aide d’un canon à eau. Cela fait une semaine que la province britannique est agitée par ces heurts inédits depuis 1998, à grand renfort de jets de projectiles vers les forces de l’ordre et de véhicules incendiés, principalement dans des zones loyalistes à majorité protestante. Ces violences, qui ont fait jusqu’ici plus de 50 blessés dans la police, font resurgir le spectre des 3500 morts survenues lors des trois décennies qu’ont duré les « Troubles » entre républicains et unionistes.

— Agence France-Presse

« Sofagate »

La Turquie blâme l’Union européenne

La Turquie a fustigé jeudi des « accusations injustes » après l’affront protocolaire ressenti par la présidente de la Commission européenne à Ankara, affirmant que la disposition des fauteuils au cœur de la polémique avait été suggérée par la partie européenne. « Les demandes de l’UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à leur demande », a indiqué le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu. Mardi, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait été placée par le protocole en retrait sur un divan lors d’une réunion des présidents des institutions de l’UE avec le chef d’État turc Recep Tayyip Erdoğan et le président du Conseil européen Charles Michel, ce qui a provoqué beaucoup de ressentiment, mais aussi des frictions à Bruxelles. La scène a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le mot-clic #Sofagate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l’inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et son caractère sexiste.

— Agence France-Presse

Suède

Un projet de loi pour durcir l’immigration

La Suède a présenté jeudi un projet de loi pérennisant le durcissement de ses règles d’immigration, en rendant permanentes certaines mesures, jusque-là temporaires, instaurées pour limiter l’accueil de réfugiés à la suite de la crise migratoire de 2015. Le projet de loi présenté par le gouvernement social-démocrate doit remplacer la législation temporaire actuelle en vigueur depuis 2016 et prolongée en 2019 faute de consensus politique. Selon le plan, les réfugiés bénéficieront désormais de permis de séjour de trois ans, qui ne seront convertibles en droits de résidence permanente que s’ils répondent à des exigences comme la connaissance du suédois ou des revenus suffisants. Avant le tour de vis de 2016, les permis de séjour permanents étaient l’usage selon la législation suédoise, une des plus accueillantes à l’époque en Europe. La Suède a été le pays de l’Union européenne à accueillir le plus de réfugiés en 2015, avec plus de 160 000 arrivées, dont de nombreux Syriens. « Avec ce projet, la Suède n’est plus un aimant pour les demandeurs d’asile comme nous l’étions en 2014, 2015 », a déclaré le ministre social-démocrate des Migrations, Morgan Johansson.

— Agence France-Presse

Vaccin Spoutnik V

L’Allemagne négocie un contrat d’achat avec la Russie

L’Allemagne discute de possibles commandes de Spoutnik V, sans attendre le feu vert de l’UE et malgré les réserves que le vaccin russe anti-COVID-19 continue de susciter en Europe. Dans un message sur leur compte Twitter, les créateurs du vaccin ont indiqué dans la soirée que des « discussions » en ce sens avaient démarré. Le Fonds souverain russe, qui a financé le développement de ce produit, a débuté les négociations avec Berlin « pour un contrat d’achat anticipé », disent-ils. Plus tôt dans la journée, le ministre allemand de la Santé avait annoncé son intention de nouer le dialogue avec les autorités russes sur le sujet. Jens Spahn avait justifié sa décision de faire cavalier seul par le refus de la Commission européenne de négocier au nom des 27 l’achat du Spoutnik V, contrairement à ce qu’elle a fait avec d’autres vaccins contre la COVID-19. L’initiative a été critiquée par le ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, Dmytro Kuleba. « Quand il est question de Spoutnik V tous les pays devraient avoir conscience du double prix à payer : le prix financier et le prix politique », a-t-il mis en garde dans le quotidien allemand Bild à paraître vendredi. Moscou ne poursuit « malheureusement pas d’objectif humanitaire, mais l’utilise comme un outil pour étendre son influence », a-t-il jugé.

— Agence France-Presse

France

Souffler pour se faire tester ?

Lyon — Détecter la COVID-19 en « soufflant dans un ballon », à la manière d’un éthylotest ? Au Palais des sports de Lyon, une vaste étude est en cours, ouvrant des perspectives pour le retour à la « vraie vie » d’après la pandémie.

« Souffler, c’est beaucoup mieux que d’avoir un goupillon dans le nez ! », s’amuse, le regard rivé sur la jauge de l’appareil, Jennifer Gaffin, 22 ans, se prêtant au jeu après être venue passer un test PCR.

« Les patients sont très intrigués et réceptifs à cette expérimentation », assure le DAlexandre Gaymard, virologue aux Hospices civils de Lyon, chargé du projet COVIDAir.

Depuis un mois, plus de 2800 Lyonnais ont déjà soufflé dans un tuyau dans cette grosse machine, de la taille d’un frigo. Il en faudra le double pour mener à bien cette étude clinique.

« Le centre de dépistage de Gerland étant assez fréquenté, on devrait atteindre notre objectif d’ici la fin de juin », espère le DGaymard.

L’objectif est de pouvoir identifier et quantifier les molécules présentes dans un échantillon d’air afin de détecter les personnes atteintes de la COVID-19, en utilisant un spectromètre de masse.

Les personnes participant à l’expérience ont toutes fait un test PCR en amont, afin que les deux résultats puissent être comparés en laboratoire.

Si l’expérimentation devait aboutir, une à deux minutes pourraient suffire pour se faire tester.

Cette technologie pourrait donc être utilisée dans les lieux ouverts au public, lors de manifestations sportives ou culturelles, dans les aéroports avant l’embarquement, ou encore à l’entrée des urgences des hôpitaux pour trier les patients.

Fiable à 95 % ?

S’il est encore impossible de tirer des conclusions, des résultats préliminaires obtenus l’année dernière chez des patients atteints de la COVID-19 à l’hôpital lyonnais de la Croix-Rousse avaient démontré « une fiabilité de 95 % par rapport à un test PCR », selon Alexandre Gaymard.

L’étude COVIDAir est menée par un consortium de scientifiques de l’Institut des agents infectieux des Hospices civils de Lyon, de l’Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement (IRCELYON) du CNRS et de l’Institut des sciences analytiques (ISA). Ses conclusions devraient être rendues d’ici la fin de l’année.

— Agence France-Presse

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