Leadership

Nouvelle fonction durable

Chaque semaine, La Presse présente conseils, anecdotes et réflexions pour leaders, entrepreneurs et gestionnaires.

LE TRUC

Chef d’orchestre

Alors que plus d’un dirigeant est épuisé à cause de la pandémie, Cloé Caron les met en garde contre le fait de tomber dans « le piège de la compétence ». La présidente d’o2 coaching leur suggère d’entraîner leurs équipes pour atteindre les résultats souhaités plutôt que de s’évertuer à prendre part aux activités. « L’une des raisons pour lesquelles les leaders sont épuisés et veulent démissionner est parce qu’ils se mettent une pression indue, écrit-elle sur son blogue. Ils se perçoivent encore comme des musiciens et ont perdu de vue qu’ils doivent évoluer de musicien à chef d’orchestre. Ils sont maintenant épuisés et désengagés. Ils ont à gérer le contexte d’incertitude de l’automne généré par la quatrième vague et doivent opérer ce changement en prenant le rôle de leader-coach. N’est-ce pas là la meilleure façon d’éviter l’épuisement et de les garder engagés tout en permettant aux organisations d’atteindre leurs objectifs ? »

LA NOMINATION

Titre pérenne

La Sun Life a désormais une première directrice de la durabilité. Portant également le titre de vice-présidente principale, elle s’appelle Alanna Boyd, elle est à la Sun Life depuis 2016 et elle relèvera directement du nouveau président et chef de la direction, Kevin Strain. Mme Boyd aura notamment comme mandat de poursuivre les engagements économiques, sociaux et environnementaux à long terme de l’institution pour hausser sa performance sur le plan de la durabilité. « Le monde fait face à des défis sans précédent, a dit Mme Boyd, dans un communiqué. Changements climatiques, pandémie de COVID-19, inégalités croissantes… la Sun Life a la responsabilité et l’occasion d’élargir son programme de durabilité pour créer une économie résiliente, durable et inclusive. »

LA CITATION

« C’est sûr qu’il va falloir être créatifs, vivants, aimants pour nos employés dans l’avenir si on veut en avoir. »

— Pierre Marc Tremblay, propriétaire et président du conseil d’administration des restaurants Pacini

LE CHIFFRE

82 %

C’est la proportion d’employés chez lg2 qui affirment que leur raison principale de se déplacer au bureau est le travail en équipe, selon des sondages internes. La note était de 76 % un an plus tôt. La direction de l’agence de publicité s’est servie de ses données pour l’aménagement de son nouveau siège social, inauguré lundi, dans le Technopôle Angus, à Montréal. « Le nouvel espace reflète de nouvelles façons de travailler, en présence, à distance ou de façon hybride, lit-on dans un communiqué. C’est l’aboutissement d’un projet à échelle humaine dans une période où le besoin de se rencontrer est encore plus présent après des mois de télétravail. » La pandémie a forcé la direction à réévaluer le type d’espace souhaité. « Nous sommes retournés à la table à dessin pour réfléchir à des plans et des lieux de travail qui prendraient mieux en compte cette nouvelle réalité et les aspirations profondes de nos employés, dit Claude Auchu, associé, président et chef de la direction du groupe lg2. Nous avons misé sur les raisons qui pousseraient un employé à venir au bureau lorsque le retour sera permis. »

DIVERSITÉ

Un large spectre de diversité

La diversité, c’est aussi la neurodiversité, et les employeurs auraient tout avantage à faire une plus grande place aux gens qui ont un TDAH, de la douance, qui sont autistes, dyslexiques ou ont le syndrome de Gilles de la Tourette, selon The Conversation. Les gens neurodiversifiés représenteraient 20 % de la population. On croit à tort qu’il est plus ardu de travailler avec eux et qu’ils ont plus de difficulté à accomplir certaines tâches et à travailler en équipe. Conséquemment, ils ne sont pas considérés à leur juste valeur et on ne prend pas la peine de détecter leur haut potentiel au travail. Or, un programme lancé en 2016 par Ernst and Young a montré que les personnes vivant avec ces troubles excellaient, notamment en innovation.

(Source : The Conversation)

LE GESTE

Au-devant, les hommes !

La conscientisation au sujet du harcèlement psychologique et son éradication souhaitée au travail passent inévitablement par les hommes, clame Graham Alexander, directeur des communications et des relations publiques de Teads, spécialisée dans la vidéo publicitaire en ligne. Dans un article publié sur le site d’AdWeek, il propose cinq pas à faire par les collègues masculins pour contribuer à l’implantation d’un milieu de travail sain.

– Ne soyez pas sur la défensive quand vous entendez les mots : « Oui, tous les hommes… » « Il nous est tous arrivé de faire quelque chose dont nous ne sommes pas fiers… ou justement de n’avoir rien fait », dit M. Alexander.

– Ne vous laissez pas affecter par ceux qui vous qualifient de « drôle de police de la morale » ou de woke. « Soyez confiant si vous vous donnez la mission de faire cesser le harcèlement au travail. »

– Sachez que votre sphère d’influence est plus grande que vous pensez.

– Créez des liens avec des leaders de votre entreprise pour concrétiser vos intentions. « Si aucun membre de la direction n’est atteignable, ça vous confirmera que la culture d’entreprise est toxique. »

– Évitez évidemment les situations problématiques en agissant professionnellement, même quand vous sortez dans un bar avec des collègues.

(Source : AdWeek)

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.