Pesticides en Europe

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La Commission européenne a proposé mercredi des cibles juridiquement contraignantes qui réduiraient de moitié l’utilisation des pesticides chimiques d’ici 2030. L’utilisation de ces pesticides serait aussi interdite dans les lieux publics comme les parcs, les terrains de jeu et les écoles. (AFP)

France

Macron appelle l’opposition au compromis, sous réserves

Privé de majorité absolue à l’Assemblée nationale, le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi soir les forces politiques du pays au « compromis », tout en rejetant l’idée d’un gouvernement d’union nationale qu’il estime « pas justifié à ce jour ». Trois jours après le second tour des élections législatives dimanche, la France est plongée dans l’incertitude politique, obligeant le président Macron, réélu en avril, à trouver des alliances au cas par cas ou des coalitions pour sortir de la crise provoquée par la perte de sa majorité absolue. Mais il n’a fait aucune annonce forte mercredi soir, renvoyant plutôt les forces politiques à leurs responsabilités en prenant les Français à témoin. Le chef de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a aussitôt jugé « vains » les appels d’Emmanuel Macron en direction de l’opposition et exigé que la première ministre Élisabeth Borne se soumette à un vote de confiance à l’Assemblée nationale, profitant d’une « légitimité » plus forte selon lui que celle du président.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni

Des traces d’une forme de polio retrouvées à Londres

Des traces d’une forme de polio dérivée d’une souche vaccinale ont été retrouvées dans des échantillons d’eaux usées prélevés dans une station d’épuration à Londres, ont annoncé l’Organisation mondiale de la santé et les autorités britanniques mercredi. Selon les autorités britanniques, le scénario le plus probable est qu’un individu récemment vacciné soit entré au Royaume-Uni avant février en provenance d’un pays où le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) a été utilisé lors de campagnes de vaccination. « Il est important de noter que le virus a été isolé uniquement dans des échantillons environnementaux –aucun cas associé de paralysie n’a été détecté », a indiqué l’OMS dans un communiqué. Selon l’OMS, « toute forme de poliovirus, où qu’elle se trouve, constitue une menace pour les enfants du monde entier ». La poliomyélite est une maladie extrêmement contagieuse qui envahit le système nerveux et peut causer une paralysie permanente ; 959 cas ont été confirmés dans le monde en 2020. Le poliovirus sauvage est la forme la plus connue du poliovirus.

— Agence France-Presse

Koweït

Une centaine de médias visés par les autorités

Le Koweït a annoncé mercredi le retrait des licences de 90 sites d’information et des poursuites judiciaires contre 73 autres médias, au moment où le pays pétrolier du Golfe traverse une longue et importante crise politique. Cette annonce intervient le jour de la décision de l’exécutif de dissoudre le Parlement avec lequel il est à couteaux tirés depuis plusieurs années, les députés prenant régulièrement à partie des ministres de premier plan. Cette mesure a pour objectif de « contrôler la pratique des médias en ligne » et d’éviter « le chaos médiatique », s’est justifié le ministère de l’Information dans un communiqué diffusé sur Twitter. Parmi les « violations » reprochées à ces médias, figure « la publication de fausses nouvelles », a indiqué à l’AFP un responsable sous couvert d’anonymat, n’étant pas autorisé à s’exprimer publiquement sur ce dossier. Cette incrimination est régulièrement utilisée contre les médias et les journalistes critiques dans plusieurs pays du Moyen-Orient, bien que le Koweït jouisse d’une relative liberté d’expression, en particulier pour la région très conservatrice du Golfe.

— Agence France-Presse

République démocratique du Congo

Des enfants déchiquetés et une population paniquée

Germain, 6 ans, et Isaac, 7 ans, étaient copains. Une bombe est tombée dans la cour de leur école, dans l’est de la République démocratique du Congo, pendant des combats entre l’armée et les rebelles du M23. Ils sont morts déchiquetés, victimes d’un conflit qui sème panique et terreur dans la région.

Les deux enfants allaient à l’école Saint-Gilbert à Biruma, à environ 50 km au nord de Goma, à mi-chemin entre le chef-lieu du Nord-Kivu et Bunagana, un centre d’échanges commerciaux situé à la frontière ougandaise, dont se sont emparés lundi les rebelles du M23 (« Mouvement du 23 mars »).

Pour le bombardement de l’école de Germain et Isaac, vendredi dernier, dans le territoire de Rutshuru, l’armée congolaise a accusé le Rwanda d’être responsable de ce qu’elle a qualifié de « crime de guerre ». Pour la prise de Bunagana, elle a accusé le Rwanda d’« invasion » du territoire congolais, affirmant encore une fois que l’armée de Kigali combattait aux côtés des rebelles. Ce que le Rwanda dément.

De l’huile sur le feu

Mardi soir, le gouvernement congolais a haussé le ton, « condamnant la participation des autorités rwandaises dans le soutien, le financement et l’armement de cette rébellion » et promettant de défendre « chaque centimètre » de son territoire.

« Nous sommes fatigués de la guerre, qu’ils nous donnent la paix, afin que mes huit autres enfants puissent vivre et grandir », implore Sifa, 29 ans, mère d’Isaac, assise devant sa maison.

Rébellion à dominante tutsie née en 2012, le M23 avait brièvement occupé Goma avant d’être vaincu en 2013 par les forces armées de la RDC (FARDC) et les Casques bleus de l’ONU. Il a repris les armes en fin d’année dernière, reprochant aux autorités congolaises de ne pas avoir respecté un accord pour la démobilisation et la réinsertion de ses combattants.

Joseph Nziyunvira, père de Germain, demande que « les pays développés aident le Congo, afin que justice soit faite et que le coupable soit puni ». Il accuse le Rwanda, même si, reconnaît-il, il n’est « ni un politicien ni un militaire ». « Je suis un cultivateur, dit-il, mais voilà, mon fils a été tué brusquement. Et nous avons encore peur, car les combats continuent. »

— Agence France-Presse

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