Portugal

« On tourne une page en espérant qu’il n’y aura pas de retour en arrière. »

— Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, au sujet du déconfinement qui se poursuit dans son pays. Musées, collèges et terrasses de cafés ont rouvert lundi au Portugal, plus de deux mois après leur fermeture. Les secteurs d’activité ouverts doivent cependant suivre des mesures sanitaires strictes. (AFP)

Inondations en Indonésie et au Timor oriental

Plus de 150 morts, des dizaines de disparus

Plus de 150 personnes ont péri et des dizaines d’autres sont toujours portées disparues dans les inondations et les glissements de terrain en Indonésie et au Timor oriental, où des hameaux ont été dévastés, selon le plus récent bilan, au moment de publier ces lignes. Des inondations et des crues soudaines dans le sillage des pluies torrentielles provoquées par le cyclone tropical Seroja ont semé le chaos dans les zones situées entre Flores, en Indonésie, et le Timor oriental, poussant des milliers de personnes à rechercher un abri dans des centres d’accueil. Le déluge a fait déborder des réservoirs d’eau et inondé des milliers de maisons, alors que les secouristes s’efforçaient de porter assistance aux sinistrés.

— Agence France-Presse

Iran

La COVID-19 repart en flèche après le Nouvel An persan

La propagation de la COVID-19 repart en flèche en Iran après les congés du Nouvel An persan : les nouvelles contaminations y étaient lundi au plus haut depuis quatre mois et la capitale, Téhéran, est placée en alerte « rouge ». En 24 heures, 13 890 nouveaux cas ont été recensés dans les centres de dépistage du pays, selon la porte-parole du ministère de la Santé, Sima Sadat Lari. Selon les autorités, l’Iran, pays du Proche – et du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie affronte une « quatrième vague » de COVID-19. Le nombre de nouveaux cas quotidiens est à son plus haut depuis le 4 décembre (13 922) et s’approche du pic de 14 051 nouveaux cas confirmés atteint le 28 novembre. Le pays affronte « l’une des vagues du coronavirus les plus graves », a déclaré le ministre de la Santé, Saïd Namaki. « Malheureusement, personne ne m’a écouté à propos de (la nécessité de limiter) les voyages (pendant les congés du Nouvel An) et nous faisons maintenant face à de grandes difficultés », a-t-il ajouté selon le site internet de son ministère. Selon les chiffres communiqués par Mme Lari, le nombre de décès quotidiens dus au nouveau coronavirus est remonté à 172 lundi, son niveau le plus élevé depuis le 23 décembre.

— Agence France-Presse

Russie

Poutine s’autorise deux mandats de plus

Le président russe Vladimir Poutine, 68 ans, a signé lundi la loi lui permettant de se présenter pour deux nouveaux mandats présidentiels, ouvrant la voie à son maintien au Kremlin jusqu’en 2036. Le texte avait été définitivement adopté par le Parlement en mars, après un référendum constitutionnel organisé à l’été 2020. Aux commandes du pays depuis 2000, Vladimir Poutine a en deux décennies éliminé toute réelle concurrence politique en Russie, jugulant l’opposition et les médias indépendants. L’homme fort de la Russie aurait dû en théorie se retirer à la fin de son mandat actuel en 2024, la législation russe n’autorisant pas un président à faire plus de deux mandats consécutifs. En 2036, nouvelle date théorique à laquelle il devra quitter le Kremlin, Vladimir Poutine aura 83 ou 84 ans. L’équipe de l’opposant emprisonné, Alexeï Navalny, a réagi en publiant une vidéo datant des années 2000 et dans laquelle Vladimir Poutine disait qu’il était opposé à ce qu’un président puisse rester au pouvoir plus de deux mandats. La réforme survient alors que le chef de l’État russe peut se targuer d’une popularité toujours supérieure à 60 % selon les sondages, cela malgré la pandémie, une économie au ralenti et des réformes sociales impopulaires en 2018.

— Agence France-Presse

Birmanie

Salve d’applaudissements pour défier la junte

Des Birmans ont applaudi lundi les nombreuses factions ethniques armées qui ont pris position contre la junte, dernier signe de défi au régime militaire et à sa répression meurtrière. Plus de 560 civils ont été tués par les forces de sécurité depuis le putsch du 1er février qui a renversé le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, d’après l’Association d’assistance aux prisonniers politiques. Le bilan pourrait être beaucoup plus lourd : quelque 2700 personnes ont été arrêtées. Malgré cela, la mobilisation prodémocratie se poursuit, avec des dizaines de milliers de salariés en grève et des secteurs entiers de l’économie paralysés. Pour échapper aux représailles, les contestataires trouvent chaque jour de nouvelles parades. Lundi, ils ont lancé un appel demandant aux Birmans d’applaudir les rébellions ethniques qui les soutiennent. Des femmes, revêtues de leurs jupes traditionnelles, sont descendues dans les rues de Sagaing (centre) et ont applaudi cinq minutes sans interruption, d’après des images diffusées sur les réseaux sociaux. D’autres mouvements similaires ont eu lieu à travers le pays. La veille, 10 des principales factions armées, qui avaient signé un cessez-le-feu avec l’armée à partir de 2015, ont apporté leur soutien au mouvement de désobéissance civile.

— Agence France-Presse

Arabie saoudite COVID-19

Le petit pèlerinage ouvert uniquement aux gens vaccinés

Seules les personnes vaccinées contre la COVID-19 seront autorisées à effectuer la omra, le petit pèlerinage à La Mecque, à partir du début du mois de jeûne musulman du ramadan qui commence mi-avril cette année, ont annoncé lundi les autorités saoudiennes. Le ministère du Hajj a indiqué dans un communiqué que « seules les personnes immunisées » contre le coronavirus seraient autorisées à effectuer la omra ou les prières dans la Grande Mosquée de La Mecque dès le début du ramadan. Cette mesure s’applique notamment aux personnes ayant reçu les deux doses de vaccin nécessaires et à celles ayant reçu une seule dose depuis au moins 14 jours. Le ramadan entraîne habituellement à La Mecque une grande affluence de fidèles venant d’Arabie saoudite et d’autres pays musulmans. Le petit pèlerinage, suspendu en mars 2020 en raison de la pandémie de COVID-19, a repris timidement début octobre avec des mesures de précaution.

— Agence France-Presse

COVID-19

Les voyageurs britanniques appelés à être patients

Londres — Une pinte en terrasse, oui, des vacances à l’étranger, pas encore : le premier ministre britannique Boris Johnson a donné lundi son feu vert à la prochaine étape du déconfinement, mais a appelé à la patience de ses concitoyens pressés de partir au soleil après un long hiver confiné.

La nette amélioration de la situation sanitaire du Royaume-Uni, pays le plus touché en Europe par la COVID-19 (près de 127 000 morts) et confiné depuis début janvier, et la progression de la vaccination donnent des envies de voyages aux Britanniques, habitués à se rendre en masse pendant l’été sur les plages de Méditerranée.

Malgré la pression croissante, Boris Johnson s’est borné lundi à confirmer la réouverture le 12 avril en Angleterre des commerces non essentiels comme les coiffeurs, des terrasses des pubs ou des salles de gyms. Il a refusé en revanche de s’engager sur une date pour le retour des voyages à l’étranger, interdits en l’état jusqu’au 17 mai sauf raison essentielle.

« Je ne veux pas être otage du sort ou sous-estimer les difficultés que nous voyons dans certains pays où les gens ont envie d’aller », a asséné le dirigeant conservateur lors d’une conférence de presse.

« Nous ne voulons voir le virus réimporté dans ce pays depuis l’étranger. Il y a une résurgence dans certaines parties du monde, a-t-il ajouté. Nous n’y sommes pas. »

Un système de classement des pays

Le gouvernement s’est contenté de publier les grands principes encadrant les futurs voyages : un système de feu tricolore pour classer les pays selon le degré d’avancement de leur vaccination, leur taux de contaminations ou la présence de variants inquiétants.

Les destinations vertes seront exemptes de quarantaine au retour – un test avant le départ et après l’arrivée sera toutefois requis –, contrairement aux pays orange (tests et quarantaine à la maison) et rouge (arrivées limitées aux résidents, coûteuse quarantaine à l’hôtel et tests).

Le gouvernement craint l’importation de variants résistants aux vaccins anti-COVID-19, dont une première dose a été injectée à 31 millions de personnes, soit presque tous les plus de 50 ans. Grâce à l’avancée rapide de la vaccination et au confinement, le pays enregistre désormais moins de 5000 cas et 50 décès par jour. Il compte 3500 patients atteints de la COVID-19 dans ses hôpitaux, soit 10 fois moins qu’au début de l’année.

— Agence France-Presse

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