Cogeco

L’offre hostile de Rogers motivée par la 5G

Le PDG de Rogers soutient que la décision de présenter de concert avec Altice une offre hostile pour acheter Cogeco et sa principale filiale est motivée par l’ampleur des investissements liés au développement des réseaux 5G.

C’est ce que Joe Natale a affirmé mardi au cours d’une conférence sur les médias et les télécoms organisée par BMO.

« Ça peut sembler extrême, mais c’est simplement parce que nous arrivons à un moment critique de l’histoire de notre industrie au pays », a-t-il dit.

« Nous sommes à la première étape de ce que j’appellerais le plus important cycle générationnel en technologies et capacité réseau. Vous m’avez entendu dans le passé parler de l’impact que la 5G aura sur chaque industrie et comment ça alimentera l’innovation. Nous avons déjà discuté de l’importance de la connectivité. »

Joe Natale ajoute que maintenant plus que jamais, nous le voyons avec la COVID-19, et en particulier pour les citoyens des régions rurales au Canada et au Québec.

« Ça prendra des milliards de dollars en investissements au cours des cinq à dix prochaines années pour offrir une connectivité de premier plan aux Canadiens. D’autant plus important en ce moment dans le contexte d’une reprise économique. Nous tentons d’établir ce partenariat avec le Québec, avec l’Ontario et toutes les provinces afin de voir quelle est la meilleure approche pour jouer un rôle dans l’innovation et bâtir cette infrastructure de communications. »

Le PDG précise que la haute direction de Rogers se pose donc une question « fondamentale » : est-ce que nos plans incluent Cogeco ou pas ? « C’est une question qu’on s’est assurément posée au fil des ans et je ne voudrais pas rater ce cycle d’investissement technologique sans avoir répondu à cette question. »

Il rappelle que Rogers détient depuis longtemps la plus grosse participation dans Cogeco (intérêt combiné de 33 % dans Cogeco et sa principale filiale Cogeco Communications).

Joe Natale prône la patience

Questionné sur la suite des choses, Joe Natale n’a pas voulu dire quelle stratégie Rogers et Altice emprunteraient. « Nous sommes patients. Comme vous avez entendu nos partenaires chez Altice le dire, c’est un marathon et non un sprint », a-t-il rappelé.

Un rapport sur la 5G publié ce mois-ci par BMO et obtenu par La Presse souligne que la 5G est un « marathon, mais néanmoins une course ». L’étude indique que la taille a une importance et que Cogeco et les petits câblodistributeurs indépendants sont à risque.

« Il semble que BCE, Rogers et Telus sont matériellement mieux positionnés pour la 5G que les opérateurs régionaux [Québecor et Shaw] et certainement mieux que n’importe quel fournisseur de service exploitant de réseau mobile virtuel [Cogeco]. »

Plus tôt ce mois-ci, Rogers et Altice ont présenté une offre hostile d’une valeur de 10,3 milliards de dollars pour acquérir Cogeco et Cogeco Communications. Cette proposition a rapidement été rejetée par le conseil d’administration et la famille Audet, actionnaire de contrôle.

Si Altice et Rogers devaient parvenir à réaliser la transaction, Altice conserverait les activités américaines de Cogeco et Rogers garderait les activités canadiennes.

Cogeco pas étonnée de l’intérêt à son endroit

Cogeco n’est pas étonnée de l’intérêt d’Altice USA et Rogers à son endroit, alors qu’elle envisage une percée dans le secteur du sans-fil, où le géant canadien des télécommunications occupe une place prépondérante. Pour le chef de la direction financière de l’entreprise québécoise, Patrice Ouimet, la possibilité d’écarter un concurrent potentiel fait « probablement partie de l’équation » pour la société établie à Toronto. Celui-ci a fait cette remarque mardi, dans le cadre d’une conférence organisée par la Banque de Montréal, à laquelle participait également le chef de la direction de Rogers, Joe Natale. Chacun leur tour, MM. Ouimet et Natale ont été prudents dans leurs commentaires, évitant de dire s’il y avait eu d’autres échanges entre les parties. — La Presse Canadienne

Revue boursière

Les marchés demeurent positifs

Les marchés boursiers nord-américains ont clôturé en hausse mardi, encouragés par des signaux positifs au Canada et ailleurs au sujet de la reprise postpandémique. Le marché, qui avait démarré la journée en hausse, « s’est rétracté en fin de journée surtout à cause d’Apple », a souligné Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. Apple n’a pas impressionné les courtiers avec l’annonce mardi d’un nouvel abonnement.

— La Presse Canadienne et Agence France-Presse

Techno

Apple Watch et COVID-19

Pour la première fois depuis 2011, Apple n’a pas profité de sa grand-messe de septembre pour présenter son nouveau modèle d'iPhone. Lors de l’événement virtuel qui a été diffusé sur le web mardi, l’entreprise a plutôt annoncé une nouvelle Apple Watch, la Series 6, capable de mesurer l’oxygène dans le sang et possiblement de détecter la COVID-19, ainsi qu’un modèle plus abordable, l’Apple Watch SE, vendue au prix de 369 $. On a par ailleurs présenté deux nouveaux iPad. Apple One, enfin, combine cinq services : Apple Arcade (jeux), Apple TV+, Apple Music, le tout nouvel entraîneur virtuel Fitness+ et 50 Go de stockage sur iCloud pour 15,95 $ par mois.

— Karim Benessaieh, La Presse

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