Chiffre

3 millions

Pour la première fois, plus de 3 millions de personnes sont montées à bord d’un avion dimanche aux États-Unis, dernier jour du week-end du 4 juillet. Huit des dix journées les plus achalandées de l’histoire ont eu lieu cette année aux États-Unis, signe de la reprise des voyages post-pandémie.

— Associated Press

Étude

Le Mounjaro permettrait de perdre davantage de poids que l’Ozempic

Un médicament de l’entreprise pharmaceutique américaine Eli Lilly, le Mounjaro, permet une perte de poids plus importante que le succès Ozempic du groupe danois Novo Nordisk, selon la première étude comparant directement l’efficacité de ces deux traitements chez des patients obèses ou en surpoids. Les patients ayant reçu le Mounjaro sont « plus susceptibles d’atteindre une perte de poids de 5 %, 10 % ou 15 % et plus », par rapport à ceux ayant reçu l’Ozempic, selon cette étude publiée lundi dans la revue JAMA. Et ces patients prenant le Mounjaro « ont connu des réductions de poids plus importantes au bout de 3, 6 et 12 mois », ajoute-t-elle. Dans le détail, les patients ayant reçu le Mounjaro avaient par exemple perdu en moyenne environ 15 % de leur poids au bout d’un an, contre environ 8 % pour l’Ozempic, selon l’étude.

— Agence France-Presse

Les livraisons d’Airbus ont retrouvé leur rythme en juin

Airbus a livré 67 avions neufs à ses clients en juin, revenant à son rythme du début de l’année après un mois de mai en repli. Depuis janvier, Airbus a remis 323 appareils à ses clients, dont une écrasante majorité (261 unités) d’A320neo et d’A321neo, les monocouloirs vedettes de sa gamme, selon un tableau diffusé lundi sur le site internet de la société. Ses livraisons avaient atteint 53 appareils en mai, 61 en avril et 63 en mars. Le groupe a prévenu fin juin qu’il livrerait moins d’avions que prévu sur l’année 2024, en raison de difficultés persistantes de sa chaîne de fournisseurs. Alors qu’il tablait sur la livraison de 800 avions cette année, soit le volume de 2018 avant que la pandémie ne torpille le secteur aéronautique, il prévoit désormais de n’en livrer que 770. En 2023, il était parvenu à livrer 735 appareils. — Agence France-Presse

Groupe DRI Healthcare

L’action plonge après la destitution du PDG

L’action du groupe DRI Healthcare a plongé de près de 30 % après que la société a destitué son président et chef de la direction et suspendu son directeur financier à la suite d’une enquête sur des irrégularités liées à certaines dépenses présumées en consultations, notamment. DRI Capital indique que le conseil d’administration a demandé et obtenu la démission immédiate de Behzad Khosrowshahi du conseil d’administration et de son poste de président et chef de la direction du groupe. M. Khosrowshahi a aussi démissionné de son poste de président et chef de la direction de DRI Healthcare, qui gère DRI Capital. Le groupe pharmaceutique indique que Chris Anastasopoulos a également été suspendu avec salaire de son poste de directeur financier, en attendant le résultat de l’enquête.

— La Presse Canadienne

Le taïwanais TSMC franchit brièvement le seuil des 1000 milliards

L’apparition du fabricant de microprocesseurs Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) au sein du club très restreint des mégacapitalisations boursières est une preuve de plus de la domination du secteur des semi-conducteurs, qui sont au cœur de la révolution de l’intelligence artificielle (IA) générative.

TSMC, coté à la fois à Taïwan et à New York, a franchi brièvement lundi la barre des 1000 milliards de dollars de capitalisation, ce qui le place devant Tesla, au huitième rang des géants technologiques les plus valorisés en Bourse.

Lundi, l’élan pour la technologie emmenait aussi Alphabet, Apple et Meta dont les actions touchaient des records historiques.

Dans l’ordre, Apple et Microsoft dans un mouchoir de poche, suivis par le concepteur de puces pour l’IA Nvidia arrivent aux premiers rangs avec des valorisations boursières mondiales dépassant, sur le papier, les 3000 milliards de dollars à Wall Street.

Viennent ensuite, dans un classement mouvant au fil des semaines, Alphabet et Amazon, qui est récemment passé au-dessus des 2000 milliards de dollars.

Au sixième rang se glisse le géant pétrolier Saudi Aramco, suivi par Meta (Facebook), TSMC et Tesla, qui reste sous la barre des 1000 milliards de capitalisation.

« L’industrie des semi-conducteurs est désormais le premier secteur du S&P 500 », relevait récemment Angelo Zino, analyste de CFRA. « Elle a pris la main ces 15 ou 18 derniers mois. Cela vous montre à quel point le monde a changé ».

L’explosion de la demande mondiale pour les puces, dopée par le développement de l’IA générative très gourmande en microprocesseurs, promet une expansion soutenue pour cette industrie qui attire les investisseurs, mais aussi de multiples incitations gouvernementales.

L’administration Biden a notamment accordé des dizaines de milliards de dollars de soutien financier sur plusieurs années pour l’implantation d’usines de puces aux États-Unis par Intel, par exemple, ou Samsung.

Les ventes mondiales de semi-conducteurs, qui comprennent les circuits intégrés, les microprocesseurs et les mémoires, devraient atteindre 611,2 milliards de dollars en 2024, un sommet pour l’industrie, selon la Semiconductor Industry Association (SIA).

Elles devraient bondir de 16 % en 2024 et encore de 12,5 % en 2025, selon l’organisation professionnelle.

Porte-drapeau de cet engouement, Nvidia, le concepteur des processeurs graphiques (GPU – graphic processing unit), a triomphé ces derniers mois à Wall Street.

Depuis le lancement en novembre 2022 du langage d’intelligence artificielle générative ChatGPT qui a besoin de GPU pour fonctionner, sa capitalisation en Bourse a été multipliée par huit.

Mi-juin, le groupe de Santa Clara (Californie) s’est même hissé brièvement à la première place des plus grosses capitalisations de Wall Street, devant Microsoft à 3335 milliards de dollars.

« Les puces GPU de Nvidia sont le nouvel or ou le nouveau pétrole du secteur technologique », ont résumé les analystes de Wedbush Securities.

Pour eux, Nvidia, Apple et Microsoft sont désormais engagés dans « la course aux 4000 milliards de dollars de valorisation boursière ».

Dans la foulée, TSMC, dont la plupart des usines sont établies à Taïwan, est très bien placé pour profiter des conditions favorables du secteur, et le prouve.

Car si Nvidia, qui conçoit seulement les puces, mais ne les fabrique pas, reste discret sur sa chaîne d’approvisionnement, plusieurs spécialistes et médias estiment que l’essentiel de ses produits sont fabriqués par TSMC.

Le géant taïwanais, qui contrôle plus de la moitié de la demande mondiale des semi-conducteurs, a engrangé un chiffre d’affaires de 18,87 milliards de dollars au premier trimestre, en hausse de 13 % sur un an. Son bénéfice net a grimpé de 9 %, à 6,97 milliards de dollars.

— Agence France-Presse

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