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Les trois grandes centrales syndicales du Québec demandent au gouvernement du Québec et à la Santé publique d’accorder une banque de congés de maladie de COVID-19 de 10 jours à l’ensemble des travailleurs qui ne peuvent faire du télétravail s’ils sont malades en raison de la nature de l’emploi occupé. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la Confédération des syndicats nationaux et la Centrale des syndicats du Québec constatent un nombre insuffisant de congés de maladie des travailleurs des grands réseaux, mais aussi dans plusieurs autres secteurs.

— La Presse Canadienne

Hausses de taux d’intérêt

L’effet sera plus « puissant » que les gens le réalisent

Ottawa — Le plein effet des hausses de taux d’intérêt ne s’est pas encore fait sentir – et il sera « encore plus puissant » que plusieurs le prévoient, a estimé jeudi l’ex-gouverneur de la Banque du Canada Stephen Poloz.

S’exprimant lors d’une conférence à Ottawa organisée par l’Ivey Business School de l’Université Western, l’ancien gouverneur a prévenu jeudi que l’économie d’aujourd’hui était plus sensible aux taux d’intérêt qu’il y a 10 ans.

« Quelqu’un ici pense-t-il que la sensibilité de l’économie aux fluctuations des taux d’intérêt est moindre aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a cinq ou dix ans ? a demandé M. Poloz. Je pense que [c’est] plus sensible aujourd’hui qu’avant. »

M. Poloz estime que l’inflation annuelle tombera d’elle-même à environ 4 % à mesure que les facteurs externes, tels que la hausse des prix des matières premières, s’atténueront.

L’inflation annuelle était de 6,9 % en octobre, les plus récentes données disponibles de Statistique Canada.

Transitoire

Selon M. Poloz, l’action politique devra faire le reste du travail pour ramener l’inflation à l’objectif de 2 % de la banque centrale.

« Je pense que les actions qui sont entreprises pour nous y amener se révéleront encore plus puissantes que beaucoup de gens ne le pensent », a-t-il affirmé.

Même si la forte inflation a persisté plus longtemps que les projections initiales de la Banque du Canada, M. Poloz a défendu l’utilisation du mot « transitoire » pour décrire les pressions inflationnistes, notant que les facteurs internationaux contribuant à l’inflation, tels que les retards de la chaîne d’approvisionnement, se dissipaient déjà.

« En d’autres termes, la partie de l’inflation qui est due à l’extérieur est vraiment transitoire. C’est correct d’utiliser le mot transitoire », a-t-il fait valoir.

Cependant, l’ancien gouverneur de la banque centrale affirme qu’il faut du temps pour que cette évolution se reflète dans l’inflation annuelle.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a notamment qualifié l’inflation de « transitoire » – c’est-à-dire temporaire – lorsqu’elle a commencé à s’emballer.

Depuis lors, il s’est éloigné de cette caractérisation et a souligné que l’économie nationale était en surchauffe et que l’inflation ne reviendrait pas à la cible sans l’action de la banque centrale.

— La Presse Canadienne

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