Khari Jones
déclaré positif
à la COVID-19

« Ce fut un choc de l’apprendre », dit l’entraîneur-chef des Alouettes

Déclaré positif à la COVID-19 dimanche, Khari Jones ne sera pas sur les lignes de touche du stade Percival-Molson lorsque les Alouettes accueilleront les Lions de la Colombie-Britannique, samedi soir.

Mais l’entraîneur-chef, qui sera remplacé par André Bolduc, fera tout de même une grosse partie de son travail habituel dans les jours précédents.

Jones a pleinement participé à l’élaboration du plan de match de cette semaine et a même pu regarder l’entraînement de son équipe à distance, mardi. Confiné chez lui pour une période minimale de 10 jours, Jones a discuté avec les autres entraîneurs de l’équipe durant l’entraînement.

« Après chaque période, je passais faire un tour pour lui parler un peu [sur le portable de Robert Gordon, l’entraîneur des receveurs] et il était très content de la façon dont ça se déroulait », a raconté Bolduc.

Jones a appris dimanche soir que le test qu’il avait effectué la veille était positif. Une nouvelle qui l’a énormément surpris, puisqu’il était asymptomatique.

« Ce fut un choc de l’apprendre. Danny [Maciocia] m’a téléphoné pour me dire que mon test était positif et j’en étais très étonné. Je n’ai pas vraiment eu de symptômes. »

« J’étais un peu fatigué en revenant de mon séjour à l’extérieur, mais ce n’était rien d’anormal. »

— Khari Jones

Durant la semaine de relâche des Alouettes (du 4 au 10 septembre), Jones a passé quelques jours au domicile familial, en Colombie-Britannique, avant de visiter l’une de ses filles, qui habite à Toronto. Il n’a aucune idée de l’endroit ou du moment où il a contracté le virus.

« Je ne le sais pas, mais heureusement, toute ma famille va bien. Je ne peux pas me prononcer [sur la façon dont j’ai attrapé le virus] car je n’en suis pas sûr. Je n’ai pas été en contact avec beaucoup de gens, sauf lors de mes déplacements. »

Jones se sent bien et n’entrevoit aucune complication, lui qui a reçu deux doses du vaccin contre la COVID-19. L’entraîneur a également bon espoir qu’il n’y aura pas d’éclosion chez les Alouettes, même s’il a dirigé l’entraînement de l’équipe dimanche avant d’apprendre qu’il avait été déclaré positif.

« Il y a toujours un risque, mais les membres de notre équipe ont déjà été testés à plusieurs reprises depuis et tous les tests ont été négatifs. J’ai donc bon espoir que tout le monde restera en santé et sera prêt. Mais c’est ma plus grande peur, je ne veux pas que quelqu’un d’autre contracte le virus ou que le match soit compromis, et heureusement, il ne l’est pas. »

Pas une audition pour Bolduc

Entraîneur adjoint de Jones depuis que celui-ci est devenu le pilote des Alouettes en 2019, Bolduc a dirigé le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke de 2007 à 2011. Il possède donc de l’expérience comme entraîneur-chef et connaît bien les Alouettes, puisqu’il fait partie de leur groupe d’entraîneurs depuis 2014. Il se sent prêt à relever le défi.

« Absolument, j’ai toujours été prêt pour ça. C’est ma huitième saison avec les Alouettes, septième à cause de la COVID-19, alors j’en ai vu, des matchs de football et j’en ai joué plusieurs à une certaine époque. Je sais comment ça fonctionne et je sais quel genre de décisions un entraîneur-chef doit prendre. »

Bolduc est confiant, mais ne voit pas le match de samedi comme une forme d’audition pour un futur poste d’entraîneur-chef.

« Ce n’est pas ça du tout. En début de saison, on savait que ça prenait un plan si ça se produisait. Je ne pense pas que Danny [Maciocia] va m’évaluer en fonction du résultat du match de samedi si jamais il doit trouver un nouvel entraîneur-chef dans plusieurs années. »

« Je le dis depuis longtemps, tant que coach Jones sera ici, je veux être son assistant. Si jamais il devait quitter pour une autre équipe, je serais très tenté de le suivre parce que c’est un homme incroyable », a commenté Bolduc.

« C’est tout un coach de football, mais c’est aussi toute une personne à l’extérieur du terrain, et c’est pour ça que les joueurs sont prêts à défoncer des murs pour lui. Je ne vois donc pas le match de samedi comme une audition. »

D’ailleurs, Bolduc dirigera la partie contre les Lions essentiellement de la même façon que le ferait Jones.

« On travaille ensemble au quotidien depuis plusieurs années déjà, alors je sais ce qu’il veut et la façon dont il travaille. Je ne vais donc rien changer. »

« Je ne pense pas que je vais prendre de grands risques, samedi. On a un plan de match solide et ce n’est pas André Bolduc qui va gagner ou perdre le match. »

Choix de jeux à distance ?

Jones a indiqué que Bolduc et Michael Lionello, qui est un entraîneur adjoint en attaque, se partageraient le travail quant au choix des jeux offensifs face aux Lions. Rappelons que Jones est également le coordonnateur offensif et l’entraîneur des quarts-arrières de l’équipe.

Puisqu’il participe aux réunions d’équipe comme il le fait normalement, Jones demeure très impliqué dans l’élaboration du plan de match. Qui plus est, il pourrait même choisir les jeux à partir de son domicile lors du match de samedi… « On verra si la ligue le permettra, mais ce n’est pas comme si j’étais suspendu », a-t-il rappelé.

Mais même si Jones devait décider des jeux offensifs, c’est Bolduc qui sera aux commandes de l’équipe. « Il y a une raison pour laquelle j’ai choisi André comme adjoint. Il est un très bon entraîneur et il lit bien ce qui se passe dans l’équipe », a dit Jones.

Lions de la Colombie-Britannique c. Alouettes, samedi à 19 h au stade Percival-Molson

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