Kim Kardashian demande le divorce

La vedette américaine de téléréalité Kim Kardashian a officiellement demandé le divorce du rappeur et entrepreneur Kanye West, a indiqué vendredi une porte-parole à l’AFP, après des semaines de rumeurs sur une probable séparation. Le couple est marié depuis mai 2014 et a quatre enfants, dont Kim Kardashian a demandé la garde partagée, selon le site d’informations à sensation TMZ, principe qui aurait l’assentiment de Kanye West. Début janvier, la chaîne NBC News avait rapporté que les conjoints vivaient séparés et suivaient des séances de thérapie de couple. Kanye West, 43 ans, s’était ainsi installé dans le Wyoming, tandis que Kim Kardashian, 40 ans, vivait toujours dans la résidence familiale, en Californie. Ce divorce, le troisième de Kim Kardashian, présenté comme une procédure amiable par TMZ, met fin à l’un des couples les plus célèbres du monde, union de deux célébrités à la popularité déjà considérable avant leur mariage.

— Agence France-Presse

Controverse au Salon du livre de Québec

Denise Bombardier défend ses propos

En dépit du malaise exprimé au sujet de sa participation comme intervieweuse d’auteurs autochtones au Salon international du livre de Québec (SILQ), Denise Bombardier s’entretiendra avec les auteurs innus Michel Jean et Naomi Fontaine. Quant à Joséphine Bacon, elle a refusé cette invitation.

C’est ce que Mme Bombardier et la directrice des communications du SILQ, Johanne Mongeau, ont confirmé à La Presse, vendredi après-midi.

« J’y serai comme intervieweuse et comme autrice, a lancé Mme Bombardier, jointe par La Presse. J’ai interviewé à peu près tous les auteurs de la fin du XXe siècle, que ce soit Marguerite Yourcenar, Simenon, nommez-les. Et au Québec, Anne Hébert, Michel Tremblay, etc. Alors moi, si un écrivain ne veut pas être interviewé par moi, je ne vais pas m’attarder. »

« Au départ, Mme Bombardier a pris elle-même l’initiative en disant ne pas vouloir lancer un autre débat sur le sujet, indique Mme Mongeau. Mais comme Michel Jean et Naomi Fontaine ont dit vouloir être interviewés par elle, cela se fera. Joséphine Bacon sera quant à elle interviewée par Claudia Larochelle. »

« Mortifère » et « antiscientifique »

Le malaise exprimé quant à sa rencontre avec des auteurs autochtones est relatif à une chronique que Mme Bombardier avait signée dans Le Journal de Montréal en 2015. Elle y disait que la culture autochtone est « mortifère » et « antiscientifique ».

En entrevue avec le quotidien Le Devoir plus tôt cette semaine, Joséphine Bacon avait exprimé son refus d’être interviewée par Denise Bombardier. « Ça ne m’intéresse pas de répondre à quelqu’un qui ne m’aime pas d’avance », avait-elle déclaré.

L’auteur Louis-Karl Picard-Sioui, de Wendake, avait de son côté vivement dénoncé la présence de l’autrice d’Une vie sans peur et sans regret. « On connaît tous le manque de sensibilité de Mme Bombardier dans ses prises de position publiques, dans ses billets au Journal de Montréal et dans ses livres, a déclaré M. Picard-Sioui au Devoir. Chaque fois qu’elle aborde la question autochtone, c’est pour le faire d’une façon méprisante, démagogique et sans aucune sensibilité envers notre culture et notre réalité. »

En entrevue avec La Presse, Mme Bombardier est revenue sur cette chronique pour en préciser le contexte. « J’ai fait un papier parce qu’un couple d’Autochtones de l’Ontario avait une petite fille très jeune qui était atteinte d’un cancer. Les médecins ont dit qu’ils lui donneraient de la chimiothérapie et la guérison était garantie à 100 %. Les parents ont dit non en disant croire à la médecine traditionnelle. Et la petite fille est morte. J’ai effectivement écrit que ça n’avait pas de sens, que c’était une culture mortifère et qu’on ne laisse pas mourir nos enfants. »

À l’époque, cette opinion avait fortement secoué la communauté autochtone. L’autrice Natasha Kanapé Fontaine avait eu un échange très direct avec Mme Bombardier sur le sujet. Dans la foulée, elle avait aussi coécrit, avec Deni Ellis Béchard, l’ouvrage Kuei, je te salue – Conversation sur le racisme.

Estimant qu’on ne peut pas dire qu’elle est contre les autochtones, Mme Bombardier nous a aussi renvoyés à sa chronique Nous, les Blancs, parue le 2 février dans Le Journal de Montréal, où elle dénonce la Loi sur les Indiens.

« J’y disais qu’à mon avis la seule communauté pouvant affirmer être victime de racisme systémique au Canada, ce sont les autochtones. »

— Denise Bombardier

Au SILQ, Johanne Mongeau insiste sur l’importance que le Salon accorde aux auteurs autochtones. « Il n’y a pas de mauvaise volonté de la part du Salon et ce qui se passe en ce moment n’est à l’avantage de personne, dit-elle. Cette année, nous avons seulement une trentaine d’auteurs, dont cinq sont des Premières Nations. Nous sommes non seulement sensibles à leur cause, mais ils ont un talent fou. Leur présence fait partie de la programmation du Salon depuis des années. »

En numérique… jusqu’à nouvel ordre

Par ailleurs, et jusqu’à nouvel ordre, l’édition 2021 du SILQ aura lieu en version numérique avec des captations faites depuis le Centre des Congrès de Québec.

Mme Bombardier est l’une des intervieweuses invitées parmi d’autres : Claudia Larochelle, Chrystine Brouillet, Marie Laberge, Dominique Lemieux, Gisèle Gallichan.

Dans la liste des invités du salon, on trouve entre autres Ken Follett, Margaret Atwood, Kim Thúy, Zachary Richard et Éric-Emmanuel Schmitt. Les entrevues seront captées, éditées et mises en ligne le lendemain sur la plateforme Vimeo.

Avec les mesures d’assouplissements face à la pandémie annoncées dans les derniers jours, il est encore possible qu’une partie du SILQ soit tenue en présence d’un public limité. Cette question demeure aussi à régler dans les prochains jours, nous a dit Mme Mongeau.

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