Grand Prix du Canada

Toujours prévu le 14 juin… pour l’instant !

Il est toujours possible que le Grand Prix du Canada soit disputé le 14 juin, mais les échéances se rapprochent rapidement pour les organisateurs.

Le président et chef de la direction de l’évènement, François Dumontier, a indiqué mardi que toute son équipe était en mode « télétravail » et que les préparatifs se poursuivaient.

« La vente des billets continue, on est proactifs, mais on est lucides, a expliqué Dumontier. La situation évolue d’heure en heure. Une décision finale devra être prise entre la mi-avril et le 1er mai. »

Déjà, les huit premières épreuves du Championnat du monde de Formule 1 ont été annulées ou reportées, les organisateurs du Grand Prix d’Azerbaïdjan, l’épreuve prévue la semaine précédant celle du Canada, en ayant fait l’annonce lundi.

« Dans leur cas, l’annonce est venue plus rapidement, car le circuit de Bakou est aménagé dans les rues de la ville et parce que le montage des installations nécessite plus de temps, a dit Dumontier. Ici, nous avons une plus grande marge de manœuvre.

« Le montage de nos installations nécessite un peu plus d’un mois, ce qui nous laisse encore du temps. Plusieurs de nos fournisseurs sont toutefois présentement à l’arrêt et il faudra voir s’ils peuvent reprendre leurs activités d’ici à la fin d’avril. »

Dumontier a reconnu que les probabilités que le Grand Prix soit reporté étaient élevées. 

« Nous sommes en discussions constantes avec les deux ordres de gouvernement, la Ville, Tourisme Montréal, ainsi qu’avec les responsables de la Formule 1 et des autres Grands Prix. Plusieurs facteurs doivent être considérés, ici au Québec, mais aussi partout dans le monde. La question des frontières est évidemment déterminante, la possibilité de voyager d’un pays à l’autre aussi. »

« Pour l’instant, il y a deux possibilités : soit le Grand Prix est disputé comme prévu le 14 juin dans de bonnes conditions pour les spectateurs et les participants, soit il est reporté plus tard en 2020. Nous n’envisageons pas l’annulation, à moins que toute la saison soit annulée. »

— François Dumontier

Les dirigeants de la Formule 1 ont indiqué lundi qu’ils espéraient mettre sur pied un Championnat réduit, et Dumontier a assuré que le Grand Prix du Canada faisait partie des épreuves prioritaires.

« Le calendrier serait complètement chamboulé, mais le Canada y serait, car notre épreuve est l’une des plus appréciées. On ne peut pas faire ça en novembre, c’est certain, mais les différents scénarios nous placent quelque part entre la fin de l’été et l’automne. »

Une saison prolongée

Le grand patron de la Formule 1, Chase Carey, espère toujours que la saison puisse s’amorcer cet été, avec un calendrier révisé comprenant entre 15 et 18 courses.

Dans un communiqué publié lundi, Carey a rappelé un certain nombre de mesures adoptées la semaine dernière en accord avec la FIA et les 10 équipes engagées dans le Championnat du monde de Formule 1.

En déplaçant l’habituelle pause estivale du mois d’août à la période actuelle, en prolongeant la saison au-delà de la date prévue (29 novembre) et en combinant les épreuves de façon différente, sur plusieurs week-ends consécutifs, les dirigeants de la Formule 1 espèrent présenter une saison significative.

Un calendrier comprimé pourrait entraîner une réduction de chaque Grand Prix à seulement deux jours en piste, une solution qui ne fait pas l’unanimité. « Ce n’est pas ma préférence et nous n’en avons pas encore parlé pour l’instant », a souligné François Dumontier.

« La situation est exceptionnelle et nous devrons tous être prêts à faire des concessions. »

— François Dumontier

On parle aussi de plus en plus des difficultés financières de certaines équipes, contraintes à des dépenses imprévues en raison des évènements et privées des revenus des courses annulées.

Les dirigeants de la F1 ont d’ailleurs déjà annoncé que les nouvelles règles sportives prévues pour la saison 2021 étaient reportées à 2022 et que d’autres mesures étaient à l’étude pour aider les équipes moins solides financièrement.

On comprend dans ce contexte l’insistance avec laquelle Chase Carey évoque une reprise de la saison.

« Nous planifions et sommes déterminés à revenir en piste le plus tôt possible pour amorcer la saison 2020, a-t-il indiqué. Nous continuerons d’ici là à nous concerter avec les autorités et les experts de la santé, notre priorité étant toujours la sécurité et la santé des amateurs, des communautés que nous visitons et de tous les membres de la famille de la Formule 1.

« Ce n’est pas possible pour l’instant de fournir un calendrier plus précis en raison de l’évolution constante de la situation, mais nous allons graduellement en savoir davantage sur la situation dans chacun des pays hôtes de Grand Prix, ainsi que sur les possibilités d’y voyager, au cours des prochains mois. »

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