Voitures électriques

Les 10 véhicules les plus attendus

Le marché des véhicules électriques est en pleine expansion. De nouveaux venus suscitent la curiosité.

Audi Q4 e-Tron

Qualifiée de cousin chic de l’ID.4 de Volkswagen, le Q4 e-Tron entend promouvoir d’autres facettes de sa personnalité pour justifier son prix plus élevé. L’opération de charme commence par la plastique acérée des deux carrosseries (une version Sportback au profil de coupé figure au catalogue) offertes. Ces carrosseries enveloppent un habitacle tapissé de matériaux de qualité supérieure et de technologies innovantes, comme cet affichage tête haute à la réalité augmentée offert en option (1600 $). La firme aux anneaux compte également se démarquer de l’offre de Volkswagen en proposant de série le rouage intégral, offert contre supplément sur l’ID.4. Cela dit, si les trains roulants ont été différemment apprêtés, l’architecture de base demeure la même. Le Q4 e-Tron utilise la même base technique (plateforme MEB) destinée aux modèles électriques du groupe Volkswagen. On retrouve donc une batterie de 82 kWh (dont 77 kWh utiles).

BMW iX

De tous les véhicules électriques promis par BMW dans les mois à venir, l’iX est carrément le plus spectaculaire de tous. Ce modèle inaugure une nouvelle ère pour le constructeur bavarois. Il est d’une taille comparable à l’actuel X5, et BMW indique une capacité de 100 kWh pour la batterie, ainsi qu’une consommation moyenne de 21 kWh/100 km. Mais ces valeurs devraient évoluer d’ici aux premières livraisons, prévues à la fin de 2021. Le BMW iX introduit des motorisations de cinquième génération, de conception maison, qui présentent l’avantage de se passer de tout recours aux terres rares. En un même carter, BMW rassemble le moteur électrique, son électronique et sa transmission : une compacité qui devrait faciliter son intégration à toutes sortes de châssis, sous diverses carrosseries, à commencer par la berline BMW i4, attendue à la fin de 2021.

Cadillac Lyriq

Révélé en 2019 sous forme conceptuelle, le Lyriq se prépare à descendre dans la rue. Ce Cadillac construit aux États-Unis étrennera la batterie Ultium de conception maison et, dans son complément, le système Ultium Drive de cinq moteurs et de trois transmissions interchangeables pour voitures électriques. La société-mère, General Motors, a investi des centaines de millions de dollars dans sa réalisation. Pour mémoire, rappelons que la batterie Ultium innove en remplaçant le cobalt par de l’aluminium et aurait une durée de vie étendue. Cette technologie est étudiée par GM en partenariat avec le coréen LG Chem. Dans le cas du Lyriq, une batterie de 100 kWh (donnée préliminaire) annonce une autonomie de quelque 480 kilomètres et une charge très rapide. À noter que l’architecture de ce Cadillac donnera naissance à une Acura électrifiée. En effet, General Motors a conclu un accord avec Honda, qui habillera de ses propres carrosseries cette architecture américaine.

Ford F-150 Lightning

Soucieux de ne pas se faire damer le pion par Tesla (Cybertruck), Rivian (R1T) ou Bollinger (B2), Ford promet d’électrifier le F-150 dès le printemps prochain – la déclinaison Lightning. Pour convaincre, cette camionnette se dit en mesure de réaliser plusieurs exploits. Elle promet de tracter une charge de plus 4536 kg, d’atteindre les 100 km/h en quelque 4 secondes et, enfin, de servir à alimenter de l’outillage sur un chantier, voire une maisonnée entière durant trois jours, en cas de coupure de courant. La taille des batteries n’avait pas été révélée au moment de publier, mais Ford estime que le Lightning aura, selon la configuration retenue (un ou deux moteurs), une autonomie pouvant atteindre 483 km.

Ioniq 5

Inspiré du concept45 présenté au salon automobile de Francfort 2019, l’Ioniq 5 repose sur une plateforme E-GMP destinée à l’ensemble du groupe Hyundai (Hyundai-Kia-Genesis). Cette architecture offre beaucoup de liberté aux stylistes et ingénieurs, comme en fait foi le dégagement à bord. Le plancher plat permet un dégagement impressionnant. Et modulable, en plus. En effet, la console centrale coulisse sur 140 mm. Hyundai annonce par ailleurs un volume de chargement de 531 L auquel on pourra ajouter 57 L sous le capot avant pour les modèles à deux roues motrices ; moitié moins pour la version à transmission intégrale. Lors de sa mise en marché, à l’automne, Hyundai va proposer plusieurs déclinaisons, en s’appuyant sur deux modèles de batterie, 58 kWh et 72,6 kWh. Selon les estimations du constructeur sud-coréen, l’autonomie dépassera allègrement les 400 km. Enfin, l’Ioniq 5 embarque la technologie de chargeur inversé V2L qui permet d’utiliser ou de recharger tout type d’appareil électrique, à l’arrêt ou en roulant.

Kia EV6

Dessiné sous la supervision du styliste montréalais Karim Habib, l’EV6 de Kia enveloppe la plateforme E-GMP élaborée par le groupe Hyundai. Cet imposant véhicule aux lignes sculpturales et à la signature lumineuse originale est le premier des 11 véhicules électrifiés promis par Kia d’ici 2025. Dans le cas de l’EV6, deux modes d’entraînement seront proposés : propulsion ou rouage intégral. Ce dernier mode compte deux moteurs électriques, comparativement à un seul pour la version à roues arrière motrices. L’EV6 pourra tracter une charge équivalente à 1600 kg, pour peu que l’autonomie de la batterie excède 35 %.

Mazda MX-30

Le Québec et la Colombie-Britannique seront les premières provinces canadiennes à faire l’expérience du MX-30 de Mazda, cet automne. Ce véhicule doté de portières antagonistes restreint, à ses débuts, son offre à une batterie à la capacité relativement modeste (35,5 kWh), qui limite à la fois son poids et son autonomie. Cette dernière est estimée à quelque 160 km. On aura deviné que Mazda destine ce modèle à des usages urbains et périurbains. Un prolongateur d’énergie thermique – à la manière des Volt de Chevrolet et BMW i3 – viendra compléter la gamme au cours de l’année prochaine dans l’attente de ce moteur à essence qui, pour des raisons d’encombrement et de poids, comptera un piston rotatif.

Mercedes EQS

On attendait – depuis un bon moment – l’utilitaire EQC, mais c’est finalement à l’EQS, une berline, qu’échoit le rôle de mener l’offensive de la filiale électrique de Mercedes, EQ, sur le sol canadien. L’idée a du bon dans la mesure où l’EQS représente la vitrine technologique de la marque et entend le démontrer notamment grâce à une autonomie record. Au moment d’écrire ces lignes, la direction canadienne fait état d’une autonomie de quelque 700 km pour la déclinaison EQS 580 4Matic, tout en précisant qu’une version plus performante encore est en cours d’élaboration. Une performance accomplie à l’aide d’une batterie de 108 kWh.

Nissan Ariya

Dix ans après la Leaf, d’accord, mais forte d’une expertise inestimable, la société Nissan lance l’Ariya. Ce modèle étrenne une architecture inédite (nom de code CMF-EV) vouée aux futurs véhicules électriques de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Présenté sous forme conceptuelle au Salon de Tokyo 2019, l’Ariya exhibera dans la rue les mêmes codes esthétiques, à savoir une ligne de toit fuyante et une calandre illuminée en son centre du nouveau logo de la marque. D’un point de vue technique, ce Nissan intégrera, selon le mode d’entraînement retenu (traction ou rouage intégral), un ou deux moteurs. L’acheteur aura alors à déterminer la capacité de la batterie (63 ou 87 kWh) qui les alimentera. La commercialisation devrait commencer à la fin de l’année qui vient ou – conséquence de la pandémie et de la pénurie de microprocesseurs – au cours du premier trimestre de 2022.

Toyota bZ4X Concept/Subaru Solterra

Face à la transition vers le tout-électrique, la direction de Toyota avait jusqu’ici manifesté un attentisme prudent. Chantre de la motorisation hybride et ardent défenseur de la pile à combustible à l’hydrogène, le constructeur automobile suivait attentivement la rapidité et la diversité des évolutions techniques. On sait que le numéro un japonais s’intéresse tout particulièrement à la batterie sèche ou solide, selon l’expression retenue (solid-state battery). Le concept bZ4X (notre photo) n’en sera vraisemblablement pas équipé. Au moment d’écrire ces lignes, Toyota garde le silence sur les données techniques de ce modèle dont la taille s’apparente à celle d’un RAV4. À noter que Subaru, partenaire dans cette aventure, commercialisera sa propre déclinaison de ce modèle sous le nom de Solterra. Ces deux véhicules seront vraisemblablement visibles d’ici le deuxième trimestre de 2022.

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