« Dis son nom »

Une personne sur la liste « Dis son nom » veut qu’on taise le sien

Se disant coincée dans un « piège pernicieux », une personnalité publique connue au Québec appartenant au milieu culturel, dont le nom s’est retrouvé sur la liste d’agresseurs sexuels allégués « Dis son nom », demande à la cour de lui permettre d’intenter une poursuite en diffamation anonyme contre ses dénonciateurs.

Une ordonnance de non-publication rendue vendredi par le juge Sylvain Lussier nous interdit de révéler le nom de cette personnalité publique à ce stade. Elle est uniquement désignée par les lettres A. B. dans l’action, qui vise à protéger son identité dans une éventuelle poursuite en diffamation qu’elle souhaite intenter contre « Dis son nom » et l’individu qui l’a dénoncée comme « agresseur sexuel ».

Le nom de cette personnalité publique s’est retrouvé sur la liste « Dis son nom » pour la première fois en août 2020, parmi ceux de 1500 autres personnes qui ont fait l’objet de dénonciations anonymes semblables. Ses avocats ont fait des démarches pour le faire retirer, mais son nom est réapparu plus récemment en mai. « Sache que si tu me poursuis, ta cause devient publique. Donc ce ne sera pas moi qui vais nuire à ta réputation, a écrit le dénonciateur sur sa page Facebook. En voulant la défendre, tu risques fortement d’exposer ce que tu souhaitais ardemment cacher en m’envoyant ta lettre de mise en demeure. Plus jamais le silence. »

Les avocats de la personnalité publique se disent « parfaitement conscients » que leur demande visant à intenter une poursuite en diffamation contre « Dis son nom » et le dénonciateur tout en cachant l’identité de leur client va à l’encontre du principe de la publicité des débats judiciaires, de la liberté de la presse et de la liberté d’expression.

« Comme aller chez le dentiste »

Mais intenter une action en l’exposant à une couverture médiatique ne ferait qu’« aggraver » le préjudice que cette personne dit vivre, en plus d’avoir un impact sur son intégrité psychologique et son droit à la vie privée. « Notre client est coincé dans un piège, orchestré par [le dénonciateur] avec la complicité de “Dis son nom” », a plaidé l’avocat Jocelyn Vézina, qualifiant la liste de « plateforme de diffamation pure et simple ».

Le juge Sylvain Lussier n’a pas caché sa réticence à accorder le privilège de l’anonymat, qui est normalement uniquement réservé aux victimes d’agressions sexuelles. « C’est le propre des poursuites en diffamation : le fait de saisir les tribunaux, il y a un certain risque » de s’exposer au regard public, a-t-il souligné. « Le processus judiciaire n’est pas un processus agréable. C’est comme aller chez le dentiste, ce n’est pas nécessairement plaisant », a-t-il lancé.

« Si je vous donne raison, toutes les actions en diffamation vont finir par se passer à huis clos », a ajouté le juge.

Le fait que la personnalité publique est connue lui impose « de plus grandes responsabilités, mais ça ne lui accorde pas plus de droits » qu’au commun des mortels, a pour sa part insisté l’avocate de « Dis son nom » et du dénonciateur, MVirginie Dufresne-Lemire.

Dans une cause très similaire, le juge Martin F. Sheehan, de la Cour supérieure, avait refusé en novembre dernier d’accorder l’anonymat à un homme dont le nom s’était aussi retrouvé sur « Dis son nom » et qui souhaitait poursuivre ses administratrices en diffamation. « Il n’existe pas d’intérêt public à la confidentialité qui l’emporte sur le droit constitutionnel à une justice publique et transparente », a tranché le juge Sheehan. Devant cette décision, l’homme a finalement renoncé à attaquer « Dis son nom » en justice.

« Le risque [d’accorder l’anonymat] est de créer un système parallèle de justice pour que les gens dénoncés puissent faire cheminer leur dossier de façon privée. C’est dangereux », a pour sa part plaidé l’avocat Christian Leblanc, qui représentait Le Devoir et Radio-Canada.

Le juge Lussier a pris la cause en délibéré, et devrait rendre un jugement écrit dans les prochains jours.

Denis Coderre recule sur l’alcool dans les parcs

Denis Coderre ne veut plus interdire la consommation d’alcool dans les parcs de la métropole après 20 h, contrairement à ce qu’il avait annoncé mercredi.

Le candidat à la mairie a affirmé vendredi matin que la réglementation actuelle (qui permet la consommation d’alcool dans les parcs avec un repas) est suffisante, mais qu’elle doit être davantage appliquée.

« Pour moi, le 20 h, c’est pas important. Pour moi, c’est la sécurité qui est importante », a-t-il dit, lors d’un point de presse organisé devant l’hôtel de ville de Montréal. « Il n’est pas question d’être un briseux de partys […], mais il y a une situation, il y a des débordements. »

Mercredi en matinée, au même endroit, M. Coderre avait pourtant affirmé qu’il encadrerait plus sévèrement la consommation d’alcool dans les parcs. « Le maire Coderre ferait en sorte qu’après 20 h, il n’y en aurait pas, de boisson », avait-il dit.

Un « parc-marina » pour Lachine

Par ailleurs, Denis Coderre a annoncé que l’élue Julie-Pascale Provost, exclue de Projet Montréal l’an dernier pour ses prises de position dans le dossier de la marina de Lachine, tenterait de devenir mairesse de cet arrondissement sous la bannière d’Ensemble Montréal.

Josée Côté, ex-présidente de l’Association des plaisanciers du port de plaisance de Lachine, tentera pour sa part de devenir conseillère municipale.

La marina municipale de Lachine fait l’objet d’une controverse locale depuis l’année dernière, lorsque l’administration Plante a décidé de la fermer définitivement pour transformer les lieux en parc public accessible à tous. La marina accueillait environ 450 bateaux et aurait nécessité des travaux importants. Mme Provost et Mme Côté étaient devenues les têtes d’affiche de l’opposition à la fermeture des lieux, en 2020.

Mme Provost a indiqué que l’annonce officielle serait faite « en temps opportun », mais a évoqué un « parc-marina ». « On va inclure tout le monde, a-t-elle dit en entrevue. C’est dramatique à quel point la communauté est divisée à l’heure actuelle à Lachine. »

Un courriel qui soulève des questions

Toutefois, La Presse a appris que Mme Provost avait récemment fait sourciller des fonctionnaires de l’arrondissement de Lachine en se plaignant auprès d’eux d’une contravention pour stationnement illégal.

Le 8 avril dernier, l’élue a écrit au directeur général et au directeur de l’aménagement urbain de l’arrondissement en rapportant avoir reçu cette contravention « en face de l’hôtel de ville » de Lachine malgré une vignette universelle dont disposent les élus. L’image jointe au courriel – obtenus tous les deux par La Presse – montre plutôt une contravention obtenue au coin de la rue Sherbrooke et de la 25Avenue pendant une période d’interdiction de stationnement.

« Je ne comprends pas ce qui s’est passé, j’aimerais que tu puisses vérifier », écrit Mme Provost au fonctionnaire, dans son courriel.

En entrevue, vendredi, la candidate a fait valoir qu’elle n’avait rien à se reprocher. « C’est un problème d’administration. On a des gens qui émettent des tickets qui viennent du Plateau, qui ne connaissent pas nos façons de faire et qui ne respectent pas nos politiques locales », a-t-elle dit. Mme Provost a aussi contesté sa contravention.

Denis Coderre a également annoncé que Lyne Laperrière serait sa candidate dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Elle est l’actuelle présidente de l’association qui regroupe les entreprises du domaine de l’isolation au Québec.

pont de l’Île-aux-Tourtes

Réouverture complète

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) devance de deux semaines la réouverture complète du pont de l’Île-aux-Tourtes. Dès 7 h, ce samedi matin, les six voies de circulation du pont qui relie la région de Vaudreuil-Soulanges à l’ouest de l’île de Montréal seront entièrement rétablies, à peine deux semaines après sa fermeture d’urgence pour des raisons de sécurité.

La remise en service de l’ensemble des voies de circulation a toutefois nécessité la fermeture complète du pont dans la nuit de vendredi à samedi. L’ouvrage a été fermé à la circulation dans les deux directions dès 22 h, vendredi, et sera entièrement rouvert à 7 h, ce samedi.

Avec cette réouverture complète du pont, qui n’était pas prévue avant le 21 juin, les mesures d’atténuation annoncées après sa fermeture vont prendre fin. Finis, donc, la gratuité du train de banlieue de Vaudreuil-Hudson, le retrait du péage sur le pont de l’autoroute 30 et la voie réservée aux véhicules prioritaires mise en place sur le pont de l’Île-aux-Tourtes, entre autres.

Dans un communiqué, le MTQ explique que « les travaux effectués dans les derniers jours permettent une réouverture complète de la structure pour tous les types de véhicules, […] deux semaines avant le délai prévu ».

Dans ses mises à jour précédentes, le MTQ ne prévoyait pas être en mesure de rouvrir complètement le pont avant le 21 juin.

Barres en acier sectionnées

Le pont a dû être complètement fermé à la circulation, le 20 mai, quand on a constaté qu’une quarantaine de barres en acier avaient été sectionnées, accidentellement, lors de travaux de renforcement. Ironiquement, ces barres en acier avaient été installées lors d’un chantier précédent pour renforcer le pont.

La fermeture complète du pont, à quelques heures d’avis, a plongé la circulation dans le chaos durant plusieurs jours, et ce, des deux côtés de la rivière des Outaouais, avant que le MTQ puisse rouvrir une voie dans chaque direction.

Le pont de l’Île-aux-Tourtes est le lien autoroutier le plus important reliant l’île de Montréal à l’ouest du Québec. Près de 90 000 véhicules le traversent chaque jour.

Inauguré en 1965, le pont est en fin de vie utile. Un projet de remplacement est en phase de planification. Mais en attendant ce pont de remplacement, le pont actuel, lui, est en fort piteux état. Sa dégradation est due principalement à la corrosion de son armature en acier. Elle s’accélère, et elle est irréversible.

Depuis 2014, le gouvernement du Québec a dû investir près de 80 millions pour s’assurer que le pont demeure sécuritaire pour les usagers. Le MTQ dispose encore d’une enveloppe déjà réservée de plus de 200 millions dans le Plan québécois des infrastructures pour le maintenir en fonction jusqu’à son remplacement, possiblement en 2027.

Déficit écologique mondial

Le « Jour du dépassement de la Terre » revient en juillet

L’humanité aura consommé le 29 juillet toutes les ressources que la Terre peut régénérer en une année, après un rebond marqué par la pandémie, l’an dernier.

Le « Jour du dépassement de la Terre » reprend donc son inexorable recul, amorcé avec l’apparition du déficit écologique, il y a une cinquantaine d’années.

Du 30 décembre, en 1970, le « Jour du dépassement de la Terre » a graduellement reculé jusqu’au 26 juillet, en 2019.

L’an dernier, en raison des mesures de confinement liées à la pandémie de COVID-19, il s’était établi au 22 août, une anomalie.

Cet indice calculé par l’organisation non gouvernementale Global Footprint Network (en français le Réseau de l’empreinte mondiale) mesure de façon exhaustive la demande humaine en ressources biologiques, y compris les services écologiques : nourriture, bois, séquestration du carbone, etc.

L’empreinte carbone de l’humanité a augmenté de 6,6 % par rapport à l’année dernière, pendant que la biocapacité forestière mondiale enregistrait une baisse de 0,5 %, attribuable en grande partie à la déforestation en Amazonie, note l’organisation dans un communiqué publié vendredi.

Il faudrait désormais 1,7 planète pour produire les ressources consommées en une année par l’humanité, précise-t-elle.

« À plus de cinq mois de la fin de l’année, le 29 juillet, nous aurons épuisé le budget planétaire de ressources biologiques pour 2021 », a résumé Susan Aitken, cheffe du conseil municipal de Glasgow, en Écosse, où doit se tenir en novembre la 26Conférence des Nations unies sur le climat (COP26).

« Si nous avions besoin d’un rappel de l’urgence climatique et écologique à laquelle nous faisons face, le Jour du dépassement de la Terre s’en charge », a aussi dit Mme Aitken.

Mettre fin au statu quo

Le retour du Jour du dépassement en juillet démontre la nécessité pour les décideurs mondiaux de prendre des décisions radicales en faveur de l’environnement, notamment lors de la COP26, affirment le Global Footprint Network et l’Agence écossaise de protection de l’environnement (SEPA).

Les deux organisations soulignent que les gouvernements ont démontré avec la pandémie leur capacité d’agir rapidement « lorsqu’ils placent la protection de la vie humaine au-dessus de toute autre considération », tant en matière de réglementation qu’en matière de dépenses publiques.

« En novembre, c’est un monde fatigué qui tournera son attention vers l’Écosse et la COP26, où, ensemble, nous choisirons de créer prospérité ou misère dans le contexte des contraintes écologiques inéluctables de notre planète », a déclaré le PDG de la SEPA, Terry A’Hearn.

« Puisse ce Jour du dépassement de la Terre être notre appel au front, a ajouté Susan Aitken. Ensemble, faisons de notre planète notre priorité et faisons bouger la date du Jour du dépassement. »

« Tu m’as détruit », confie la victime d’un pédophile

« Tu as brisé ma vie. Tu as gâché ma vie », martèle dans une lettre coup-de-poing, un garçon de 11 ans qui s’en prend à son bourreau, le pédophile Maxim Grondin, récemment condamné à cinq ans de détention pour avoir agressé sexuellement trois enfants avec la complicité de sa conjointe. « Le temps que tu vas avoir, c’est rien avec ce que tu m’as fait vivre. [...] Tu m’as détruit. J’ai 11 ans et je ne sais même pas ce que va être ma vie, car le mal est immense », écrit le garçon, dont l'identité est protégée, dans une lettre présentée à la cour, le 21 mai dernier, lors de l’imposition de la peine du pédophile. Condamné à cinq ans et trois mois, l’homme de 42 ans d’Hochelaga-Maisonneuve n’a plus que 15 mois à purger compte tenu du temps passé en détention préventive. Il est cependant soumis à une ordonnance de surveillance de longue durée de cinq ans à titre de délinquant à contrôler. Maxim Grondin a plaidé coupable en janvier dernier à cinq chefs d’accusation de contacts sexuels, de possession et de production de pornographie juvénile.

— Louis-Samuel Perron, La Presse

170 000 $ en pensions alimentaires

La Cour suprême refuse d’annuler la dette d’un père

La Cour suprême confirme qu’un homme qui doit à son ex-conjointe 170 000 $ en pensions alimentaires non payées pour leurs enfants devra lui verser les fonds. Il alléguait une baisse de revenus. Comme l’explique la décision unanime dévoilée vendredi matin, le père a cherché à obtenir, rétroactivement à 1997, « une réduction des paiements de pension alimentaire pour enfants, prétendant qu’il y avait droit automatiquement, même s’il n’avait à aucun moment avisé la mère de la baisse de son revenu à l’époque ». C’est toutefois au tribunal, rappelle la Cour suprême, qu’il appartient, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, de décider si un parent a droit à une réduction rétroactive de la pension alimentaire à verser. Le père « n’a fait que peu de versements volontaires pendant cette période, voire aucun », a aussi soutenu le tribunal. La Cour a déclaré que l’annulation d’une dette pour pensions alimentaires pour enfants impayées ne serait accordée qu’en dernier recours et dans des cas exceptionnels.

— Louise Leduc, La Presse

Engagement pour 2021

Le fédéral plantera 30 millions d’arbres sur les 2 milliards promis

Le gouvernement du Canada plantera cette année 30 millions d’arbres sur les 2 milliards promis d’ici 2030, soit 1,5 % du nombre total visé. Le ministre des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, a affirmé en conférence de presse, vendredi, que la plantation était déjà en branle, et que son ministère finalisait des ententes « qui contribueront à la plantation de plus de 30 millions d’arbres dans l’ensemble du pays, tant en milieu urbain qu’en milieu rural ». En soustrayant ces 30 millions aux 2 milliards promis, cela signifie que chaque année, entre 2022 et 2030, il faudra planter 219 millions d’arbres, soit environ 600 000 par jour, pour que la cible soit atteinte. Mais les libéraux persistent et signent : elle le sera. M. O’Regan a plaidé que la croissance suivrait une courbe exponentielle au cours des prochaines années. « Nous allons atteindre notre objectif pour 2030 », a dit le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson.

— Mélanie Marquis, La Presse

Sylvain Roy claque la porte du Parti québécois

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, claque la porte du Parti québécois et siégera à l’avenir à titre d’indépendant. Sur Twitter, il a expliqué vendredi avoir pris cette décision en raison d’un « évènement » récent qui a « brisé le lien de confiance » avec le nouveau chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon. « Le lien de confiance était effrité depuis quelques mois », a réagi Paul St-Pierre Plamondon. « Le parti est dans un processus de renouvellement qui amène des gens à y adhérer et d’autres à le quitter », a-t-il ajouté. En perdant Sylvain Roy comme membre du caucus, le Parti québécois ne compte plus que sept députés à l’Assemblée nationale, alors qu’il en avait dix au lendemain des élections d’octobre 2018. Depuis, Catherine Fournier a quitté le parti et siège comme indépendante et Harold LeBel, arrêté pour agression sexuelle, a été exclu du caucus d’ici la fin du processus judiciaire.

— Hugo Pilon-Larose, La Presse

Recrutement d’étudiants étrangers

Québec s’attaque aux pratiques frauduleuses

Québec serre la vis aux collèges privés et publics qui embauchent des firmes recrutant de façon abusive des étudiants étrangers. En conférence de presse vendredi, Danielle McCann, ministre de l’Enseignement supérieur, a fait savoir qu’un plan d’action était mis en place pour mettre fin aux pratiques frauduleuses de collèges qui cachent entre autres au gouvernement leur nombre réel d’inscriptions. L’enquête administrative a été déclenchée à la suite des arrestations effectuées par l’Unité permanente anticorruption relativement à des stratagèmes visant le recrutement d’élèves étrangers à la commission scolaire Lester-B.-Pearson. Mme McCann a d’abord parlé de pratiques abusives émanant de neuf collèges privés. Elle a cependant reconnu que des établissements publics étaient aussi en cause, comme le cégep de la Gaspésie et des Îles. Entre autres abus, la ministre a signalé que les recruteurs fournissent des informations incomplètes quant à la durée et au coût réel des programmes.

— Louise Leduc, La Presse

Ingénieurs en grève

Valérie Plante entourée par une bruyante manifestation

Une bruyante manifestation d’ingénieurs en grève de la Ville de Montréal a perturbé l’inauguration, par la mairesse Valérie Plante, de la nouvelle Plaza St-Hubert, vendredi. Dès l’arrivée de Mme Plante sur les lieux, et tout le long de l’évènement, les grévistes ont entouré le site de l’inauguration. « Des millions au privé », ont-ils scandé pendant la cérémonie. Les ingénieurs réclament notamment plus d’embauches afin que davantage de tâches soient réalisées à l’interne, plutôt que d’être confiées à des entreprises privées. « Vous avez le droit de manifester, je vous entends et je vous vois », a dit Mme Plante en leur adressant quelques mots avant le début de la cérémonie. « Maintenant, je ne vais pas régler ça devant vous ce matin. » La grève des 530 membres du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal, qui sont en majorité des ingénieurs, a déjà provoqué la fermeture de certains chantiers.

— Isabelle Ducas, La Presse

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