Russie

La citation du jour

« Venir en Allemagne, ce n’était pas mon choix. […] Je me suis retrouvé ici parce qu’ils ont essayé de me tuer. »

— L’opposant Alexeï Navalny, qui rentrera dimanche en Russie après avoir été victime d’un empoisonnement probable en août. (Agence France-Presse)

Italie

Ouverture du procès de plusieurs centaines de mafieux en Calabre

Le « maxi-procès » de centaines de membres présumés de la ’Ndrangheta, puissante mafia de Calabre, accusés notamment de trafic de drogue, d’extorsion et de crimes de sang, s’est ouvert mercredi dans cette région, la plus pauvre d’Italie.

La première audience, essentiellement procédurale, s’est ouverte par la lecture par la juge Tiziana Macri des noms des accusés. Aucun n’était présent physiquement, mais une cinquantaine y assistaient par visioconférence.

Plus de 350 personnes, des membres de la ’Ndrangheta, mais aussi des élus locaux, fonctionnaires, policiers et entrepreneurs, défileront à la barre, le plus souvent en visioconférence à cause de la pandémie de coronavirus, devant le tribunal spécialement aménagé pour l’occasion à Lamezia Terme.

Sur les écrans de télévision, la mosaïque d’images provenant de petites salles à l’intérieur des prisons montrait certains accusés, tous des hommes, assis en petits groupes ou seuls, accompagnés de fonctionnaires pénitentiaires.

Sont également attendus 900 témoins et 400 avocats lors de ce procès-fleuve hors normes, le plus important depuis trois décennies, organisé au cœur de la plus pauvre des régions italiennes contre une redoutable organisation criminelle qui contrôle les flux de cocaïne dans toute l’Europe.

Sur le banc des accusés, on retrouve le patron Luigi Mancuso, qui a déjà passé près de 20 ans en prison, mais aussi des dizaines d’autres dotés de surnoms dignes d’un film de Hollywood : « le Loup », « P’tit Gros », « Blondinet », « Petite Chèvre »…

Les enjeux sont élevés pour le procureur Nicola Gratteri. « Si le procès n’aboutit pas à de nombreuses condamnations, il sera considéré comme un échec », estime Nicola Lo Torto, un des avocats de la défense, dans un entretien avec l’AFP.

— Agence France-Presse

Syrie

57 combattants tués dans des frappes imputées à Israël

Au moins 57 soldats et combattants prorégime ont été tués mercredi avant l’aube dans des raids israéliens contre des positions militaires en Syrie, l’attaque la plus meurtrière menée dans ce pays par Israël depuis le début du conflit, selon une ONG. Depuis le déclenchement en 2011 de la guerre chez son voisin syrien, l’État hébreu y a mené des centaines de frappes contre des cibles du régime syrien, des combattants iraniens et ceux du Hezbollah libanais, ses ennemis. Ces dernières semaines, les bombardements imputés à l’État hébreu se sont intensifiés dans l’est de la Syrie, où des milices formées de combattants étrangers parrainées par l’Iran sont déployées dans la province de Deir Ezzor, frontalière de l’Irak. Les dernières frappes ont tué au moins 14 membres des forces du régime et 43 miliciens pro-iraniens.

— Agence France-Presse

Russie

Poutine ordonne la vaccination de toute la population

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné mercredi d’entamer dès la semaine prochaine la vaccination contre le coronavirus de toutes les catégories de population, affirmant que le vaccin conçu par son pays était le « meilleur ». « Je demande de lancer une vaccination de masse de toute la population à partir de la semaine prochaine », a-t-il déclaré par visioconférence. Après avoir été la première dans le monde à enregistrer en août un vaccin contre le coronavirus, malgré des critiques internationales face à une annonce jugée prématurée, la Russie cherche désormais à devancer d’autres pays par la cadence de ses vaccinations pour immuniser ses 146 millions d’habitants. Plus d’un million de personnes en Russie se sont fait vacciner à ce jour.

— Agence France-Presse

Mali

Trois Casques bleus tués par des djihadistes

Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA) ont été tués mercredi dans dans une attaque djihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la MINUSMA sous le couvert de l’anonymat. L’information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens. L’attaque est survenue au nord de Bambara Maoudé, dans une région qui est l’un des foyers de la violence polymorphe qui ensanglante le Sahel. La MINUSMA, établie en 2013, a perdu plus de 230 de ses membres, dont plus de 130 dans des actes hostiles, selon des statistiques chiffres de l’ONU. C’est la mission la plus meurtrière pour les Casques bleus dans le monde. Forte de 15 000 hommes et femmes, dont environ 12 000 militaires selon l’ONU, elle est régulièrement la cible d’attaques contre ses convois ou ses positions.

— Agence France-Presse

Allemagne

La police interrompt une fête et trouve des invités dans des placards

Un anniversaire d’enfant a réuni 30 personnes à Hameln, en pleines restrictions contre la COVID-19 : alertés par des voisins, les policiers ont découvert des invités cachés dans les toilettes et des placards. Les 30 personnes, dont 15 adultes, étaient réunies mardi après-midi dans un appartement à Hameln. Personne n’était masqué lors de cette fête illégale, dans un pays qui impose des limites draconiennes aux réunions, en particulier en intérieur, pour endiguer la pandémie. Une partie des participants a tenté d’échapper à la police, alertée par des voisins, en se cachant. Une femme et cinq enfants ont ainsi été découverts enfermés dans les toilettes. D’autres avaient trouvé refuge dans des placards. Les 15 adultes vont devoir payer des amendes.

— Agence France-Presse

COVID-19

L’Union africaine obtient 270 millions de vaccins

L’Union africaine (UA) a obtenu 270 millions de vaccins anti-COVID-19 pour le continent, dont la plupart des pays n’ont pas les moyens de financer l’immunisation de leur population, a annoncé mercredi soir l’Afrique du Sud, qui assure la présidence tournante de l’UA.

Les vaccins, dont au moins 50 millions seront offerts entre avril et juin, seront fournis par les laboratoires Pfizer-BioNTech, AstraZeneca et Johnson & Johnson.

« Nous avons franchi une étape supplémentaire pour obtenir des vaccins de manière indépendante en utilisant nos propres ressources limitées », a souligné le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Des accords pour aider les pays africains à financer l’achat de ces vaccins ont été conclus avec la banque panafricaine Afreximbank (Africa Export-Import Bank) et la Banque mondiale.

Relativement épargnée

L’Afrique a été relativement épargnée jusqu’ici par la pandémie : le continent enregistre un peu plus de 3 millions de cas et plus de 74 000 décès, selon les données officielles, contre 16 millions de cas et plus de 500 000 décès pour l’Amérique du Sud et les Caraïbes, par exemple.

Mais plusieurs pays sur le continent font face à une virulente deuxième vague de l’épidémie, à l’image de l’Afrique du Sud, pays de loin le plus touché avec plus de 1,2 millions de cas et 35 000 morts.

L’initiative lancée par l’UA est distincte du dispositif Covax, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de partenaires privés, pour un accès équitable aux vaccins. L’objectif de l’OMS est de fournir des doses pour jusqu’à 20 % de la population des pays participants avant la fin de l’année, le financement de ces vaccins étant assuré par les pays plus riches.

La mission de l’UA pour trouver des vaccins mène à des discussions avec d’autres fabricants pour obtenir davantage de vaccins, car « la route est encore longue » pour vaincre le virus, a reconnu M. Ramaphosa.

— Agence France-Presse

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