Actualités économiques

Champs, Molson Coors, McDonald's et cuivre

Quelques nouvelles économiques du jour

Retour à la terre : pas d’appel général lancé aux Québécois

Les attentes sont moins grandes cette année concernant le recrutement de Québécois désireux d’aller prêter main-forte dans les champs. L’an passé, un vaste mouvement pour un retour à la terre avait été lancé devant l’incertitude entourant l’arrivée des travailleurs saisonniers étrangers au pays. Le gouvernement Legault avait accordé 45 millions pour verser des bonus de 100 $ par semaine à ceux qui iraient travailler dans les fermes. On souhaitait recruter 8500 travailleurs ; finalement, ils ont été environ 2000 à se rendre dans les fermes, selon Geneviève Lemonde, directrice générale d’AGRIcarrières – Comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole. Or, cette année, l’objectif est de recruter 2000 travailleurs. « C’est sûr qu’on a une cible moins ambitieuse que l’année passée parce qu’on voit que les travailleurs étrangers arrivent quand même sur le sol québécois, souligne Mme Lemonde. L’année passée, il y avait beaucoup de gens qui étaient très surpris d’être à la maison. Ils n’avaient plus de travail et c’est vraiment arrivé de façon soudaine. Là, il y a quand même une reprise. » AGRIcarrières fera du recrutement plus ciblé en se tournant vers les étudiants et vers ceux qui s’étaient portés volontaires l’an dernier et qui avaient apprécié leur expérience.

— Nathaëlle Morissette, La Presse

Molson Coors en voie de rétablir un dividende

Molson Coors Beverage s’attend à pouvoir rétablir le paiement d’un dividende au deuxième trimestre de l’exercice en cours, après que son bénéfice au premier trimestre eut surpassé les attentes des analystes malgré une baisse de près de 10 % de ses revenus par rapport à un an plus tôt. Molson Coors, qui tient ses livres comptables en dollars américains, affirme que son bénéfice net attribuable aux actionnaires est passé à 84,1 millions US, ou 39 cents US par action, après dilution, pour le trimestre clos le 31 mars dernier. En comparaison, une perte de 117 millions US, ou 54 cents US par action, avait été enregistrée au premier trimestre de 2020. Les ventes nettes ont totalisé 1,9 milliard US, en baisse par rapport à 2,1 milliards US l’année précédente. En excluant les éléments non récurrents, Molson Coors a déclaré un bénéfice sous-jacent de 1,6 million US, ou 1 cent US par action, contre 77 millions US, ou 35 cents US par action, au cours des trois premiers mois de 2020. Les analystes sondés par la firme de données financières Refinitiv tablaient sur une perte de 10 cents US par action, à partir d’un chiffre d’affaires de 1,88 milliard US.

— La Presse Canadienne

Les ventes de McDonald’s plus élevées qu’avant la pandémie

Le groupe américain a vu ses ventes à nombre de magasins comparables, une mesure importante dans le commerce, progresser de 7,5 %. Elles dépassent « le niveau du premier trimestre 2019 », a souligné le directeur général de la chaîne de restaurants, Chris Kempczinski, dans un communiqué. Aux États-Unis, elles ont bondi de 13,6 %, dopées par la hausse du montant moyen des commandes ainsi que par la croissance continue des livraisons et des commandes passées en ligne. La performance à l’international de la chaîne, qui compte 39 160 établissements dans le monde, est plus mitigée. Les ventes se sont bien tenues au Royaume-Uni, au Canada et en Australie, ainsi qu’en Chine et au Japon. Elles ont fortement reculé en France et en Allemagne. Dans de nombreux pays, le chiffre d’affaires « continue d’être touché par divers niveaux de restrictions sur les opérations des restaurants imposées par les gouvernements », avance le groupe. McDonald’s a légèrement relevé ses anticipations de croissance des ventes, à taux de change constants, pour l’ensemble de l’année à « environ 15 % », contre de 10 % à 15 % auparavant. Son bénéfice net a bondi de 39 %, à 1,54 milliard US.

— Agence France-Presse

Le cuivre dépasse 10 000 $ US la tonne

Le cours du cuivre a franchi jeudi la barre des 10 000 $ US la tonne pour la première fois depuis février 2011, porté par la forte demande chinoise et la mauvaise forme du dollar. Le cours du métal rouge, baromètre de l’économie mondiale, a brièvement dépassé jeudi matin le seuil des 10 000 $ US la tonne sur le London Metal Exchange, après quatre séances consécutives de hausse et un gain de plus de 25 % depuis le 1er janvier. Pour Anna Stablum, de Marex Spectron, le cuivre est principalement « soutenu par la faiblesse du dollar », propre à encourager les achats de métaux libellés en devise américaine chez les investisseurs munis d’autres monnaies. Le billet vert s’est en effet déprécié de plus 2,5 % depuis le début du mois d’avril face à un panier constitué d’autres grandes monnaies. Neil Wilson, de Markets.com, voit de son côté le fruit d’un « mélange de hausse de la demande et de problèmes d’approvisionnement au Chili », premier producteur mondial. L’appétit pour le métal rouge provient principalement de Chine, qui engloutit la moitié de la production de la planète. Le Groupe d’étude international du cuivre a chiffré le mois dernier à + 13 % l’augmentation de la demande déclarée de cuivre en Chine sur l’ensemble de l’année 2020. Et ce n’est pas parti pour s’arrêter puisque Pékin a annoncé mi-avril une hausse record de sa croissance économique au premier trimestre (+ 18,3 % sur un an).

— Agence France-Presse

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