Braquage à Outremont

Alain Ste-Marie reconnu coupable à son deuxième procès

Après quelques heures de délibération, le jury a rendu samedi après-midi, au palais de justice de Montréal, un verdict de culpabilité sur les cinq chefs d’accusation qui pesaient sur Alain Ste-Marie, ce braqueur multirécidiviste qui avait volé une banque à Outremont il y a quatre ans, avant de prendre la fuite en taxi.

L’homme était notamment accusé de deux vols qualifiés, d’utilisation d’une fausse arme à feu, d’avoir conduit un véhicule impliqué dans un accident sans s’arrêter et d’introduction par effraction dans une maison d’habitation. « C’est une grosse victoire. On est extrêmement heureux du verdict, mais aussi du travail du jury et du juge », a réagi samedi le procureur de la poursuite, MPhilippe Vallières-Roland.

Il s’agissait d’un deuxième procès dans ce dossier ; Ste-Marie, qui a de lourds antécédents criminels remontant aux années 90, avait déjà été reconnu coupable une première fois en mars 2018, devant la Cour du Québec. Mais il avait alors demandé un procès devant jury. Ce second exercice était en cours depuis environ trois semaines, sous la supervision du juge Mario Longpré.

Un retour en salle d’audience est prévu mercredi pour la détermination de la peine. La Couronne annoncera alors si elle compte demander que M. Ste-Marie soit déclaré « délinquant dangereux », en vertu de l’article 752.1 (1) du Code criminel. « Ça ferait en sorte qu’avant qu’il ne puisse sortir de prison, il soit assujetti à une évaluation. Autrement dit, indépendamment de la sentence, il ne sortirait pas tant qu’il est jugé trop dangereux pour la société », illustre MVallières-Roland.

De fortes mesures de sécurité ont été mises en place lors du procès. Plusieurs agents de sécurité étaient notamment sur les lieux, en raison des antécédents d’évasion du principal intéressé.

Au-delà des procédures judiciaires, le procureur rappelle que ce dossier démontre que les procès devant jury peuvent avoir lieu, en dépit de la pandémie. « On a réussi à passer à travers sans avoir de cas déclarés. C’est un beau succès pour le système de justice », se réjouit-il. Seule une personne a été exclue du jury à cause d’une infection déclarée dans son entourage.

Un récit hollywoodien

Comme le rapportait La Presse précédemment, le récit des crimes d’Alain Ste-Marie, commis le 2 septembre 2016, est digne d’un scénario de film. Avec sa conjointe Geneviève Dallaire, il a braqué en fin de matinée une banque de la rue Bernard à Outremont. Armée, sa complice faisait le guet pendant qu’il dérobait l’argent. Les deux ont pris la fuite en taxi, après avoir éjecté son chauffeur, mais un policier les a aperçus.

En roulant sur l’avenue du Parc, le braqueur a ensuite provoqué un accident rue Saint-Urbain. Un policier l’a alors tenu en joue avec son arme à 10 pieds du véhicule, mais Alain Ste-Marie est parvenu à se sauver dans une ruelle. Geneviève Dallaire, qui se trouvait toujours dans le taxi, a alors été arrêtée.

Trois jours plus tard, après la mise sur pied d’un important périmètre, la police de Montréal a arrêté l’homme, qui s’était retranché dans un appartement dont l’occupant était absent.

Dans le logement, on a notamment retrouvé l’ADN de l’homme sur une bouteille de rhum et une cannette de Schweppes.

Les avocats de la défense, eux, ont plaidé la cause de l’identification, en niant essentiellement que M. Ste-Marie était le braqueur de banque, puisque celui-ci était masqué au moment des faits. Sa conjointe, Geneviève Dallaire, avait d’ailleurs témoigné pour sa défense, en soutenant qu’elle avait commis le vol avec un autre homme, dénommé « Capone ».

— Avec Louis-Samuel Perron et Daniel Renaud, La Presse

Mort de René Tremblay

Un vélo fantôme à la mémoire d’un cycliste installé à Longueuil 

« Jamais je n’aurais cru que mon frère partirait avant moi, aussi soudainement », chuchote Fabien Tremblay. Samedi après-midi à Longueuil, un vélo fantôme a été installé à la mémoire de René Tremblay, à l’endroit exact où il avait été happé mortellement en juillet dernier lors d’une promenade à vélo.

Parents et proches de René Tremblay, ainsi que des cyclistes attristés par les circonstances de sa mort, se sont réunis à Longueuil pour honorer sa mémoire. Ils étaient plus de 70 sur le boulevard Jacques-Cartier Ouest, près de la rue Sainte-Hélène. C’est ici qu’une collision a coûté la vie à M. Tremblay le 23 juillet.

« On ne peut pas s’imaginer à quel point c’est une forme importante de guérison pour moi. Cette cérémonie, ça va m’aider à passer au travers », explique le frère de la victime.

Adepte du vélo, René Tremblay s’en servait comme moyen de transport. Il a appris à ses nièces à pédaler, leur a offert leur premier petit vélo. Présentes à la cérémonie, elles ont versé quelques larmes à la vue de la bicyclette blanche ornée de fleurs. Résidant du secteur, Fabien Tremblay passe chaque jour près de l’endroit où le drame est survenu.

« Je revois encore les taches de sang, raconte-t-il. J’y pense le soir en me couchant. C’est terrible de mourir comme ça. Et pour les proches, c’est difficile à surmonter, cette mort injuste et soudaine. »

Les funérailles de René Tremblay devaient être célébrées le 10 octobre. Elles n’ont toujours pas eu lieu en raison des restrictions sanitaires en vigueur, explique le frère endeuillé. « Une partie de la famille demeure au Saguenay, donc on évite de se réunir et c’est constamment reporté. C’est pour ça qu’aujourd’hui, ça fait du bien. »

« J’ai encore beaucoup de colère. Je ne le prends pas, ce qui est arrivé. On dirait que René va rentrer à la maison d’une minute à l’autre », souffle Sophie Saint-Martin, sa conjointe. Le lieu de la collision n’est pas suffisamment éclairé la nuit, juge celle qui a partagé la vie du défunt pendant huit ans. « Je veux du changement », lâche-t-elle, en espérant que cette tragédie soit source de réflexion pour les automobilistes.

« beaucoup de travail à faire »

Le vélo blanc inauguré samedi à Longueuil est le 11e à avoir été installé par l’organisme Vélo fantôme depuis sa fondation, en 2013. C’est toutefois le premier sur la Rive-Sud de Montréal. D’autres ont notamment été installés sur la voie Camillien-Houde, dans la foulée des cas très médiatisés de Clément Ouimet en 2017 et de Mathilde Blais en 2014, rue Saint-Denis.

« Notre but, c’est de sensibiliser les usagers de la route aux dangers qui nous entourent, et à la responsabilité qu’ils ont parce qu’ils ont un volant, une voiture qui pèse plusieurs tonnes, par rapport à des individus vulnérables à vélo ou à pied », explique le porte-parole de l’organisme, Laurent Deslauriers. Celui-ci ajoute que tous les ordres de gouvernement ont un rôle à jouer pour diminuer le nombre de collisions mortelles.

« C’est autant une question d’aménagements que de code de la route, rappelle-t-il. On est tous impliqués. On a tous un rôle à jouer. »

Malgré le fait qu’il reste « encore beaucoup de travail à faire », Laurent Deslauriers demeure optimiste. « La multiplication des initiatives en transport actif, ça fait évoluer le traitement politique des dossiers. Il y a du progrès en général, et il y a des bons coups qui se font, mais on est encore loin du compte », dit-il.

Selon lui, il faudrait parler de « violence routière ». « On n’accepte pas, dans notre société, que les gens soient victimes de violence. Mais il y a plus de décès sur la route que pour bien des maladies et bien des situations violentes. C’est le temps d’appeler ça de la violence routière », martèle M. Deslauriers.

Vélo fantôme souhaite d’ailleurs étendre ses activités dans le reste du Québec dans un proche avenir. « La pratique du vélo se multiplie, et il y a des décès un peu partout dans la province », conclut le responsable.

La sécurité, « une priorité », dit Longueuil

L’organisme Vélo fantôme presse la Ville de Longueuil de développer son réseau cyclable, afin d’éviter que d’autres collisions ne surviennent, mais aussi de « prendre exemple sur Montréal et embrasser la Vision zéro ».

D’abord présentée en 2016 sous l’ère Denis Coderre, puis révisée par l’administration de Valérie Plante, cette « Vision zéro » a pour but d’éliminer à terme tous les blessés et les morts routiers à Montréal.

Au cabinet de la mairesse Sylvie Parent, on assure que « la sécurité de tous les usagers de la route est une priorité ». « C’est pourquoi nous investissons chaque année dans le développement et l’amélioration du réseau cyclable, afin de le rendre à la fois plus accessible et plus sécuritaire », dit Alexandra Lapierre, attachée de presse.

En mai 2018, Longueuil annonçait son intention de doubler la taille de son réseau cyclable d’ici 15 ans, en plus d’améliorer les pistes existantes. Un plan de 54 millions avait alors été mis sur pied.

Tensions entre pêcheurs autochtones et non autochtones

Une usine de homard incendiée en Nouvelle-Écosse

Alors qu’on rapporte de vives tensions entre pêcheurs autochtones et non autochtones, un important incendie s’est déclaré dans une usine de homard de Pubnico-Ouest-le-Centre, dans le sud de la Nouvelle-Écosse, dans la nuit de vendredi à samedi.

Plusieurs brigades de pompiers des secteurs environnants sont intervenues pour maîtriser les flammes qui ont détruit le bâtiment situé le long de la route 335, selon Jonathan LeBlanc, du Service de sécurité incendie d’Eel Brook.

Son équipe a reçu un appel vers minuit. « À notre arrivée, nous avons constaté qu’il était impossible d’accéder au bâtiment vu l’ampleur de l’incendie. Nous avons donc sécurisé le périmètre en nous assurant que les flammes ne se propageaient pas aux édifices environnants. » Sur place, on n’a déploré aucun blessé, a-t-il expliqué à La Presse samedi matin.

De 80 à 120 pompiers de huit municipalités se sont efforcés de maîtriser les flammes jusqu’à 4 h.

Le bâtiment a été complètement détruit et les dommages sont considérables, a ajouté M. LeBlanc.

Pierrette d’Entremont-Crimmins, qui habite la rue adjacente, s’est réveillée en sursaut pendant l’intervention des pompiers. « Il ne reste plus rien du bâtiment », a-t-elle résumé, samedi matin.

Le conflit qui s’est intensifié l’inquiète beaucoup « Il y a beaucoup de peur et de frustration parmi le voisinage. On veut juste que ça se règle. Le conflit divise les gens, la violence monte d’un cran et je crains d’autres gestes dangereux ici ou dans d’autres secteurs. »

Un blessé identifié

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) se sont aussi rendus sur place après avoir reçu un appel autour de minuit. La police fédérale a confirmé samedi après-midi qu’un homme luttait pour sa vie dans un hôpital d’Halifax après avoir subi des blessures « potentiellement mortelles » associées à l’incendie.

Il s’agit d’une personne d’intérêt dans le cadre de l’enquête sur cet incendie considéré comme suspect.

L’usine était inoccupée quand l’incendie s’est déclaré et aucun employé n’a été blessé, a confirmé le sergent Andrew Joyce, porte-parole de la GRC.

« L’enquête a révélé qu’il s’agissait d’un incendie de nature suspecte. Les enquêteurs poursuivent leur travail », a-t-il ajouté.

L’endroit visé est un bâtiment où sont entreposés les homards. Dans une vidéo publiée sur Twitter vers 1 h 30, on peut voir les décombres du bâtiment.

Préoccupé par la situation, Perry Bellegarde, chef de l’Assemblée des Premières Nations, a réagi aux évènements en matinée samedi.

« Mon bureau a contacté la GRC et le gouvernement fédéral pour exprimer la profonde inquiétude des Premières Nations. Je demande une enquête complète et exhaustive des autorités. Je surveillerai la situation et ferai le point plus tard dans la journée », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Le conflit entre les pêcheurs de la nation micmaque et les pêcheurs commerciaux non autochtones concernant les droits de pêche s’envenime, comme le rapportait La Presse samedi matin. Des incendies se sont déclarés dans deux endroits où la communauté micmaque entrepose ses prises.

Régimes de retraite

Des policiers réclament 5 millions à Montréal

L’organisme qui gère le régime de retraite des policiers de Montréal se tourne vers les tribunaux. Il réclame pas moins de 5 millions à la Ville, plaidant que celle-ci a failli à ses devoirs en omettant de payer les cotisations patronales d’une caisse de régime de retraite.

Dans une demande introductive en jugement déposée il y a quelques jours en Cour supérieure, que La Presse a obtenue, l’Association de bienfaisance et de retraite des policiers (ABR) affirme que la Ville s’est « accordé, à sa guise, sans droit et en violation de ses obligations contractuelles, un congé de cotisations additionnel totalisant 5 820 114,31 $ ».

Entre les mois de mai et de juin 2019, l’administration municipale aurait « fait défaut » de verser des cotisations à trois reprises, selon le regroupement. Ce dernier dit avoir avisé la Ville, en mai 2019, qu’elle « devait mettre fin à la période de congé de cotisations » totalisant 83 661 000 $ en vertu d’une entente signée entre les deux parties en 2017.

Adjoint au directeur des relations de travail de Montréal, MJean Rochette aurait alors répliqué dans une lettre que la ville-centre « ne verserait aucune cotisation » avant l’épuisement de ces 5 millions de dollars « sous la forme d’un congé de cotisations additionnel ».

Or, l’ABR soutient que cette position est « contraire à l’entente », et dit n’avoir d’autre choix que « d’exiger de la Ville qu’elle paie dans les meilleurs délais » les sommes dues à ses membres. Jointe par La Presse, la Fraternité des policiers de Montréal, qui n’est que « mise en cause » par la procédure judiciaire, affirme qu’elle n’émettra aucun commentaire. Même son de cloche du côté de la Ville et de l’ABR, qui disent toutes deux vouloir respecter l’indépendance des tribunaux et le « dossier judiciarisé » en cours.

Question d’abord « politique »

Experte en gestion métropolitaine et municipale à l’UQAM, la professeure Danielle Pilette rappelle que les enjeux dans ce litige sont « très politiques », en ce sens que le débat découle surtout de la Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal, en vigueur depuis 2014.

« Au moment où cette loi a été adoptée, le régime de retraite des policiers montréalais n’était pas déficitaire. Ce qui avait été plaidé, c’est que ce n’était pas un régime municipal, et qu’il n’était donc pas concerné », souligne la spécialiste.

Elle rappelle qu’en 2017, la loi a été modifiée pour couvrir les policiers de Montréal. « La Ville plaide qu’elle a payé des cotisations d’avance, et elle veut donc un congé. C’est aussi une forme de pression pour se montrer solidaire avec d’autres municipalités et régimes de retraite qui sont dans une moins bonne situation financière », ajoute Mme Pilette.

Celle-ci est toutefois catégorique : Montréal a tout intérêt à régler ce conflit à l’amiable au cours de l’été 2021, avant le prochain scrutin. « Je m’attends à ce que ce soit fait avant les élections municipales, un peu comme l’avait fait Denis Coderre pour les conventions collectives il y a quelques années », illustre la professeure. « Vos policiers peuvent vous faire très mal paraître, et peuvent faire du dommage politique assez important. C’est l’une des marques de commerce d’une ville, qui n’a pas intérêt à générer des conflits sociaux », conclut-elle.

— Avec Louis-Samuel Perron, La Presse

Montréal

Manifestations d’employés de Jean Coutu

Alors que le lock-out au centre de distribution de Jean Coutu à Varennes perdure depuis environ trois semaines, de nombreux employés ont manifesté devant une dizaine de succursales à Montréal. La situation concerne quelque 700 travailleurs, qui « sont à la rue » en pleine pandémie, déplore Thierry Larivière, conseiller à l’information pour la CSN. Les problèmes d’approvisionnement persistent, même pour certains médicaments, souligne le syndicat. Au début du mois, certaines pharmacies Jean Coutu craignaient des approvisionnements insuffisants. « Le Groupe Jean Coutu condamne le comportement du syndicat quand il allègue l’existence de problèmes d’approvisionnement, y compris pour des médicaments. Il n’y a aucune rupture d’inventaire de médicaments », affirme toutefois l’employeur dans un communiqué. « On espère que ça se réglera le plus rapidement possible », poursuit M. Larivière. Pendant la première vague de la pandémie, les employés actuellement touchés étaient considérés comme essentiels, l’importance de leur travail était soulignée et ils ont eu droit à une prime, note-t-il.

— Mayssa Ferah, La Presse, avec La Presse Canadienne

Montréal

Greenpeace prend pour cible le projet GNL Québec

Des membres de Greenpeace ont organisé samedi des actions partout au Canada pour attirer l’attention des dirigeants sur les enjeux environnementaux et leur rappeler leurs promesses. À Montréal, les équipes bénévoles de l’organisme ont pris pour cible le projet GNL Québec. « Ici, nous avons choisi GNL parce qu’il y a un enjeu environnemental majeur avec ce projet. Au Québec, le gouvernement a un préjugé favorable envers le projet. C’est contradictoire avec l’idée d’une relance verte. On nous rit au nez en nous disant que c’est un projet vert », affirme Louis Couillard, chargé de mobilisation pour Greenpeace. Organiser des manifestations est plus difficile en raison des consignes sanitaires, alors que la pandémie prend un grand espace médiatique, soutiennent deux militants de Greenpeace. Ils ont grimpé samedi au petit matin, vers 6 h, sur le toit d’un bâtiment en construction sur le site du campus MIL de l’Université de Montréal pour installer une banderole qui porte l’immense slogan « NON GNL ». Des actions semblables étaient prévues vers 9 h 30 sur l’avenue du Mont-Royal, à Montréal, et dans plusieurs autres villes canadiennes. — Mayssa Ferah, La Presse

Gestes de vandalisme

Le maire d’Oka porte plainte à la SQ

Le maire d’Oka a porté plainte samedi à la Sûreté du Québec (SQ) après que des gestes de vandalisme eurent été commis la nuit précédente contre sa voiture et sa résidence. Il dit s’inquiéter pour sa sécurité et celle de ses proches. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook samedi matin, Pascal Quevillon, images à l’appui, dénonce le fait que la grille et le pare-brise de son camion ont été l’objet de vandalisme. Il ajoute qu’une pierre a aussi été lancée sur sa résidence, brisant au passage le volet de l’une de ses fenêtres. « Je ne peux pas dire que je ne suis pas inquiet pour ma sécurité », lance-t-il, en précisant qu’il a un fils âgé de 12 ans. « Je suis en colère. On ne s’en prend pas au maire, mais à l’individu, sur mon terrain. Pour moi, c’est totalement inacceptable », a réagi l’élu municipal, joint par La Presse. Il se dit aussi « très préoccupé » par ce genre d’actes commis contre lui, et par une éventuelle escalade de ceux-ci. « Ça va être quoi, la suite ? », s’est-il interrogé. Ces actes de vandalisme se sont produits au lendemain de la parution d’une entrevue avec TVA Nouvelles dans laquelle le maire déplorait qu’un Mohawk de Kanesatake ait procédé à la coupe illégale de 12 arbres matures sur un terrain acquis par la municipalité en 2011. M. Quevillon affirme que sa plainte a entraîné l’ouverture d’un dossier relatif au Plan de lutte contre l’intimidation des élus (PLI-Élus), créé il y a quelques années pour inciter les employés de la fonction publique à dénoncer les actes de violence dont ils sont victimes. La SQ, de son côté, souligne qu’elle n’émettra aucun commentaire sur ce dossier, puisqu’il est en cours.

— Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.