Taiwan

« Je suis plein de remords et je voudrais exprimer mes excuses les plus sincères. »

— Lee Yi-hsiang, employé de maintenance dont le camion qui a glissé est à l’origine de la pire catastrophe ferroviaire à Taiwan depuis des décennies. La collision de vendredi a tué au moins 51 personnes et en a blessé plus de 190. (AFP)

Indonésie et Timor oriental

Des inondations font au moins 70 morts

Plus de 70 personnes ont péri et des dizaines d’autres sont toujours portées disparues dans les inondations et les glissements de terrain en Indonésie et au Timor oriental, ont annoncé lundi (heure locale) des responsables locaux. « On dénombre 55 morts, mais ce bilan continue d’évoluer, d’autant que 42 personnes sont toujours portées disparues », a déclaré à la presse Raditya Jati, porte-parole de l’agence indonésienne de gestion des catastrophes. Au moins 16 personnes ont trouvé la mort au Timor oriental, selon un responsable timorais. Des inondations et crues soudaines provoquées par des pluies torrentielles ont semé le chaos sur les îles situées entre Florès, en Indonésie, et le Timor oriental, poussant des milliers de personnes à chercher un abri dans des centres d’accueil. Le déluge et les glissements de terrain qui ont suivi ont fait déborder des réservoirs d’eau, submergeant des milliers de maisons.

— Agence France-Presse

Mozambique

Un nombre « important » de rebelles abattus à Palma

Un nombre « important » de rebelles ont été abattus par les forces mozambicaines dans les opérations visant à reprendre la ville de Palma, tombée aux mains de groupes djihadistes après une sanglante attaque le 24 mars, ont déclaré dimanche les militaires sur place. « Ce n’est pas encore terminé […] mais un nombre important de terroristes ont été abattus », a déclaré le commandant des opérations à Palma, Chongo Vidigal. Il y a 11 jours, des groupes armés ont attaqué la ville portuaire stratégique dans un raid soigneusement préparé. Dans la ville ravagée de 75 000 habitants, dont les premières images depuis l’attaque ont été diffusées à la télévision locale, le responsable militaire a ajouté pouvoir sentir « l’odeur des cadavres des terroristes ». Les images ont montré quelques corps gisant encore dans les rues, des maisons en ruines et des véhicules en cendres. Quelques civils aussi, récupérant de la nourriture. L’attaque, revendiquée par le groupe armé État islamique (EI), a tué officiellement des dizaines de civils, policiers et militaires. Le nombre réel de victimes n’est pas encore connu. 

— Agence France-Presse

Irlande du Nord

« Attaque orchestrée » contre la police lors d’une nuit de violences

La police nord-irlandaise a déclaré dimanche avoir fait l’objet d’une « attaque orchestrée » lors d’une nouvelle nuit de violences dans la province britannique, dans un contexte de tensions exacerbées après le Brexit. Une trentaine de personnes se sont rassemblées samedi à Newtownabbey, en banlieue de Belfast, et « au total, 30 cocktails Molotov ont été jetés sur la police et trois véhicules […] ont été incendiés », a déclaré un responsable de la police nord-irlandaise, Davy Beck, dans un communiqué. « C’était une attaque orchestrée contre la police. » Un homme de 47 ans a été arrêté et demeurait en garde à vue dimanche. Le responsable policier a appelé à l’arrêt des violences. « Personne ne veut retourner à la période sombre où les émeutes étaient monnaie courante dans les rues d’Irlande du Nord », a-t-il dit. Samedi, le ministre britannique chargé de l’Irlande du Nord et la police avaient déjà appelé au calme au lendemain d’évènements violents à Londonderry et dans un quartier loyaliste de Belfast, au cours desquels des policiers ont été blessés.

— Agence France-Presse

Jordanie

L’ex-prince héritier accusé d’avoir déstabilisé le royaume

Le prince Hamza, demi-frère du roi Abdallah II de Jordanie, a tenté de déstabiliser le royaume et de porter atteinte à la sécurité du pays, a affirmé dimanche le vice-premier ministre, tout en annonçant une quinzaine d’arrestations, dont des personnes ayant occupé des postes à responsabilité. Hamza, qui s’est vu retirer le titre de prince héritier en 2004, et les autres suspects ont collaboré avec une puissance étrangère pour « porter atteinte à la sécurité » de la Jordanie, a indiqué le vice-premier ministre Aymane Safadi, lors d’une conférence de presse, sans préciser de quelle puissance étrangère il s’agissait ni les chefs d’accusation retenus. « La sédition a été tuée dans l’œuf », a-t-il assuré. Le prince Hamza avait annoncé samedi soir avoir été « assigné à résidence » dans son palais à Amman. Dans une vidéo transmise à la BBC par son avocat, Hamza a affirmé que le chef d’état-major de l’armée lui avait signifié qu’il n’était « pas autorisé à sortir » de chez lui. Il a nié avoir pris part à un complot, accusant les autorités jordaniennes de « corruption » et d’« incompétence ».

— Agence France-Presse

Inde

Confinement partiel et couvre-feu à Mumbai et ses alentours

L’État indien du Maharashtra, où se situe Mumbai (Bombay), la capitale financière, imposera un confinement de week-end et un couvre-feu à ses 110 millions d’habitants pour faire face à une recrudescence des infections par la COVID-19, ont annoncé dimanche les autorités. L’Inde a enregistré 93 249 nouvelles contaminations dimanche, selon les chiffres du ministère de la Santé, soit la plus forte hausse depuis septembre. À partir de lundi soir, jusqu’à la fin d’avril, un couvre-feu nocturne sera imposé, les rassemblements de plus de quatre personnes seront interdits, et les restaurants, les cinémas, les piscines, les lieux de culte et les espaces publics comme les plages, fermés. Le week-end, seuls les services essentiels seront autorisés. L’activité industrielle n’est, elle, pas limitée, tout comme les tournages à Mumbai, berceau de Bollywood. « En imposant ces restrictions, nous avons pris soin de ne pas bouleverser le cycle économique de l’État », a expliqué le gouvernement du Maharashtra dans un communiqué.

— Agence France-Presse

Royaume-Uni

Un système de passeport sanitaire sera testé

Le gouvernement britannique a indiqué dimanche prévoir tester dès mi-avril en Angleterre un système de passeport sanitaire pour permettre la reprise d’activités très touchées par la pandémie, comme les matchs de soccer et les évènements en salle.

Alors que le Royaume-Uni a commencé à lever progressivement de strictes restrictions en place depuis de longs mois, fort du succès de sa campagne de vaccination, ce projet sera détaillé lundi par le premier ministre, Boris Johnson, qui annoncera également de nouvelles règles pour les vacances à l’étranger, interdites jusqu’au 17 mai au moins.

« Nous faisons tout notre possible pour permettre la réouverture de notre pays […] de la manière la plus sûre possible », a déclaré le dirigeant conservateur dans un communiqué.

Ainsi, une « certification du statut COVID-19 », indiquant qu’une personne a été vaccinée, qu’elle a été déclarée négative au coronavirus ou qu’elle dispose d’anticorps, sera élaborée « au cours des prochains mois » pour permettre des rassemblements de masse. Il ne sera pas exigé dans les transports publics et les commerces essentiels, ni dans les pubs lors de leur réouverture.

Neuf essais pilotes seront lancés dès la mi-avril, notamment pour la demi-finale puis la finale de la Coupe d’Angleterre de soccer au stade de Wembley, lors d’une soirée en boîte de nuit et une conférence à Liverpool.

Le service public de santé travaille à un moyen de montrer son statut grâce à une application ou en format papier, selon Downing Street.

Accueil hostile

Ce projet de passeport sanitaire a été accueilli avec hostilité par plus de 70 députés britanniques de tout l’échiquier politique, qui l’ont jugé « discriminatoire ».

De nombreux pays sont en train de réfléchir à la mise en place d’un passeport sanitaire et certains l’ont déjà lancé. L’Union européenne a présenté en mars un projet de certificat, réclamé par des pays très dépendants du tourisme comme la Grèce, visant à faciliter les déplacements sur son territoire dans la perspective de la saison estivale.

Concernant les voyages à l’étranger, le gouvernement britannique prévoit un système de feu tricolore pour classer les pays selon le degré d’avancement de leur campagne de vaccination, leur taux de contaminations ou la présence de variants. Les destinations vertes seront exemptes de quarantaine au retour, contrairement aux pays orange et rouges.

La liste des pays n’a pas encore été établie.

Plus de 31,4 millions de personnes ont déjà reçu une première dose de vaccin anti-COVID-19 et 5,2 millions ont été totalement vaccinées au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe, avec près de 127 000 morts.

— Agence France-Presse 

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