La citation du jour

« Après vérifications, la Loi électorale a préséance sur la réglementation municipale de Montréal. [...] Il nous est donc permis de croire que la distribution de notre tract est autorisée et parfaitement légale. »

— La CAQ a repris dimanche la distribution de ses tracts électoraux contre la « taxe orange » de QS.

(Tommy Chouinard, La Presse)

Une pancarte électorale en feu à Dollard-des-Ormeaux

Une pancarte du Parti libéral du Québec a été brûlée samedi dans la circonscription Robert-Baldwin, à Dollard-des-Ormeaux. L’évènement s’est produit vers 20 h dans la rue Fredmir. Une pancarte de la candidate du Parti libéral du Québec Brigitte Garceau a été visée. « Ce type de vandalisme arrive parfois lors des campagnes électorales, mais de façon isolée. Ça ne semble pas être plusieurs cas », a indiqué Émilie Charlevoix, cheffe de section au Service de sécurité incendie de Montréal. Le feu a été éteint rapidement par les pompiers et il n’y a pas eu d’autres dommages, a indiqué Mme Charlevoix. En réaction au vandalisme de la pancarte, la cheffe Dominique Anglade a invité dimanche matin les électeurs à « respecter tous les différents partis ».

— Alice Girard-Bossé avec Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Marche pour le climat : Legault et Duhaime seront absents

Les chefs de la Coalition avenir Québec et du Parti conservateur du Québec, François Legault et Éric Duhaime, ne participeront pas à la marche pour le climat prévue à Montréal le 23 septembre. La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, et le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, comptent y être. Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a aussi l’intention d’y aller, mais il n’était pas encore en mesure de confirmer sa présence dimanche. L’évènement, qui aura lieu au lendemain du débat des chefs de Radio-Canada, est organisé par une coalition d’organisations syndicales, communautaires et étudiantes. Au moins 50 000 étudiants et 10 000 travailleurs ont adopté des mandats de grève pour y participer, selon François Geoffroy, porte-parole des Travailleuses et travailleurs pour la justice. Les organisateurs demandent la sortie complète des énergies fossiles en 2030 et une taxation massive pour financer la transition vers des énergies vertes. Ils s’attendent à ce que les chefs qui participent à la marche prennent des engagements en ce sens.

— Mylène Crête, La Presse

Épiceries publiques, coopératives et restauration d’églises

S’il est réélu, François Legault entend donner 470 millions de dollars en quatre ans à des villages pour les aider à avoir des services de proximité. « Ça peut être une épicerie publique, ça peut être une coopérative », a-t-il illustré en conférence de presse à Lotbinière, dimanche. Les villages « n’ont pas l’assiette fiscale pour financer » des services de proximité. « Le gouvernement du Québec, si on ne veut pas fermer nos villages, on a une responsabilité financière », a-t-il plaidé. Quelques heures plus tôt, devant l’église de Saint-Ubalde, dans Portneuf, François Legault a promis de bonifier de 10 millions par année, à compter de 2023, deux programmes qui visent la préservation du patrimoine religieux et la requalification d’églises « excédentaires ». Ces programmes disposent d’une enveloppe totale de 20 millions par année en ce moment.

— Tommy Chouinard, La Presse

Sans masque dans une RPA

L’appel à la prudence en présence de personnes vulnérables à la COVID-19 n’a visiblement pas été entendu par Éric Duhaime et son équipe. Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) a fait une annonce dimanche dans une résidence privée pour aînés où ni lui ni ses candidats ne portaient de masque, deux jours après leur rassemblement monstre au Centre Vidéotron.

« Il n’y a pas de recommandation de la Santé publique », a-t-il fait valoir après avoir été questionné par les journalistes en conférence de presse. « Je sais que les autres candidats des autres partis font aussi campagne pas de masque, donc je pense qu’au Québec, on a beaucoup souffert des mesures sanitaires récentes et les gens présentement profitent de leur liberté. »

« Si on m’avait dit de le mettre, je l’aurais mis, madame, a-t-il ajouté. On leur a demandé quand on est arrivés, et il n’y a personne qui a eu des symptômes non plus. »

Éric Duhaime n’est pas le seul candidat à avoir rendu visite à des personnes âgées sans porter de masque. Celui-ci n’est plus obligatoire dans les résidences privées pour aînés (RPA) depuis le 14 mai lorsqu’il n’y a pas d’éclosion de COVID-19.

La semaine dernière, plusieurs spécialistes, dont le DDavid Lussier, de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, avaient appelé les candidats et les chefs de l’ensemble des partis à faire preuve de prudence en présence de personnes âgées et vulnérables.

« Même si le port du masque n’est plus obligatoire dans les RPA, il devrait être porté par les candidats et leur équipe, a-t-il rappelé sur Twitter dimanche. Un geste simple, signe de respect pour les électeurs, qui peut sauver des vies. »

« Deux poids, deux mesures »

Le chef conservateur a présenté dimanche son plan pour améliorer la vie des aînés dans la salle commune des Résidences Chambertin à Nicolet, deux jours après son rassemblement de mi-campagne où plus de 2500 personnes se sont retrouvées à l’intérieur du Centre Vidéotron. Le Festival d’été de Québec, qui avait attiré des dizaines de milliers de festivaliers sur les plaines d’Abraham, avait généré une forte transmission durant l’été.

Le propriétaire de cette résidence, Sylvain Mercier, a confirmé qu’il n’avait pas demandé le port du masque. « Les gens ici vont au restaurant, vont un peu partout. Est-ce qu’ils sont obligés de mettre un masque au restaurant ? » Il a ajouté que les résidants étaient tous vaccinés plusieurs fois pour être protégés contre la COVID-19.

Peu de temps après la publication d’une première version de cet article, dimanche, Éric Duhaime a accusé la presse de faire preuve de « deux poids, deux mesures » dans sa couverture du PCQ.

De nombreux militants conservateurs s’opposent aux mesures sanitaires et leur chef en fait son cheval de bataille. Il prône la liberté de choix même dans les résidences pour personnes âgées. « Pour nous, les mesures coercitives n’ont pas fait leurs preuves », avait-il déclaré mercredi.

— Mylène Crête, La Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.