Droit au but

Les bals et les « casseux de party »

Quoi que tu fasses, tu auras toujours tort, doivent parfois se dire François Legault et Horacio Arruda. Sur les conseils de la Santé publique, le gouvernement avait d’abord interdit les bals de fin d’études. Devant la déception générale et l’épidémie qui se dégonfle plus vite que prévu, M. Arruda a accepté de réexaminer la question. Mardi, le gouvernement pensait donc annoncer une bonne nouvelle en permettant les bals extérieurs à partir du 8 juillet. Mais c’était sans compter les directions d’école, qui se sont dites « stupéfaites » et ont qualifié l’annonce d’« irréaliste ». On comprend que cela force à revoir les plans. On comprend aussi qu’après une dure année, le milieu scolaire est exténué. Mais qu’attend-on exactement de nos dirigeants ? Le gouvernement n’oblige pas les écoles à tenir des bals : il ne fait que les permettre ! Si vous jugez qu’il est si compliqué de louer un chapiteau et de mobiliser quelques parents et élèves pour organiser cet important rite de passage, passez votre tour. Ce n’est quand même pas le rôle de M. Legault de planifier la logistique et de mélanger le punch (sans alcool). On a beaucoup accusé le gouvernement de paternalisme pendant la pandémie. Il faudra aussi se demander si on n’agit pas parfois comme des enfants en bougonnant alors même qu’il nous accorde une permission.

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