Éthiopie

« Nulle part ailleurs dans le monde nous assistons à un enfer comme au Tigré. »

— Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, commentant le blocus de l’aide humanitaire dans la région éthiopienne en guerre du Tigré. Pour ce natif de la région, il s’agit d’une « insulte à l’humanité ».

Somalie

Un attentat suicide fait des morts et des blessés à Mogadiscio

Plusieurs personnes ont été tuées mercredi dans un attentat suicide à la voiture piégée, revendiqué par les rebelles djihadistes shebabs, dans le sud de la capitale somalienne Mogadiscio, ont indiqué des responsables. Un porte-parole du gouvernement fédéral a déclaré que l’attaque avait fait quatre morts tandis qu’un responsable des services de sécurité en a évoqué « au moins six » et que ce bilan risquait de s’alourdir. L’attaque, qui a eu lieu sur une route animée dans le sud de la capitale, a été revendiquée par les islamistes shebabs, qui ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé des « responsables étrangers ». Cet attentat intervient quelques jours après que les dirigeants somaliens ont conclu un accord pour parvenir à achever, en février, les élections parlementaires, dont les retards répétés ont généré une profonde crise politique dans ce pays instable de la Corne de l’Afrique. Les shebabs, un mouvement lié à Al-Qaïda, cherchent à renverser le fragile gouvernement fédéral somalien, soutenu par la communauté internationale, et contrôlent de vastes territoires dans les zones rurales en Somalie.

— Agence France-Presse

Hong Kong

Ajout de nouvelles infractions à la « sécurité nationale »

Hong Kong va créer une série de nouvelles infractions à la sécurité nationale, a annoncé mercredi la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, à l’occasion de la première session du Conseil législatif. Il est peu probable que ce nouveau projet de loi local ne soit pas adopté, le Conseil législatif étant désormais réservé aux « patriotes » à la suite de nouvelles règles visant à empêcher la présence de toute opposition. La nouvelle législation, qui comprendra une quarantaine d’infractions, viendra compléter la loi draconienne sur la sécurité nationale imposée en juin 2020 par Pékin et qui a permis de museler toute dissidence sur le territoire théoriquement semi-autonome. Ce texte cible la sécession, la subversion, le terrorisme et la collusion avec des puissances étrangères, quatre infractions passibles de la détention à perpétuité.

— Agence France-Presse

Ukraine

L’OTAN et la Russie constatent leurs profondes divergences

L’OTAN et la Russie ont constaté mercredi leurs profondes divergences sur la sécurité en Europe, les Alliés exhortant le président Vladimir Poutine à retirer ses troupes des abords de l’Ukraine et à participer à des pourparlers pour éviter un conflit, lors d’une réunion du conseil OTAN-Russie à Bruxelles. « La discussion n’a pas été aisée », a commenté le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, à l’issue d’une réunion de près de quatre heures au siège de l’Alliance avec Alexandre Grouchko, vice-ministre russe des Affaires étrangères. Même son de cloche pour le diplomate russe. « Nous avons honnêtement, directement, sans détour et sans politiquement correct dit qu’une poursuite de l’aggravation de la situation pouvait avoir des conséquences très lourdes et imprévisibles pour la sécurité européenne », a-t-il martelé. Le secrétaire général de l’OTAN a dit regretter que Moscou ne s’engage pas à ce stade sur les propositions du dialogue. « Le risque d’un nouveau conflit armé est réel. La sortie de crise incombe à la Russie. Elle doit s’engager dans la désescalade », a-t-il fait valoir. — Agence France-Presse

République démocratique du Congo

Des Rwandais fuyant la vaccination débarquent dans une île

Une centaine de Rwandais sont arrivés ces derniers jours en République démocratique du Congo (RDC) en affirmant fuir la vaccination contre la COVID-19, souvent obligatoire dans leur pays, a-t-on appris mercredi de sources locales. Ils sont venus par petits groupes en pirogues dans le sud de l’île d’Idjwi, située sur le lac Kivu, frontalier du Rwanda et de la RDC, où les autorités cherchent toutefois à identifier formellement leur profil et les raisons de leur venue : « 101 de ces personnes avaient été recensées mardi par la chefferie [entité administrative] de Ntambuka », a précisé Idée Bakalu, président honoraire de la mutualité des ressortissants d’Idjwi vivant à Bukavu, chef-lieu de la province congolaise du Sud-Kivu. Esther Muratwa, présidente de la société civile d’Idjwi, a pour sa part chiffré leur nombre à 123. M. Bakalu a précisé que les autorités de la chefferie avaient entamé des « démarches pour ramener ces gens chez eux ». — Agence France-Presse

Yémen

L’ONU a besoin de 4 milliards de dollars pour aider la population

L’Organisation des Nations unies (ONU) aura besoin en 2022 d’environ 4 milliards de dollars pour venir en aide à 16 millions de personnes au Yémen, pays en guerre depuis plus de sept ans, a déclaré Ramesh Rajasingham, chef adjoint du département des Affaires humanitaires de l’ONU, au Conseil de sécurité de l’ONU, mercredi. « La plus grosse contrainte en ce moment est le financement » de l’aide humanitaire, a-t-il précisé, en déplorant que le plan de réponse établi l’an dernier n’avait été financé qu’à hauteur de 58 %. Il a indiqué que ce montant a été le plus bas financé depuis 2015, date de l’entrée en guerre, pour soutenir le gouvernement yéménite, de l’Arabie saoudite à la tête d’une coalition arabe. Ces derniers mois, le Yémen a connu une recrudescence des violences, les rebelles houthis multipliant les frappes de missiles et de drones vers le sud du royaume saoudien voisin, alors que la coalition a intensifié les raids aériens ciblant leurs positions au Yémen.

— Agence France-Presse

Nigeria

Au moins 18 morts dans l’attaque d’un village

Au moins 18 personnes sont mortes mardi soir et des dizaines de maisons ont été incendiées lors de l’attaque du village d’Ancha, dans l’État du Plateau, dans le centre du Nigeria, ont indiqué un habitant et le responsable d’une association locale. « J’ai participé à l’évacuation des corps, a ainsi affirmé le villageois Dickon Auta au téléphone. De nombreuses autres personnes ont été blessées durant l’attaque et sont prises en charge et soignées dans le dispensaire local », a-t-il ajouté. Dans un communiqué, Davidson Malison, le responsable de l’association de la communauté Irigwe, dont fait partie le village d’Ancha, a accusé les éleveurs peuls d’être à l’origine de l’attaque, mais l’association locale des éleveurs peuls a réfuté les accusations émises contre sa communauté. Cette attaque est la dernière d’une longue série dans cette région, théâtre depuis des années d’affrontements entre éleveurs musulmans et agriculteurs chrétiens pour l’accès à la terre.

— Agence France-Presse

Grèce

Douleurs et tensions au premier procès #metoo

Un entraîneur de 38 ans, accusé du viol d’une jeune mineure de 11 ans au sein de la fédération grecque de voile, a nié les faits, mercredi, devant la cour pénale d’Athènes, à l’ouverture du premier procès #metoo en Grèce, dans une ambiance « tendue » et « douloureuse ».

Sur le banc des accusés, l’entraîneur Triantafyllos Apostolou a plaidé non coupable, considérant que ses relations sexuelles avec la mineure étaient consenties.

Apostolou est accusé de viol en série, d’agressions sexuelles sur mineur et de détournement de mineur de 2010 à 2013, alors que sa victime présumée avait entre 11 et 13 ans. Il encourt jusqu’à 20 ans de prison.

« Systématiquement violée »

La plaignante a confié avoir eu plusieurs rapports sexuels non consentis avec son entraîneur d’alors, de 18 ans son aîné.

Dans une entrevue avec la chaîne grecque ANT1 TV, mardi, elle a déclaré avoir été « systématiquement violée » par l’accusé, qui l’avait « physiquement et verbalement agressée » depuis l’âge de 9 ans.

« Cela m’a pris 10 ans pour comprendre qu’un enfant n’est pas en faute », a-t-elle confié.

Aujourd’hui âgée de 21 ans, la jeune femme sera appelée à la barre le 26 janvier, à la reprise des débats, lors d’une audience à huis clos afin de protéger « sa vie privée », a décidé la cour mercredi sur requête de la partie civile.

« C’est un processus douloureux qui ne fait que commencer », a dit la jeune femme, en sortant du tribunal, entourée de sa famille.

Une affaire emblématique

Cette affaire emblématique fait partie des nombreuses dénonciations d’agressions sexuelles depuis que la médaillée d’or de voile Sofia Bekatorou, qui sera ultérieurement appelée à la barre comme témoin, a brisé le tabou en décembre 2020, en accord avec la victime, déclenchant le mouvement #metoo en Grèce.

S’exprimant à sa sortie sur la télévision publique ERT, elle a salué « le courage de la jeune femme » et promis de « rester à ses côtés » pour la soutenir.

— Agence France-Presse

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