Les profits de Loto-Québec dégringolent

Loto-Québec a déclaré un bénéfice net en chute libre vendredi, lors de la publication de son rapport annuel. La société d’État a enregistré des profits de 457,6 millions pour l’exercice se terminant le 31 mars, soit près du tiers du 1,35 milliard généré un an plus tôt. En conséquence, le dividende versé à son actionnaire, le gouvernement du Québec, a été de 432,6 millions, par rapport à 1,32 milliard lors de l’exercice 2020. Dans l’ensemble, les revenus ont presque été sabrés de moitié, passant de 2,74 milliards à 1,41 milliard. La baisse est principalement attribuable au secteur des casinos et à celui des établissements de jeu qui ont été durement touchés par la pandémie. — La Presse Canadienne

Agriculture, Exceldor et G7

Quelques nouvelles économiques du jour

Ottawa accorde 165,7 millions aux fermes agricoles

Les consommateurs auront plus de chances de trouver des aliments produits de façon écologique dans les épiceries au cours des prochaines années. La ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a annoncé vendredi une dépense de 165,7 millions pour moderniser l’équipement agricole. Le nouveau Programme des technologies propres en agriculture comporte deux volets de financement. Le volet « adoption » aidera les agriculteurs et producteurs agricoles à adopter des technologies qui favorisent la diminution des gaz à effet de serre. Les producteurs désirant bénéficier de l’appui du gouvernement fédéral pour adapter leur ferme pourront demander un soutien financier qui couvrirait jusqu’à 75 % des coûts d’un projet de plus de 50 000 $ s’ils font partie d’une organisation sans but lucratif. Quant au volet « recherche et innovation », il soutiendra la recherche, le développement et la commercialisation de technologies propres en agriculture.

— La Presse Canadienne

Nomination d’une médiatrice dans le conflit chez Exceldor

La nomination d’une médiatrice par le ministre du Travail, Jean Boulet, pour régler le conflit de travail à l’usine de transformation de volaille d’Exceldor à Saint-Anselme est bien reçue par la direction et les syndiqués. « Cette nomination est accueillie avec d’autant plus d’espoir considérant que les négociations sont au point mort depuis le 25 mai dernier, a indiqué la direction d’Exceldor coopérative dans un communiqué. La coopérative espère sincèrement que les séances prévues durant la fin de semaine produiront l’effet escompté et qu’elles permettront de dénouer l’impasse. » De son côté, Roxanne Larouche, porte-parole du Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), dit espérer que l’employeur s’assoie à la table des négociations. « Nous, on est prêts, on l’a toujours été. » Selon le syndicat, les salaires et les assurances comptent parmi les principaux points de mésentente. Exceldor affirme que, depuis le début du conflit, près de 200 000 poulets ont été euthanasiés, faute de pouvoir être transformés, et 300 000 de plus s’ajouteront d’ici la fin de la journée dimanche. L’entreprise, dont l’usine de Saint-Anselme, dans la région de Chaudière-Appalaches, transforme 1 million de volailles par semaine, calcule que près de 400 000 poulets seront euthanasiés chaque semaine s’il n’y a pas de règlement.

— Nathaëlle Morissette, La Presse

Le G7 se penche sur l’impôt minimum mondial

Le G7 Finances s’est ouvert vendredi à Londres, avec en priorité au programme le projet d’impôt minimal mondial ravivé par l’administration du président des États-Unis, Joe Biden, et qui reçoit un soutien commun des grandes puissances européennes. Le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a estimé que la proposition d’un seuil mondial de 15 % pour l’impôt sur les sociétés représentait un « minimum ». Ce taux, proposé par les États-Unis, « c’est un minimum, pour nous, c’est un point de départ », a déclaré M. Le Maire. La réunion des ministres des Finances du G7 ce samedi laisse espérer un engagement vers un impôt mondial minimum et une meilleure répartition des recettes fiscales provenant des multinationales, particulièrement les géants du numérique. Les membres du G7 (Royaume-Uni, France, Italie Canada, Japon, Allemagne, États-Unis) veulent parvenir à une réforme mondiale de l’impôt sur les sociétés dans l’esprit des travaux engagés au sein de l’OCDE.

— Agence France-Presse

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