Testé Écouteurs TWS i12

Piège à son

Les TWS i12 ressemblent à des AirPods, utilisent la même prise Lightning pour la recharge et promettent les mêmes fonctions pour moins de 50 $. Trop beau pour être vrai ? Effectivement. Vous les retournerez après quelques heures ou les rangerez à jamais dans le fond d’un tiroir.

On aime

Sur les photos affichées sur des sites connus comme Amazon ou Best Buy, les TWS i12 ressemblent à s’y méprendre à des AirPods. Sauf qu’au lieu d’être vendus 219 $, on les trouve à des prix pouvant aller jusqu’à 49,99 $, plus souvent au rabais autour de 20 $.

Et une fois la boîte ouverte, ils ressemblent effectivement à des AirPods, avec la même forme caractéristique en forme de putter de golf qui s’insère si bien dans l’oreille.

Ces TWS i12 se rechargent dans un étui qui, surprise, se branche à la prise la plus utilisée dans les produits Apple, la Lightning. C’est une nouveauté, les autres imitations du genre dont nous avons traité en janvier 2019 utilisaient la prise microUSB. Il faut environ une heure pour recharger complètement l’étui.

Deuxième surprise : quand on veut les connecter à un iPhone, en appuyant sur le petit bouton blanc de l’étui après avoir sorti les écouteurs, l’écran du téléphone les prend effectivement pour des AirPods. Nous les avons ainsi appariés sans problème à un iPhone, puis à un appareil Android.

Et c’est une voix en anglais, même si le manuel est à moitié écrit en chinois, qui nous confirme que le pairage a bien été effectué.

Tout comme les AirPods, on dispose de plusieurs commandes en tapotant l’un ou l’autre des écouteurs. Un coup, on répond à un appel ou on met la musique sur pause. Deux coups à droite, on avance la chanson, deux coups à gauche, on la recule. On peut théoriquement monter ou baisser le volume ou arrêter un appel téléphonique avec d’autres combinaisons.

On aime moins

Sortez le carnet, la liste est longue. Le premier défaut évident, et on le sent dès le premier bip, c’est le son absolument affreux qui sort de ces écouteurs. Aucune basse, des moyennes et hautes fréquences mal définies, bref un son « cacanne » à peine meilleur que des écouteurs filaires à 5 $ qu’on trouve dans certains magasins.

Ils ressemblent à des AirPods, mais il suffit de les prendre en main pour constater qu’ils sont très légers. La coque en plastique bon marché contient manifestement beaucoup de vide et ne semble pas solide du tout.

Leur autonomie est minimale. Les nôtres sont passés de 100 % à 0 % en 2 h 15 min, et l’étui les a rechargés trois fois avant de se vider lui-même.

La seule commande qui fonctionne bien, c’est le petit coup pour arrêter ou reprendre la musique. Toutes les autres combinaisons réagissent de manière imprévisible, le pauvre écouteur n’ayant manifestement pas la sensibilité pour faire la différence entre deux ou trois coups, ou un toucher prolongé.

Répondre à un appel avec ces écouteurs est tout un pari. Il faut s’y reprendre trois ou quatre fois, et on a droit à un son qui vous donnera mal aux oreilles après une minute. L’interlocuteur, lui, aura l’impression que vous parlez dans une bouteille tellement le micro est de mauvaise qualité.

On n’est pas surpris que le fabricant OEM – si c’est bien lui, nos recherches n’étant pas concluantes à ce sujet – n’ait pas conçu d’application mobile. Le manuel, dans sa portion anglaise, est souvent incompréhensible, avec des phrases comme « l’oreille gauche l’oreille droite touche la position, touche 1 pour répondre à l’appel, l’écouteur gauche touche deux fois et le volume diminue »...

On achète ?

Non, jamais en 100 ans ! Même au rabais à 20 $, ces écouteurs sont d’une qualité désolante, une tentative grossière d’attirer les amateurs d’AirPods qui espèrent réaliser des économies. Et qui vont plutôt se retrouver avec des écouteurs Bluetooth dont ils ne voudront plus après quelques minutes.

Passez votre chemin si une pub pour ces écouteurs apparaît sur votre écran de téléphone ou votre ordinateur. On leur accorde un point – sur cinq – parce qu’ils ne sont pas totalement dysfonctionnels.

TWS i12

Fabricant : OEM

Prix : entre 21,99 $ et 49,99 $

Note : 1 sur 5

Techno

Clins d’œil technologiques

Alloprof

Bien avant la pandémie, un organisme comme Alloprof multipliait les bonnes idées pour aider les élèves en ligne. Trois nouveaux outils y ont été lancés cette semaine, qui rendent les études virtuelles un peu plus sympathiques. Le premier est d’une simplicité totale : il s’agit d’une minuterie pour les devoirs, facile à régler, qui affiche un sablier et lance une alerte douce quand le temps est écoulé. Potager en péril est un petit jeu vidéo dans le pur style Mario Bros. On contrôle une carotte qui doit sauver son potager en mettant la main sur des déterminants, des noms, des verbes. Réaction solitaire, enfin, est un jeu de chimie. Adorable, et accessible sur le web et avec les appareils mobiles.

Cybercarte des prix

Une équipe de chercheurs d’une firme de cybersécurité, Privacy Affairs, a publié plus tôt ce mois-ci une carte de prix pour le moins inusitée, celle des comptes piratés revendus sur le dark web. Grosso modo, en ce qui concerne les réseaux sociaux, plus les serveurs de l’entreprise sont bien protégés, plus les comptes piratés valent cher. Gmail trône en haut de la liste, avec un prix de 80 $US par compte. Facebook suit, avec une valeur de revente de 65 $US, comparativement à 45 $US pour Instagram et 35 $US pour Twitter. Fait curieux, un compte de réseau social piraté vaut plus cher qu’une carte de crédit clonée avec son NIP : une Visa, par exemple, se vend 25 $US.

Returnal

Peut-on détester un jeu tout en admettant que ce soit du grand art ? C’est la grande question qu’on se pose après avoir essayé la plus récente exclusivité pour la P55, Returnal. Ce jeu de tir spatial à la troisième personne est envoûtant et d’une facture graphique époustouflante, utilisant à plein les capacités de la nouvelle génération de consoles. Mais son style « roguelike », avec ses combats perdus d’avance, sa génération aléatoire de tableaux et surtout ses retours à la case départ après chaque mort, est terriblement frustrant. Nouvelles armes efficaces, récompenses ramassées sur le terrain, améliorations en tout genre, vous perdez presque tout chaque fois. Un jeu fascinant, mais de toute évidence pas pour tous.

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