Alain Bellemare, Louis Morissette et Tesla

Alain Bellemare engagé par Delta

Alain Bellemare vient d’être engagé comme président international chez Delta, le plus important transporteur américain. Remercié de Bombardier en mars 2020, l’ex-dirigeant a été maintes fois critiqué à cause de sa généreuse rémunération et de la décroissance du fleuron québécois. L’annonce de cette embauche par Delta a été faite dans une lettre interne du PDG de la compagnie aérienne, datée du 13 janvier, et publiée ensuite sur Twitter par un journaliste spécialisé. « Ayant une vaste expérience internationale comme dirigeant d’une organisation aérospatiale de plusieurs milliards dollars, Alain dirigera notre portefeuille d’investissements internationaux en étroite collaboration avec nos partenaires alors qu’ils se remettent d’une pandémie », écrit Ed Bastian, PDG de Delta Air Lines. Âgé de 59 ans, Alain Bellemare entre en poste chez Delta alors que l’industrie de l’aviation est en crise. Un type de défi qu’il connaît. À la tête de Bombardier de 2015 à 2020, son mandat consistait à redresser la multinationale et à alléger sa lourde dette, mais celui-ci s’est plutôt soldé par une décroissance.

— Isabelle Dubé, La Presse

Louis Morissette au C.A. d’Investissement Québec

L’humoriste, scénariste, comédien et producteur québécois Louis Morissette a été nommé mercredi « membre indépendant » du conseil d’administration d’Investissement Québec, organisme gouvernemental chargé de favoriser les investissements locaux et étrangers dans la province. C’est le cabinet du premier ministre François Legault lui-même qui a annoncé cette nomination, à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres en après-midi. Titulaire d’un baccalauréat en marketing et commerce international, Louis Morissette est un comédien bien connu du public québécois. Il est également président et fondateur des Productions KOTV, qui a notamment produit la série Plan B, et est marié à l’animatrice Véronique Cloutier. Le président-directeur général d’A. Lassonde Inc., Jean Gattuso, a lui aussi été nommé membre du conseil d’administration d’Investissement Québec. Des données gouvernementales datant de l’an dernier indiquent que les salaires annuels des membres oscillent entre 16 000 $ et près de 35 000 $. — Henri Ouellette-Vézina, La Presse

Tesla rappelle 158 000 voitures

L’agence américaine de la sécurité routière, NHTSA, demande à Tesla de rappeler 158 000 voitures aux États-Unis pour un problème de sécurité lié à l’épuisement de mémoire de l’ordinateur de bord et en particulier du système d’infodivertissement. Les voitures concernées sont les berlines Model S fabriquées entre 2012 et 2018 et les 4X4 de ville Model X produits de 2016 à 2018, selon une lettre adressée au constructeur de véhicules électriques rendue publique mercredi. —  Agence France-Presse

Le déficit budgétaire américain à un niveau record

La hausse des dépenses publiques liées à la crise de la COVID-19, notamment les allocations versées aux chômeurs, a fait bondir le déficit budgétaire des États-Unis à un niveau record entre octobre et décembre, selon les données publiées mercredi par le Trésor. Sur cette période, qui correspond au premier trimestre de l’exercice budgétaire 2021, les finances publiques ont nettement dérapé : le déficit a augmenté de 61 % par rapport à la même période l’an passé, pour atteindre 573 milliards de dollars, un montant jamais vu sur un trimestre. Les recettes sont certes restées sensiblement identiques, à 803 milliards de dollars, mais les dépenses ont augmenté de 18 %, à près de 1,4 milliard, un niveau record là aussi. En données corrigées des variations saisonnières, la hausse du déficit est de 57 %, et celle des dépenses est de 17 %. Les dépenses du département du Travail ont explosé, à 80 milliards de dollars contre seulement 5 milliards au premier trimestre de l’exercice 2020. Ce bond reflète la forte augmentation de l’enveloppe destinée aux indemnités versées aux demandeurs d’emploi. — Agence France-Presse

Pas de nouvelle prime de confinement chez Olymel

Olymel n’a pas l’intention de réinstaurer une « prime de confinement » pour ses travailleurs, comme l’a demandé le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, affilié à la FTQ. La semaine dernière, les TUAC, qui représentent des milliers de travailleurs dans l’alimentation, ont adressé une lettre à plusieurs grands employeurs, comme Provigo, Metro et Olymel, pour leur demander d’instaurer de nouveau une « prime de confinement » pour leurs travailleurs essentiels. Une telle prime, généralement de 2 $ l’heure, avait été momentanément versée, le printemps dernier. Mais, dans bien des entreprises, elle avait été abolie en juin. Jointe mercredi, la direction d’Olymel a fait savoir qu’elle n’avait pas l’intention de réinstaurer cette prime. L’entreprise estime avoir fait un effort financier « suffisant » en versant une prime à ses employés rémunérés sur une base horaire, du 23 mars au 23 juin. « C’était un effort financier considérable », a commenté Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel. Il fait valoir que ces travailleurs ont un salaire de base de 19,89 $ l’heure, en moyenne.

— La Presse Canadienne

Les pétrolières devraient hausser leurs dépenses

L’Association canadienne des producteurs pétroliers s’attend à un rebond de 3,36 milliards des dépenses en immobilisations de l’industrie canadienne cette année, par rapport aux dépenses restreintes de 2020. Selon l’ACPP, les intentions de dépenses de ses membres devraient augmenter de 14 % pour atteindre environ 27,3 milliards cette année. Cela se compare à des investissements totaux d’environ 24 milliards en 2020. En juin, l’association estimait que les dépenses de 2020 s’établiraient à 23,3 milliards, une révision à la baisse par rapport à sa prévision de janvier, qui visait environ 37 milliards. Ce revirement de situation était attribuable à la mise en place de mesures pour contrer la pandémie de COVID-19, mais aussi à une guerre de prix que se sont livrée la Russie et l’Arabie saoudite, laquelle a entraîné une forte baisse du prix du cours du brut. Les dépenses dans le secteur affichent une tendance à la baisse depuis 2014, année où les investissements avaient atteint 81 milliards. La plupart des dépenses supplémentaires cette année sont prévues en Alberta et en Colombie-Britannique, tandis que les chiffres en Saskatchewan annoncent une amélioration modeste et que les investissements dans le Canada atlantique devraient rester stables par rapport à 2020.

— La Presse Canadienne

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.