Panne généralisée

Les conséquences d’un calendrier condensé commencent à se faire sentir

Le Canadien ne marque pas, et ça commence à peser sur le moral de bien du monde… y compris Jesperi Kotkaniemi et Eric Staal.

Au lendemain d’une solide raclée subie face aux Maple Leafs de Toronto en plein Centre Bell, ce sont ces deux joueurs-là qui ont été les heureux élus pour aller répondre aux questions, jeudi au Centre Bell, à la suite de la traditionnelle photo d’équipe.

On se demande si Kotkaniemi et Staal ont fini par sourire devant l’appareil photo, parce que ça ne souriait pas fort lors de la période des questions en après-midi.

Kotkaniemi, en particulier, a reconnu que les contraintes du calendrier actuel commençaient à lui peser.

« C’est dur, mentalement, de jouer aussi souvent. C’est presque un match tous les deux jours depuis deux mois maintenant, alors… il faut juste trouver une façon. »

— Jesperi Kotkaniemi

« Je me sens mieux depuis cinq matchs, mais j’ai dû passer du canapé à l’aréna rapidement et ça n’a pas été facile… », a pour sa part confié Staal.

Non, ça n’a pas été facile, et avec cette équipe, de toute façon, il n’y a jamais rien de facile.

Il suffit de rappeler ici que le Canadien a marqué seulement sept buts à ses quatre derniers matchs, ce qui fait beaucoup de monde en panne en même temps.

Kotkaniemi, qui pourrait amorcer le match de ce vendredi soir au Centre Bell à la gauche du premier trio, celui de Phillip Danault et de Josh Anderson, n’a pas marqué à ses 16 derniers matchs, et son dernier but remonte au 30 mars. Staal a disputé 14 matchs avec le Canadien depuis son acquisition le 26 mars, et il n’a que deux buts au compteur.

Ils ne sont pas les deux seuls à en arracher ces jours-ci dans ce maillot-là, bien sûr, mais ils représentent chacun une partie du problème. Kotkaniemi fait partie de ces jeunes joueurs dont on attendait plus (Nick Suzuki peut sans doute être inclus dans cette discussion), et Staal représente les vétérans du club qui ont été amenés ici pour des raisons de leadership avant tout… mais qui ne contribuent pas grand-chose à la feuille de pointage.

L’entraîneur-chef Dominique Ducharme a tenu à dire que Kotkaniemi a fait des progrès cette saison (« pour un jeune joueur, le plus difficile, c’est la constance », a-t-il rappelé), et que Staal, bien que peu productif, sert quand même à quelque chose.

« Je ne pense pas qu’il pourrait avoir le même genre de saison qu’il avait au début de sa vingtaine. Mais on peut le voir autour du filet : il a cette expérience, ces habiletés pour compléter des jeux. »

— Dominique Ducharme, à propos d’Eric Staal

« C’est la même chose un peu avec Corey Perry… Il a déjà marqué 50 buts. On ne s’attend pas à ce qu’il puisse faire ça aujourd’hui, mais on sait qu’il peut contribuer à des moments précis », a dit l’entraîneur.

Pas de renfort imminent

En attendant que tout ce beau monde puisse retrouver ses repères, le Canadien devra continuer à se débrouiller sans quelques noms d’importance, dont le gardien Carey Price, victime d’une commotion cérébrale lors d’un match face aux Oilers à Edmonton le 19 avril.

Price a repris l’entraînement en gymnase et pourrait, selon Dominique Ducharme, revenir sur la glace dans les prochains jours, mais la date de son retour au jeu demeure inconnue.

Tomas Tatar et Paul Byron, eux, doivent encore composer avec des blessures. « Rien de longue durée, mais ça ne s’annonce pas bien pour les deux prochains matchs », a admis Ducharme à leur sujet.

Avec tout ça, on pourrait avoir droit à des trios assez spectaculaires vendredi soir lors de la visite des Jets de Winnipeg, dont un quatrième trio composé de Staal, Perry et Michael Frolik.

Une chance que Cole Caufield sera là pour faire baisser la moyenne d’âge.

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