COVID-19

« Les jeunes ne sont pas invincibles. »

— Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, qui a ajouté qu’ils étaient dans certains pays trop nombreux à « baisser la garde », entraînant une hausse de la transmission du virus. (AFP)

Brésil

La femme de Jair Bolsonaro positive à la COVID-19

Michelle Bolsonaro, femme du président du Brésil, a été déclarée positive au coronavirus, a annoncé jeudi la présidence, quelques jours après que Jair Bolsonaro eut indiqué être rétabli de sa propre contamination. La première dame, âgée de 38 ans, « est en bonne santé ». Jair Bolsonaro, 65 ans, avait annoncé le 7 juillet être infecté par le coronavirus, qu’il a longtemps qualifié de « petite grippe », mais qui a tué plus de 90 000 personnes au Brésil. Michelle Bolsonaro avait indiqué quatre jours plus tard avoir fait un test négatif. Le chef de l’État a observé une quarantaine dans sa résidence officielle de Brasília. Il a réaffirmé plus que jamais sa foi inébranlable dans l’hydroxychloroquine, traitement très contesté par les scientifiques et qui peut avoir des effets secondaires graves. Jeudi, pour la première fois en trois semaines, Jair Bolsonaro a pu faire un voyage hors de la capitale et s’est rendu dans l’État nordestin du Piauí. Il a été entouré de nombreux sympathisants et a retiré à plusieurs reprises son masque. Jeudi également, la contamination d’un cinquième ministre du gouvernement Bolsonaro a été annoncée, celle du titulaire des Sciences et de la Technologie, Marcos Pontes.

— Agence France-Presse

États-Unis

Le policier qui a tué Michael Brown ne sera pas accusé

Le plus haut procureur du comté de St. Louis a annoncé jeudi qu’il ne porterait pas d’accusations contre l’ancien policier qui a tué Michael Brown en 2014 à Ferguson, au Missouri. Il y a près de six ans, un grand jury avait refusé d’inculper Darren Wilson, le policier blanc qui avait abattu Michael Brown, un jeune Afro-Américain de 18 ans. Les défenseurs des droits civils et la mère du jeune homme espéraient que le procureur Wesley Bell, premier procureur noir du comté, rouvrirait le dossier après son arrivée en poste en janvier 2019. M. Bell a annoncé sa décision jeudi après avoir discrètement réexaminé l’affaire. Affirmant que son annonce était « l’une des choses les plus difficiles [qu’il] ait eu à faire », le procureur a expliqué qu’après avoir étudié pendant cinq mois les déclarations de témoins, les rapports médicolégaux et d’autres preuves pour déterminer si son bureau pouvait prouver que l’ex-agent Wilson avait commis un meurtre ou un homicide involontaire coupable, son bureau était arrivé à la conclusion qu’il n’y avait aucun moyen de le prouver.

— Associated Press

NASA

Malgré quelques pépins, Perseverance en route vers Mars

La NASA a lancé jeudi vers Mars son robot mobile Perseverance, conçu pour découvrir des traces de vie ancienne sur la planète rouge, et l’agence spatiale américaine s’est montrée rassurante sur le bon déroulement du voyage, qui doit durer sept mois, malgré quelques difficultés techniques rencontrées après le décollage. Le rover est le plus sophistiqué jamais envoyé par la NASA sur Mars : il emporte un mini-hélicoptère qui tentera le premier vol d’un appareil sur une autre planète, un système qui doit permettre de tester la production d’oxygène sur place, et des micros qui pourraient être les premiers à enregistrer du son martien. Bref moment de frayeur, toutefois : la NASA a rapporté des délais anormaux dans les communications avec le vaisseau et affirmé que celui-ci s’était placé en « mode sans échec », ce qui signifie qu’il n’utilisait plus que ses fonctions essentielles. En cause : probablement une température plus froide que prévu lorsque le vaisseau est passé dans l’ombre de la Terre. S’il arrive intact, le 18 février 2021, Perseverance sera seulement le cinquième rover à réussir le voyage depuis 1997.

— Agence France-Presse

Afghanistan

Au moins 17 morts dans un attentat à la voiture piégée

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 17 morts et 21 blessés jeudi soir au sud de Kaboul, la capitale afghane, selon des responsables et un soignant, quelques heures à peine avant le début d’un cessez-le-feu. « La plupart des victimes étaient des civils […] dans un lieu bondé où les gens étaient venus faire des courses », a précisé le porte-parole du gouverneur de Logar, Dedar Lawang. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Tariq Arian, a quant à lui confirmé l’attentat, mais dénombré 8 morts et 30 blessés. Celui-ci n’a pour l’instant pas été revendiqué, et, selon le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid, il « n’a rien à voir » avec les insurgés. Ces derniers se sont engagés à observer une trêve de trois jours avec le gouvernement afghan qui doit commencer ce vendredi matin. Ce cessez-le-feu représente une étape cruciale en vue d’une possible ouverture de pourparlers inédits entre les talibans et Kaboul, qui pourraient mettre fin à des décennies de conflit.

— Agence France-Presse

États-Unis

Pompeo invoque la mort de Russes en Syrie pour prouver la fermeté de Washington

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, sous pression pour expliquer l’apparente inertie des États-Unis face à des menaces de la Russie contre leurs soldats en Afghanistan, a invoqué jeudi la mort de 300 Russes en Syrie pour démontrer la fermeté de Washington.

Lors d’une audition parlementaire, le secrétaire d’État a été interrogé à plusieurs reprises par des sénateurs démocrates sur l’affaire des « primes russes », à savoir la certitude du renseignement américain, rapportée par plusieurs médias, que la Russie a payé des récompenses à des talibans pour tuer des soldats américains en Afghanistan.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a dit cette semaine qu’il n’avait « jamais évoqué » cela avec son homologue russe Vladimir Poutine lors de ses récents entretiens téléphoniques. Il a une nouvelle fois minimisé, voire balayé, ces informations.

Mike Pompeo n’a pas affirmé clairement s’il avait lui-même évoqué cette affaire avec son propre homologue russe Sergueï Lavrov.

« Je peux assurer au peuple américain que chaque fois que j’ai parlé avec le ministre des Affaires étrangères, [Sergueï] Lavrov, j’ai soulevé les questions qui mettent en danger les intérêts américains, qu’il s’agisse de nos soldats sur le terrain en Syrie, de nos soldats sur le terrain en Afghanistan, ou de ce qui se passe en Libye », a-t-il éludé.

Pressé de questions sur l’attitude de Donald Trump, il a fini par dire : « Je ne pense pas qu’il ne fasse aucun doute dans l’esprit de tous les dirigeants russes, y compris Vladimir Poutine, que les États-Unis s’attendent à ce qu’ils ne tuent pas d’Américains. »

« Je peux vous assurer que les 300 Russes qui étaient en Syrie, qui ont menacé l’Amérique et qui ne sont plus de ce monde comprennent cela aussi », a-t-il ajouté.

Frappes aériennes en 2018

Mike Pompeo n’a pas dit à quel incident il faisait référence, mais de nombreuses informations ont fait état de frappes aériennes qui ont tué des Russes en février 2018 près de la ville syrienne de Khasham.

Le quotidien New York Times, qui a révélé l’affaire des primes, a écrit que Moscou entendait peut-être riposter à ces frappes ayant tué des centaines de combattants pro-Damas, ainsi que de nombreux mercenaires russes.

La Russie soutient militairement le régime du président syrien Bachar al-Assad.

— Agence France-Presse

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