Roland-Garros

Nadal et Djokovic ont rendez-vous

Paris — Trop forts ! Ni Diego Schwartzman ni Matteo Berrettini n’ont pu empêcher mercredi les retrouvailles des ogres Rafael Nadal et Novak Djokovic en demi-finales de Roland-Garros, un stade du tournoi que ne retrouvera pas la lauréate de 2020 Iga Świątek.

« Nous y voilà » : comme le dit Djokovic, le duel tant attendu depuis le tirage au sort entre les finalistes de 2020 aura bien lieu cette année.

Séances nocturnes avec ou sans public, matchs sur le court Philippe-Chatrier ou sur le Suzanne-Lenglen, de jour ou de nuit, des jeunes loups ou des terriens expérimentés : après cinq tours, Nadal retrouvera Djokovic vendredi pour une place en finale. Et une 58confrontation – le Serbe mène 29 victoires à 28.

Leur dernier affrontement à Roland-Garros avait tourné à la démonstration de Nadal en finale, 6-0, 6-2 et 7-5.

« Vendredi, j’espère jouer un meilleur tennis que lors de cette finale, et en particulier des deux premières manches », a commenté Djokovic.

« La qualité de mon tennis ces trois, quatre dernières semaines à Rome, à Belgrade et ici, à Roland-Garros, me donne de bonnes sensations. Je pense que je peux gagner », a-t-il ajouté.

Nadal a disposé de Schwartzman en quarts de finale en lui cédant une manche, avant de reprendre le contrôle de la partie pour s’imposer 6-3, 4-6, 6-4 et 6-0.

« J’ai réussi à jouer mon meilleur tennis quand j’en ai eu besoin et ça me donne beaucoup de confiance », a relevé l’Espagnol, en quête d’un 14e sacre à Roland-Garros, qui serait synonyme de 21e titre record en tournoi majeur.

Il a signé une 105e victoire dans le tournoi (pour deux défaites) et s’y est toujours imposé lorsqu’il a atteint les demies.

Djokovic a dompté Berrettini 6-3, 6-2, 6-7 (5/7) et 7-5, malgré une chute et une main écorchée. Même le colosse italien, qui a pourtant bénéficié du forfait du Suisse Roger Federer au tour précédent, n’était pas assez fort pour perturber le Serbe, qui avait, lui, connu un huitième de finale compliqué après avoir été mené deux manches à zéro par l’Italien Lorenzo Musetti.

Vainqueur cette année des Internationaux d’Australie, Djokovic vise un 19e titre majeur, qui le rapprocherait à une longueur du record (20) codétenu par ses grands rivaux Nadal et Federer.

L’autre demi-finale opposera le Grec Stéfanos Tsitsipás à l’Allemand Alexander Zverev.

Świątek au tapis

Après avoir éliminé la dernière finaliste américaine Sofia Kenin en huitième, la Grecque María Sákkari a disposé de la tenante du titre polonaise Iga Świątek, 6-4 et 6-4, pour atteindre, à 25 ans, sa première demi-finale de Grand Chelem.

Świątek était la dernière joueuse du top 10 mondial encore en lice, si bien qu’après son élimination, pour la première fois de l’ère Open (1968), il n’y a pas une seule des 10 premières têtes de série dans le dernier carré parisien.

Mais Sákkari avait un plan et l’a appliqué à la lettre. « Je ne dirai pas quel était mon plan, car je rejouerai contre elle, et donc je ne veux pas divulguer mes secrets », a-t-elle éludé. Elle tentera ce jeudi d’atteindre la finale en affrontant Barbora Krejčíková.

La Tchèque de 25 ans s’est elle aussi qualifiée pour sa première demie majeure, en écartant l’Américaine Coco Gauff, 7-6 (8/6) et 6-3. « Je n’avais jamais imaginé que je serais là aujourd’hui, sur ce court », a-t-elle reconnu.

La demi-finale du bas du tableau opposera également deux nouvelles venues à ce niveau : la Russe Anna Pavlyuchenkova et la Slovène Tamara Zidanšek.

Roland-Garros a repris des couleurs

Le tournoi a profité mercredi d’un assouplissement des règles sanitaires : la jauge du public a été nettement augmentée – jusqu’à 13 000 personnes en journée – et le couvre-feu a été repoussé de 21 h à 23 h. Le dernier match en nocturne du tournoi a pu commencer à 20 h devant 5000 spectateurs.

Cela faisait deux ans que l’on n’avait plus entendu un arbitre demander le silence sur le court Philippe-Chatrier. Monsieur Keothavong a même dû intervenir pour faire cesser une ola : « Bravo ! Bravo ! », a-t-il lancé pour calmer le public, alors que Djokovic attendait pour servir.

Malheureusement, même repoussé, le couvre-feu a causé un couac lorsqu’il a fallu faire évacuer les tribunes. « On a payé 500 balles pour deux tiers du match, c’est inadmissible. Dans ce cas, il fallait commencer à 19 h », pestait un spectateur en quittant le stade avec sa femme et leurs deux enfants…

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