Lectures d’été

Que lira Gabriel Nadeau-Dubois ?

Nous avons demandé aux chefs des principaux partis provinciaux de nous confier trois de leurs lectures estivales d’ici et d’ailleurs, juste à temps pour le début des vacances. Aujourd’hui : le chef parlementaire de Québec solidaire.

Là où je me terre

Caroline Dawson

Les éditions du remue-ménage

208 pages

« J’ai toujours beaucoup lu, mais surtout de la philosophie, de la théorie critique... Depuis quelques années, je me suis remis à lire plus de fiction parce que la politique, ce n’est pas juste une question de grandes idées, mais aussi de cœur et d’histoires humaines. J’assume le fait que je suis outrageusement en retard pour ce roman qui est sur ma pile depuis longtemps. C’est un roman à caractère biographique qui parle d’immigration, de justice sociale, du français... Des débats qu’on a eus dans les dernières semaines au Québec. Ce roman pose la question de l’intégration, de la façon de concilier les cultures d’origine et nationale. L’immigration, ce n’est pas juste une question de chiffres, de statistiques et de grands principes, mais aussi de trajectoires individuelles, d’êtres humains en chair et en os. Je pense que nos débats sur ce sujet sensible seraient plus constructifs si on entendait davantage les histoires des gens. »

Rapailler nos territoires

Stéphane Gendron

Écosociété

144 pages

« En 2012, Stéphane Gendron et moi avons eu des accrochages épiques et bien documentés. Il a eu un parcours assez particulier dans les dernières années ; il est sorti du monde médiatique pour opérer un changement de vie radical et se définit maintenant comme un homme de gauche. Dans cet essai, il remet en question notre modèle d’occupation du territoire. C’est un livre sur la fracture entre le monde urbain et rural, un sujet qui m’inquiète beaucoup. Je crois qu’on a besoin de réflexions comme celle-là, on a besoin de retisser les liens entre le Québec des villes et de la ruralité. Je n’accepte pas qu’on ne puisse plus se parler ni avoir un projet de société commun au Québec. Si Stéphane et moi, on a réussi à se retrouver, je pense que c’est la preuve qu’on peut se retrouver au Québec même si on a l’impression qu’il y a des débats qui nous séparent. »

René Lévesque : Quelque chose comme un grand homme

Marc Tessier et al

Moelle Graphique

268 pages

« Quand j’étais enfant, j’étais un grand fan de Tintin. Puisque j’étais plein de préjugés, la BD était restée pour moi un truc de jeunes, pour les enfants. Je me suis remis à lire des bandes dessinées cette année et à découvrir le monde absolument formidable de la BD et du roman graphique. J’ai dévoré récemment une BD publiée par Écosociété sur la tragédie de Lac-Mégantic à partir de l’essai d'Anne-Marie Saint-Cerny et je compte lire celle de Marc Tessier sur René Lévesque, une belle grosse brique à laquelle plusieurs dessinateurs ont collaboré. Ça aussi, c’était sur mon bureau, mais les débats des derniers jours sur René Lévesque et son héritage, lui qui aurait fêté son 100e anniversaire cette année, l’ont remis en haut de ma pile. C’est une BD magnifique que j’ai bien hâte de lire, un projet de vacances avec ma fille de 3 mois dans les bras ! »

Lectures d’été

Que lira Gabriel Nadeau-Dubois ?

Nous avons demandé aux chefs des principaux partis provinciaux de nous confier trois de leurs lectures estivales d’ici et d’ailleurs, juste à temps pour le début des vacances. Aujourd’hui : le chef parlementaire de Québec solidaire.

Là où je me terre

Caroline Dawson

Les éditions du remue-ménage

208 pages

« J’ai toujours beaucoup lu, mais surtout de la philosophie, de la théorie critique... Depuis quelques années, je me suis remis à lire plus de fiction parce que la politique, ce n’est pas juste une question de grandes idées, mais aussi de cœur et d’histoires humaines. J’assume le fait que je suis outrageusement en retard pour ce roman qui est sur ma pile depuis longtemps. C’est un roman à caractère biographique qui parle d’immigration, de justice sociale, du français... Des débats qu’on a eus dans les dernières semaines au Québec. Ce roman pose la question de l’intégration, de la façon de concilier les cultures d’origine et nationale. L’immigration, ce n’est pas juste une question de chiffres, de statistiques et de grands principes, mais aussi de trajectoires individuelles, d’êtres humains en chair et en os. Je pense que nos débats sur ce sujet sensible seraient plus constructifs si on entendait davantage les histoires des gens. »

Rapailler nos territoires

Stéphane Gendron

Écosociété

144 pages

« En 2012, Stéphane Gendron et moi avons eu des accrochages épiques et bien documentés. Il a eu un parcours assez particulier dans les dernières années ; il est sorti du monde médiatique pour opérer un changement de vie radical et se définit maintenant comme un homme de gauche. Dans cet essai, il remet en question notre modèle d’occupation du territoire. C’est un livre sur la fracture entre le monde urbain et rural, un sujet qui m’inquiète beaucoup. Je crois qu’on a besoin de réflexions comme celle-là, on a besoin de retisser les liens entre le Québec des villes et de la ruralité. Je n’accepte pas qu’on ne puisse plus se parler ni avoir un projet de société commun au Québec. Si Stéphane et moi, on a réussi à se retrouver, je pense que c’est la preuve qu’on peut se retrouver au Québec même si on a l’impression qu’il y a des débats qui nous séparent. »

René Lévesque : Quelque chose comme un grand homme

Marc Tessier et al

Moelle Graphique

268 pages

« Quand j’étais enfant, j’étais un grand fan de Tintin. Puisque j’étais plein de préjugés, la BD était restée pour moi un truc de jeunes, pour les enfants. Je me suis remis à lire des bandes dessinées cette année et à découvrir le monde absolument formidable de la BD et du roman graphique. J’ai dévoré récemment une BD publiée par Écosociété sur la tragédie de Lac-Mégantic à partir de l’essai d'Anne-Marie Saint-Cerny et je compte lire celle de Marc Tessier sur René Lévesque, une belle grosse brique à laquelle plusieurs dessinateurs ont collaboré. Ça aussi, c’était sur mon bureau, mais les débats des derniers jours sur René Lévesque et son héritage, lui qui aurait fêté son 100e anniversaire cette année, l’ont remis en haut de ma pile. C’est une BD magnifique que j’ai bien hâte de lire, un projet de vacances avec ma fille de 3 mois dans les bras ! »

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