Premier trimestre

Les données de fidélisation profitent à Canadian Tire

L’un des plus grands détaillants du Canada utilise les données sur ses clients extraites par son programme de fidélisation et ses cartes de crédit pour stimuler ses ventes et contrer l’impact potentiel de la hausse des prix sur la demande.

La Société Canadian Tire a indiqué jeudi qu’elle se concentrait sur l’attraction et les échanges avec les membres de son programme de récompenses afin de mieux comprendre leurs habitudes d’achat et d’encourager les ventes grâce à des promotions.

L’accent mis par la société sur son programme de récompenses souligne la valeur croissante des données d’achat personnelles dans le secteur hautement concurrentiel de la vente au détail.

« En plus de riches données de première main que nous pouvons exploiter grâce à notre programme de fidélisation Récompenses Triangle, notre carte de crédit Triangle fournit des informations essentielles sur nos clients, leurs préférences et leurs comportements d’achat », a expliqué le président et chef de la direction de Canadian Tire, Greg Hicks, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes pour discuter des plus récents résultats trimestriels de l’entreprise.

« Notre capacité à gérer la demande avec notre programmation sur toutes les enseignes nous rend beaucoup plus pertinents. Nous nous sentons prêts à affronter tout changement préoccupant et tout comportement de dépense du client. »

— Greg Hicks, président et chef de la direction de Canadian Tire

Canadian Tire a annoncé une augmentation de 25 % de son dividende lors du dévoilement de ses résultats financiers pour le premier trimestre, qui se sont améliorés par rapport à ceux de l’an dernier.

Canadian Tire a affiché un bénéfice net de 182,1 millions, soit 3,03 $ par action, ce qui se comparait à un profit de 151,8 millions, ou 2,47 $ par action, lors de la même période l’an dernier.

Les revenus pour le trimestre clos le 2 avril ont totalisé 3,84 milliards, alors qu’ils s’étaient chiffrés à 3,32 milliards un an plus tôt.

Les ventes des magasins Canadian Tire ouverts depuis au moins un an ont grimpé de 4,5 %, soutenues par les catégories de produits pour l’automobile, pour le hockey et pour l’hiver.

L’enseigne L’Équipeur de l’entreprise a vu ses ventes comparables augmenter de 17,1 % grâce à la hausse des ventes de vêtements tout aller et des vêtements de travail, tandis que celles des magasins SportChek ont gagné 10,2 % grâce à la hausse des ventes de vêtements et d’articles de sports d’hiver.

Comprendre la valeur recherchée

Pendant ce temps, l’utilisation par Canadian Tire des données de fidélité des membres met en lumière la sophistication croissante des promotions en magasin et en ligne, qui visent à stimuler les dépenses des clients.

Le détaillant Canadian Tire, par exemple, a créé une nouvelle fonction de « gadget logiciel d’offre », qui encourage les clients à utiliser des récompenses pour gagner de l’argent électronique Canadian Tire en prime s’ils achètent un produit en particulier.

Lors des tests, le gadget logiciel a entraîné une augmentation de 17 % des ventes chez Canadian Tire et une augmentation de 34 % chez L’Équipeur, a noté M. Hicks.

« L’utilisation d’offres promotionnelles ciblées est beaucoup plus importante qu’elle ne l’a été par le passé », a observé le directeur financier de Canadian Tire, Gregory Craig.

L’utilisation des données clients pour cibler plus efficacement les ventes profite également aux marges.

« Avec toutes les données dont nous disposons, nous n’avons jamais été aussi en mesure de vraiment comprendre la valeur recherchée par les consommateurs. »

— TJ Flood, président du groupe de détail de Canadian Tire

« Nous essayons toujours de trouver cet équilibre entre la gestion des marges et la stimulation de la demande, sans renoncer à des prix concurrentiels. »

L’entreprise se débrouille malgré un marché du travail tendu et des problèmes d’approvisionnement permanents.

« Lorsque vous regardez la main-d’œuvre sur le marché en ce moment, c’est un défi, a admis M. Flood. Mais notre réseau de marchands est très entrepreneurial et très, très dynamique au niveau local pour attirer et retenir les talents. »

Même s’il s’inquiète de la façon dont les confinements en Chine se répercuteront sur la chaîne d’approvisionnement mondiale, M. Hicks estime que leur impact est minime.

« Il est important de savoir que les ports de Shanghai et de Pékin ne sont pas fermés, a-t-il souligné. La réalité est que les chaînes d’approvisionnement hors de Chine fonctionnent mieux qu’il y a un an. »

M. Hicks a ajouté que la société avait ajusté les délais et continuait d’utiliser des navires affrétés pour s’assurer que ses stocks arrivent à temps.

Alors que les acheteurs pourraient commencer à freiner leurs dépenses dans un contexte de forte inflation, il a indiqué que la société était prête à déployer ses « facteurs d’élasticité de la demande » et son programme de récompenses pour offrir choix et valeur aux clients.

Revue boursière

Sixième repli consécutif à Toronto

L’indice phare de la Bourse de Toronto a continué sa glissade en territoire baissier jeudi, enregistrant une sixième séance consécutive de recul. Les principaux indices américains ont tenté un rebond en début de séance avant de perdre leur élan et de clôturer en baisse, à l’exception du NASDAQ, qui a tout juste terminé en territoire positif. Aucun évènement en particulier n’a fait reculer les marchés, contrairement à mercredi, lorsque les marchés avaient été effrayés par les nouvelles données sur l’inflation.

— D’après La Presse Canadienne et l’Agence France-Presse

Rogers Sugar optimiste pour 2022

Le bénéfice net de Rogers Sugar a reculé au second trimestre de 2022 par rapport à celui réalisé un an plus tôt. Il est passé de 10,7 millions, ou 0,10 $ par action de base, à 8,6 millions, ou 0,08 $ par action. En revanche, le bénéfice net ajusté s’est amélioré, de 7,8 millions à 9,1 millions, pendant la même période. Les produits rapportés par l’entreprise établie à Montréal ont aussi progressé, de près de 216 millions à plus de 253 millions. Les volumes de ventes du secteur du sucre ont augmenté de 7 %. Le président et chef de la direction de Rogers et Lantic, Mike Walton, a observé au second trimestre de cette année une très forte demande de sucre raffiné après la volatilité et les évènements imprévus qui ont eu une incidence négative sur les volumes de ventes au premier trimestre. — La Presse Canadienne

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