France

2

L’Université de Strasbourg va fermer ses portes deux semaines supplémentaires cet hiver, face à l’envolée des prix de l’énergie. « Une troisième semaine de congés de Noël début janvier et une semaine complète de cours en distanciel en février » vont être mises en place, a indiqué lundi le président de l’université, Michel Deneken.

— Agence France-Presse

Japon

Le typhon Nanmadol fait un mort et des dizaines de blessés

Les niveaux d’alerte au Japon pour le typhon Nanmadol ont été rétrogradés lundi après de fortes intempéries qui ont fait au moins un mort et des dizaines de blessés.

Le puissant typhon s’est affaibli depuis qu’il a touché terre dimanche soir près de la ville de Kagoshima, au sud de la grande île de Kyushu, mais il a déraciné des arbres, brisé des fenêtres et gonflé des rivières.

Près de six millions de personnes étaient toujours sous le coup d’avis d’évacuation, et les autorités ont appelé la population à rester en alerte, en particulier dans les zones où les rivières se déchaînaient encore après de longues heures de pluie.

Dans le département de Miyazaki, certains secteurs ont reçu plus de précipitations en 24 heures qu’ils n’en reçoivent normalement pendant tout le mois de septembre.

« Nous vous demandons de rester vigilants face aux risques d’inondations et de glissements de terrain », a lancé à la population un responsable gouvernemental, Yoshiyuki Toyoguchi.

Les autorités du département de Miyazaki ont confirmé la mort d’un homme d’une soixantaine d’années de la ville de Miyakonojo, qui a été retrouvé dans une voiture submergée sur des terres agricoles.

Et dans la région de Fukuoka (sud-ouest), les autorités ont déclaré qu’elles enquêtaient pour déterminer si un autre décès était lié à la tempête.

Le premier ministre japonais Fumio Kishida, qui devait partir lundi pour l’Assemblée générale des Nations unies à New York, retardera son voyage d’un jour pour vérifier l’ampleur des dégâts, a confirmé son bureau.

Toutefois, compte tenu de la baisse de l’intensité du typhon qui a touché la côte sud-ouest avec des rafales atteignant 234 km/h, les dégâts semblent relativement limités jusqu’ici.

— Agence France-Presse

Variole simienne

Pékin déconseille tout contact direct avec des étrangers

Un haut représentant des services de santé chinois a recommandé à la population d’éviter tout « contact direct peau à peau avec des étrangers » après l’apparition vendredi du premier cas de variole simienne chez une personne récemment entrée dans le pays et se trouvant en quarantaine. Wu Zunyou, chef épidémiologiste au Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies, a formulé plusieurs recommandations. « N’ayez pas de contact direct peau à peau avec des étrangers », a-t-il notamment écrit sur le réseau social Weibo. Figure de la lutte contre la COVID-19 en Chine, Wu Zunyou a aussi appelé la population à éviter ce genre de contact avec des personnes ayant été à l’étranger lors des trois semaines précédentes, ainsi qu’avec des « inconnus ». Il a assuré que la stricte politique anti-COVID-19 de la Chine avait jusqu’ici permis d’éviter l’expansion de la variole simienne sur le territoire, mettant en garde contre le risque de laisser des cas « passer entre les mailles du filet ».

— Agence France-Presse

Mexique

Un séisme de magnitude 7,7 et de douloureux souvenirs

Au Mexique, le 19 septembre est décidément maudit : un séisme d’une magnitude de 7,7 a secoué lundi l’ouest du pays et la capitale, Mexico, lors du jour-anniversaire des tremblements de terre meurtriers de 1985 et de 2017. Une personne est morte dans l’Ouest, a indiqué le président Andres Manuel López Obrador. Un blessé a été rapporté dans l’État du Michoacán (ouest), où l’épicentre a été localisé près du Pacifique. Aucun dégât majeur n’a été enregistré à Mexico. La secousse a toutefois été fortement ressentie dans la capitale pendant plusieurs secondes, moins d’une heure après un exercice antisismique annuel, a constaté l’AFP. Des vagues anormales de 20 à 30 cm « correspondant à un tsunami de faible intensité » étaient attendues mardi en Nouvelle-Calédonie à la suite du séisme qui a frappé l’ouest du Mexique, ont indiqué les autorités locales. « Il n’y a pas de risque de tsunami destructeur avéré », a assuré le gouvernement calédonien dans un communiqué, invitant toutefois la population à s’éloigner du littoral en soirée.

— Agence France-Presse

Taiwan

La Chine fustige les « graves » propos de Biden

« C’est une grave violation » des promesses de Washington à Pékin : la Chine a dénoncé lundi les propos du président Joe Biden, qui a assuré que les États-Unis défendraient Taiwan en cas d’intervention chinoise. « Cela envoie un mauvais signal, grave, [de soutien] aux forces séparatistes militant pour l’indépendance de Taiwan », a fustigé devant la presse Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Lors d’une entrevue diffusée ce week-end, la télévision américaine CBS a demandé à Joe Biden si « des Américains défendraient Taiwan en cas d’invasion chinoise ». « Oui, si une attaque sans précédent venait à se produire », a répondu le président. Un porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé dimanche soir à l’AFP que la politique américaine à l’égard de Taiwan n’« avait pas changé ». La Chine estime que Taiwan est l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

— Agence France-Presse

États-Unis

Un homme au cœur de la balado Serial libéré après 23 ans en prison

Une juge américaine a annulé lundi la condamnation d’un homme détenu depuis 23 ans pour un meurtre qu’il a toujours nié, un dossier au cœur de la balado au succès planétaire Serial. Adnan Syed, 42 ans, avait été condamné à la réclusion à perpétuité en 2000 pour le meurtre de son ancienne petite amie Hae Min Lee à Baltimore. Dans un revirement inattendu, la procureure de la ville, Marilyn Mosby, avait déposé la semaine dernière une requête en annulation de ce verdict, en expliquant avoir des doutes sur la culpabilité d’Adnan Syed, et demandé sa remise en liberté. Mme Mosby avait expliqué avoir découvert l’existence de « deux suspects alternatifs », une information cruciale mal exploitée à l’époque et qui, surtout, n’avait pas été communiquée à la défense avant le procès. Lundi, une magistrate a donc validé la demande de la procureure, lors d’une audience dans une salle bondée d’un tribunal de Baltimore. « Dans l’intérêt de la justice et de l’équité, la motion est acceptée et l’accusé sera libéré » et équipé d’un bracelet électronique, a déclaré Melissa Phinn.

— Agence France-Presse

Mexique, Syrie et Sri Lanka

Trois pays « condamnés » pour crimes contre journalistes

Un « tribunal », créé par trois ONG de défense de la liberté de la presse et composé de juristes internationaux, a tenu une série d’audiences sur des meurtres de journalistes et « condamné » lundi le Mexique, le Sri Lanka et la Syrie. Ce « tribunal populaire » a entendu pendant six mois trois affaires retentissantes : l’assassinat de Lasantha Wickrematunge au Sri Lanka en 2009, celui de Miguel Ángel López Velasco au Mexique en 2011 et celui de Nabil Al-Sharbaji en Syrie en 2015. Les trois pays, « par leurs actes d’omission, notamment l’absence d’enquête, l’absence de réparation pour les victimes et l’impunité », sont coupables de « violations des droits de l’homme », a déclaré le juge argentin Eduardo Bertoni. Le « tribunal », créé par trois grandes organisations de défense de la liberté de la presse – Reporters sans frontières (RSF), Free Press Unlimited (FPU) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) – n’a aucun pouvoir légal pour condamner qui que ce soit. Il veut toutefois sensibiliser, faire pression sur les gouvernements et rassembler des preuves par le biais de ce qu’il appelle sa forme de « justice populaire ».  

— Agence France-Presse

Afghanistan

Échange de prisonniers entre les talibans et Washington

Les États-Unis et le régime taliban ont procédé lundi à un échange de prisonniers entre un ancien combattant de la marine américaine et un soutien clé du mouvement islamiste détenu depuis 17 ans par les Américains, accueilli avec ferveur à Kaboul.

L’Américain Mark Frerichs, enlevé en 2020 en Afghanistan, a été échangé contre Bashar Noorzaï, chef de guerre proche des talibans emprisonné aux États-Unis pour trafic d’héroïne.

« Après de longues négociations, le citoyen américain Mark Frerichs a été remis à une délégation américaine et cette délégation nous a remis [Bashar Noorzaï] aujourd’hui [lundi] à l’aéroport de Kaboul », a indiqué le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, lors d’une conférence de presse dans la capitale.

« Nous avons obtenu la libération de Mark Frerichs et il rentrera bientôt chez lui, a confirmé Joe Biden dans un communiqué. La réussite des négociations ayant conduit à la libération de Mark a exigé des décisions difficiles, ce que je n’ai pas pris à la légère. »

Décisions « difficiles »

Le président américain n’a pas précisé quelles décisions il avait dû prendre, mais un haut responsable américain a cité sous le couvert de l’anonymat la grâce accordée à Bashar Noorzaï, arrêté en 2005 et condamné en 2009 aux États-Unis à la prison à vie.

Ancien membre de la marine, Mark Frerichs travaillait en tant qu’ingénieur civil sur des projets de construction en Afghanistan lorsqu’il a été pris en otage, selon le département d’État américain.

Il se trouvait lundi à Doha dans un état de santé « stable », a précisé le haut responsable américain.

Le 31 janvier, Joe Biden avait demandé aux talibans de libérer « immédiatement » Mark Frerichs « avant de pouvoir espérer une quelconque prise en compte de leurs aspirations à la légitimité ». « Ce n’est pas négociable », avait-il insisté à propos du nouveau gouvernement afghan, qui n’a été reconnu par aucun pays au monde.

Le prisonnier afghan libéré, Bashar Noorzaï, n’occupait aucune position officielle au sein des talibans, a précisé à l’AFP le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid.

Il a néanmoins « apporté un soutien important, y compris en armes », lors de l’émergence du mouvement islamiste dans les années 1990, a-t-il ajouté.

Proche collaborateur de feu le mollah Omar, fondateur mythique des talibans, Bashar Noorzaï a combattu l’occupation soviétique avec les forces moudjahidines soutenues par les États-Unis. Lors de son procès, les procureurs américains avaient déclaré qu’il dirigeait un « réseau mondial de stupéfiants » et qu’il avait soutenu le premier régime des talibans entre 1996 et 2001.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.