Jeep

Le Grand Cherokee grandit pour jouer dans un nouveau registre

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l’actualité de la dernière semaine dans le monde de l’automobile

Dix ans. C’est la durée anormalement longue durant laquelle a régné l’actuelle génération du Grand Cherokee. Certes, Jeep a tenté d’assurer une certaine modernité en l’améliorant graduellement, mais la matière de base demeurait semblable aux débuts de cette quatrième cuvée. Le Grand Cherokee L 2021, présenté la semaine dernière, revisite l’idée, avec une posture évolutive.

Cette cinquième génération fait donc ses débuts virtuellement, la pandémie ayant forcé l’abandon des salons pour une durée indéterminée. Ouvrant un nouveau chapitre dans l’histoire de Jeep, il devient le premier Grand Cherokee à offrir des places supplémentaires derrière la banquette médiane. Il peut donc accueillir sept passagers au total, ce qui lui permettra d’assurer une plus grande attractivité pour les familles plus nombreuses.

Comme son nom le précise, le Grand Cherokee L est dans les faits une version allongée du Grand Cherokee d’entrée de gamme qui sera dévoilé plus tard cette année. Par conséquent, il est nettement plus imposant que l’actuel Grand Cherokee avec qui il partagera pendant quelques mois les salles d’exposition du constructeur. Pas moins de 38 cm les séparent en longueur (5204 mm en tout pour le Grand Cherokee L). Cette nouvelle génération est aussi plus large et plus grande en dimension que celle qu’elle remplace.

Un « vrai » Jeep

Il ne fait pas de doute, le design, qui tire certaines inspirations du Grand Wagoneer dévoilé l’année dernière, fait résolument Jeep sans trop forcer la note. Les angles sont présents pour assurer un aspect costaud, tout comme la calandre à sept fentes, pas trop insistante visuellement, comme chez certains rivaux. On estime avoir également travaillé sur le raffinement de l’habitacle et avoir mis l’accent sur les technologies avec le nouveau système d’infodivertissement Uconnect 5.

Les capacités hors route de cette toute nouvelle plateforme sont assurées par un rouage intégral de série dont l’attirail varie selon les livrées. La version la plus évoluée (Quadra-Drive II) disposera d’un différentiel arrière électronique à glissement limité pour assurer plus d’adhérence. De concert avec une suspension pneumatique qui peut augmenter la garde au sol de 6,1 cm (28 cm au total), ce VUS annonce ses couleurs sur le plan des capacités hors route.

Côté mécanique, Jeep s’est contenté de réemployer les moteurs de la génération précédente, le V6 Pentastar de 3,6 L (290 ch) et le V8 Hemi de 5,7 L (357 ch), ce qui constitue sans doute une déception. On ne devrait donc pas assister à un changement significatif du côté de la consommation de carburant, mais Jeep assure que la déclinaison à carrosserie courte sera proposée dès cette année avec un groupe hybride rechargeable, suivant les traces du Wrangler 4xe.

En vente dès la deuxième moitié de l’année.

Mazda

Le MX-30 aura une version hybride rechargeable à moteur rotatif

Le constructeur japonais Mazda offrira une version hybride rechargeable à moteur rotatif de son nouveau multisegment MX-30 sur le marché canadien.

L’information de l’arrivée de cette version enfichable nous a été confirmée par Mazda Canada. Malgré tout, la filiale canadienne ne s’avance pas sur son aspect technique. Jeff Guyton, le président nord-américain de la marque, avait toutefois annoncé en décembre, en entrevue avec le site internet The Detroit Bureau, que la marque emploiera un moteur rotatif.

Dévoilé au salon de Tokyo en octobre 2019 comme véhicule entièrement électrique sous la forme d’un multisegment sous-compact, le MX-30 permettra – enfin – à Mazda d’offrir un modèle électrifié. La version hybride rechargeable aura un moteur rotatif pour augmenter essentiellement son autonomie. Cela inaugure le retour de cette mécanique qui avait été utilisée dans la lignée des coupés sport RX dont la dernière représentante, la RX-8, a été abandonnée en 2012. Les portières arrière à pentures inversées du MX-30 rappellent d’ailleurs ce trait stylistique de la RX-8.

Cela dit, le moteur Wankel, dont l’architecture ne repose pas sur des pistons, mais sur un triangle aux côtés courbés logé dans une chambre ovale, sera vraisemblablement utilisé ici uniquement comme génératrice sans pouvoir relayer du couple aux roues avant. Son aspect très compact joue grandement en sa faveur ici.

L’électrique d’abord

Si Mazda se réserve de dévoiler l’échéancier de déploiement de sa livrée enfichable, on sait depuis quelques mois que le MX-30 fera son entrée sur notre marché en version électrique cette année. On ne peut pour le moment s’appuyer sur une fiche technique tangible, mais la version européenne nous donne un avant-goût.

Avec 143 ch et une autonomie d’environ 200 km en cycle européen plutôt optimiste (WLTP), cette création se situerait parmi les modèles les moins concurrentiels à ce niveau offerts sur notre marché. Il sera sans doute intéressant de voir si la version nord-américaine bénéficiera d’une batterie de plus grande autonomie et à quel point la génératrice permettra d’augmenter son rayon d’action.

Véhicules neufs

Les ventes ont chuté de près de 20 % en 2020

Nombre d’industries ont été durement touchées par la pandémie et l’immense machine industrielle qu’est l’automobile ne fait pas exception à cette règle inéluctable. Selon les dernières données colligées par la firme DesRosiers Automotive, le marché canadien a vu ses ventes fondre de 19,7 % en 2020.

Il s’agit de la deuxième baisse du volume de vente de véhicules légers au pays de l’histoire en importance, d’après DesRosiers. Seule l’année 1982, marquée par une forte récession, s’est close avec un creux des ventes supérieur, chiffré à 22,7 %. Les 1,54 million d’unités écoulées constituent par ailleurs le plus faible total depuis 2009.

La tendance lourde de la migration des acheteurs vers les camions légers se fait également sentir plus que jamais dans le portrait des ventes. DesRosiers estime que les parts de marché de ce segment sont passées à 79,9 % en 2020 au Canada, une hausse de 5,2 % par rapport à l’année précédente. La multiplication des variantes de multisegments et de VUS dans les gammes des constructeurs est donc loin d’être un courant passager.

Kia

Le constructeur sud-coréen remplace – enfin – son logo

Le logo d’une entreprise joue un rôle prédominant dans l’identité visuelle d’une entreprise. Malgré son apparence anodine, il suggère beaucoup, et ce, dans un très court laps de temps, alors que la capacité d’attention des consommateurs est limitée. Voilà donc pourquoi Kia a dévoilé en grande pompe son tout nouveau logo qui sied assurément mieux à sa nouvelle image de marque.

Le constructeur coréen, issu de la grande famille de Hyundai, abandonne donc l’ovale hébergeant ses trois lettres séparées et employé depuis ses débuts peu glorieux sur notre marché. Les lettres seront ainsi dorénavant collées par une fonte de caractères gras et nettement plus moderne que celle employée auparavant. Le nouveau logo est censé représenter à la fois une signature faite à la main et une « confiance » dans sa symétrie, aux yeux de Kia.

Pour souligner la chose, Kia a fait décoller pas moins de 303 drones illuminés dessinant le logo dans le ciel de la ville portuaire d’Incheon, en Corée du Sud. L’évènement était également agrémenté de feux d’artifice.

Ce nouveau logo s’inscrit dans une réforme de la stratégie de marque du constructeur qui percolera sur sa gamme. Les détails de ces changements importants seront présentés cette semaine par la haute direction du constructeur.

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