Bardagi équipe immobilière

Quelles sont les répercussions de la crise sur l’immobilier ?

Après 30 ans dans le milieu immobilier, Georges Bardagi a vu passer de nombreuses crises et récessions. « Au Québec, ce n’est arrivé qu’à cinq reprises que les prix régressent », observe le président et fondateur de Bardagi équipe immobilière (RE/MAX du Cartier G.B.). « Et, chaque fois, la baisse s’est effacée en 18 à 24 mois », ajoute-t-il. Réflexions au sujet de l’incidence de la COVID-19 sur le marché immobilier local.

Prudence avec les prévisions pessimistes

Selon son plus récent rapport Perspectives du marché de l’habitation[1], la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) anticipe une baisse de 9 à 18 % du prix moyen MLS® par rapport aux niveaux précédant le confinement. « Pendant la crise économique de 2008, l’organisme prévoyait un recul de 4 à 7 %, alors que les prix avaient finalement augmenté de 4 % », rappelle Georges Bardagi. « La demande diminue, mais la rareté d’inventaire maintient le prix médian au même niveau dans la plupart des marchés. »

Trois leviers du marché immobilier

La santé du marché immobilier dépend de la démographie, du taux de chômage et des taux d’intérêt. « L’impact démographique demeure mineur; on aura peut-être même un baby-boom », observe le courtier. Le taux de chômage a atteint un sommet, mais il s’améliorera avec la réouverture des entreprises : « Les taux d’intérêt sont à un plancher historique, ce qui vient soutenir la demande. »

Un marché à l’avantage des vendeurs

Par rapport aux années précédentes, Georges Bardagi observe une chute de 30 % du nombre d’habitations sur le marché.

« Il y a peu de concurrence, et on reçoit des promesses d’achat multiples pour les propriétés près du prix moyen par secteur; le contexte est favorable aux vendeurs », souligne l’expert.

Adapter le service à la crise

Les courtiers immobiliers de Bardagi équipe immobilière respectent un protocole sanitaire strict afin de prévenir la propagation du virus. Avant d’entrer dans une propriété à mettre en vente, ils doivent se désinfecter les mains, enfiler des gants et un masque, et ne toucher à rien. Les discussions avec les vendeurs se poursuivent en personne, toujours à deux mètres de distance, ou alors par vidéoconférence.

Propriétés convoitées pendant la crise

Le confinement, le télétravail et les fermetures de certains établissements créent également un contexte favorable pour certains marchés et types de propriétés. « Il y a beaucoup d’intérêt pour les maisons de campagne et en région : les gens veulent pouvoir s’offrir une forme de vacances », remarque le courtier. « Même chose du côté des banlieues : en n’ayant plus à se rendre au bureau, on cherche une maison plus grande, avec une cour arrière et une piscine », poursuit-il.

Nouvelles mesures lors des visites

Les visites de propriétés ont repris il y a quelques semaines en appliquant diverses mesures sanitaires. Seules deux personnes (y compris le courtier) peuvent entrer sur les lieux, après s’être désinfecté les mains et avoir enfilé des gants et un masque. Les visiteurs ne doivent toucher à rien, et la poignée de porte extérieure est nettoyée une fois la visite terminée. Les vendeurs sont absents lors de l’opération.

Attention à la spéculation !

Georges Bardagi met en garde les gens qui comptent anticiper le marché pour acheter à prix réduit. « La bourse peut s’effondrer du jour au lendemain, mais un cycle immobilier s’étire sur plusieurs mois, voire des années », explique-t-il. Et la baisse de prix ne s’applique pas qu’à la propriété convoitée, mais aussi à celle que l’on vend.

Acheter intelligemment

Pandémie ou non, Georges Bardagi encourage les acheteurs potentiels à suivre les mêmes principes de base. « Assurez-vous d’avoir des revenus stables, achetez intelligemment en fonction de votre budget et gardez-vous une réserve pour les imprévus », recommande le courtier. Il ajoute : « Faites votre choix d’abord selon l’emplacement, puis la superficie, et enfin selon l’état des lieux par rapport au prix. C’est plus facile de rénover une cuisine que de changer de rue ! »

Pas juste une question d’argent

Après des mois de confinement à la maison, un grand nombre de gens réalisent l’importance d’une habitation de qualité, qui répond à leurs besoins. « Il y a des naissances, des décès, des changements de situation familiale; la vie continue pendant la COVID-19 », fait remarquer Georges Bardagi. « L’immobilier, ce n’est pas qu’un investissement monétaire : c’est aussi une qualité de vie », conclut-il.

[1] Source :

https://assets.cmhc-schl.gc.ca/sites/cmhc/data-research/publications-reports/housing-market-outlook/2020/housing-market-outlook-canada-spring-61502-2020-fr.pdf?rev=576b4212-5eda-438e-9358-b28ed32d3a49

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