Actualités économiques

Bombardier, ingénieurs, Roundup et yen

Quelques nouvelles économiques du jour

Un vote déterminant chez Bombardier

Ça passe ou ça casse pour 1800 salariés québécois de Bombardier, qui votent ce mercredi sur l’offre finale bonifiée déposée vendredi dernier par l’avionneur. Un rejet de la proposition entraînerait une grève générale illimitée. L’employeur propose des hausses salariales maximales de 18,5 % sur cinq ans aux syndiqués, qui avaient débrayé pendant une journée le 13 juin dernier. La convention collective des travailleurs concernés par les négociations est venue à échéance en décembre dernier. Ceux-ci assemblent les jets d’affaires Challenger à Dorval et travaillent dans l’usine montréalaise de l’arrondissement de Saint-Laurent où l’on fabrique des pièces comme la cabine de pilotage du Global 7500, vaisseau amiral de Bombardier. Exceptionnellement, le président et chef de la direction de l’entreprise, Éric Martel, avait assisté à une rencontre avec le syndicat vendredi dernier.

— Julien Arsenault, La Presse

Troisième grève illimitée des ingénieurs du gouvernement du Québec

Les ingénieurs employés par le gouvernement ont bel et bien déclenché une grève illimitée, dans la nuit de lundi à mardi, et pour la troisième fois depuis le début du printemps. L’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, qui représente 1800 ingénieurs, avait tenté un dernier rapprochement avec Québec, lundi soir. Les efforts des deux parties n’ont pas porté leurs fruits. Il s’agit du troisième débrayage illimité des membres de l’APIGQ. La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, avait affirmé, la semaine dernière, que les représentants gouvernementaux en étaient à leur 10e offre au syndicat des ingénieurs. Le litige porte maintenant sur la rémunération des ingénieurs en lien avec leur classification. Environ 1200 des 1800 ingénieurs employés par le gouvernement du Québec travaillent au ministère des Transports. Les autres travaillent à l’Environnement et aux autres ministères. Aussi, 300 ingénieurs sont affectés aux services essentiels, pour la sécurité du public. Entre-temps, les entrepreneurs du secteur fulminent, s’estimant victimes de ce bras de fer entre le gouvernement du Québec et l’APIGQ. Le regroupement Bitume Québec a fait savoir mardi que les entreprises du secteur « sont sur le point de procéder à une vague de mises à pied massive en raison des impacts de cette grève ».

— La Presse Canadienne

Désherbant Roundup : la Cour suprême américaine inflige un coup dur à Bayer

La Cour suprême des États-Unis a refusé mardi d’accéder à une demande du groupe allemand Bayer, propriétaire de Monsanto, dans une affaire liée à son désherbant Roundup, ouvrant la porte à des indemnités de plusieurs milliards de dollars. En ne se saisissant pas du dossier, la haute juridiction a rendu définitive une précédente décision judiciaire condamnant le groupe à verser 25 millions de dollars à un retraité, Edwin Hardeman, qui impute son cancer au désherbant à base de glyphosate. Conformément aux usages, la Cour suprême n’a pas justifié sa décision. Mais cette dernière risque d’avoir de lourdes conséquences pour le groupe, qui fait déjà face à plus de 31 000 plaintes en plus de celles pour lesquelles il a déjà conclu un accord, un chiffre qui pourrait grimper. L’entreprise allemande avait déjà mis de côté 6,5 milliards de dollars pour faire face à ces nouvelles poursuites (2 milliards initialement, puis 4,5 milliards supplémentaires après le rejet d’un précédent accord). Elle pourrait être amenée à payer plus en fonction du traitement des plaintes.

— Agence France-Presse

Le yen plonge à un nouveau plus bas depuis 24 ans

Le yen a chuté mardi jusqu’à un nouveau plus bas depuis 24 ans face au dollar, malgré un billet vert plus faible avant un discours mercredi du président de la Fed, dont la politique monétaire est bien plus ferme que celle de la Banque du Japon. Hier, le billet vert prenait 0,97 % à 136,39 yens, un plus bas depuis la crise financière de 1998 au Japon. Mardi, le premier ministre Fumio Kishida a soutenu la politique ultra-accommodante de la Banque du Japon, affirmant que les autorités monétaires devraient maintenir leur position actuelle pour soutenir l’économie, selon plusieurs agences de presse japonaises. Un yen bon marché serait plutôt positif pour l’économie nationale largement tournée vers l’exportation. Puisque les États-Unis « relèvent les taux et que le Japon ne le fait pas, le dollar est plus attractif et la valeur du yen continue de plonger », a résumé Louis Navelier, de Growth Investor. « C’est la Banque du Japon qui est à l’origine de la faiblesse du yen, allant à l’encontre de toutes les autres grandes banques centrales à l’exception de la Chine », a aussi expliqué Neil Wilson, de Markets.com. Selon l’analyste, la hausse des taux d’intérêt mondiaux exerce une pression sur la Banque du Japon, qui a campé sur ses positions vendredi en conservant son taux négatif.

— Agence France-Presse

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