Lectures d’été

Que lira Dominique Anglade ?

Nous avons demandé aux chefs des partis provinciaux de nous confier trois de leurs lectures estivales d’ici et d’ailleurs, juste à temps pour le début des vacances. Aujourd’hui : la cheffe du Parti libéral du Québec et de l’opposition officielle.

Sans rien ni personne

Marie Laberge

Québec Amérique

« J’aime lire, mais j’aime avoir le temps, je n’aime pas être pressée. Il y en a qui lisent tous les jours un petit peu, moi, j’aime plonger dans les livres, m’investir à fond dans la lecture. Je lis très peu de livres politiques ; je ne lis pas de livres qui me rappellent mon quotidien, je veux en sortir et aller dans des domaines complètement différents. Celle qui sait me sortir de mon quotidien avec ses personnages, c’est Marie Laberge. Ce que j’aime chez elle, c’est la force de la description du personnage. Tu le comprends, tu le vis – il n’y a rien de superficiel dans les descriptions. Tu rentres vraiment dans cette peau. Sans rien ni personne, c’est un peu différent parce que c’est un roman policier. Mais il y a d’autres sortes de choses, la fin de la vie d’un homme qui veut comprendre ce qui s’est passé avec sa fille, ce lien filial, la dureté de la vie parce que les personnages n’ont pas eu des vies faciles, même traumatisantes à la limite, la résilience qu’on découvre, aussi. Parfois, on achète par auteur ; Marie Laberge est un exemple de ça. C’est sûr qu’il y aura un Marie Laberge avec moi cet été. Il y en a quelques-uns que je n’ai pas lus, donc je vais les lire. »

Femme forêt

Anaïs Barbeau-Lavalette

Marchand de feuilles

« Je ne l’ai pas encore lu ; je l’ai acheté, il est sur mon coin de table, donc c’est sûr qu’il [fera partie de mes lectures d’été]. Un peu de poésie aussi, peut-être... Je recommanderais Nous ne trahirons pas le poème, de Rodney Saint-Éloi – ce recueil crie à l’existence, crie la vie – [et aussi le roman] Manikanetish, de Naomi Fontaine, qui est un hommage aux professeurs. J’ai été élevée par deux profs ; c’est les profs qui font la différence dans la vie de quelqu’un et on en a tellement besoin, ils ont tellement un rôle à jouer et je pense qu’on ne se rend pas compte de l’importance qu’on doit accorder à notre système d’éducation. [...] J’ai lu ce livre et mes aînés [de 15 et 13 ans] ; on arrive à un âge où on est capable de faire ce genre de partage de lecture. »

Mémoires d’Hadrien

Marguerite Yourcenar

Gallimard

« J’aime les romans historiques, même si c’est romancé. [...] Parfois, je relis un chapitre de Mémoires d’Hadrien, parfois un passage ; c’est un livre absolument marquant qui a pris 20 ans à être écrit en raison de la recherche historique qui y est associée. Il est tellement d’actualité. C’est tellement pertinent aujourd’hui, 2000 ans plus tard, de se dire que le pouvoir, c’est d’être capable d’être à l’écoute. C’est un livre évidemment politique, sur le pouvoir, magnifique. Ça vaut la peine de le relire parce que tu te rends compte qu’il y a des choses qui te marquent. »

Lectures d’été

Que lira Dominique Anglade ?

Nous avons demandé aux chefs des partis provinciaux de nous confier trois de leurs lectures estivales d’ici et d’ailleurs, juste à temps pour le début des vacances. Aujourd’hui : la cheffe du Parti libéral du Québec et de l’opposition officielle.

Sans rien ni personne

Marie Laberge

Québec Amérique

« J’aime lire, mais j’aime avoir le temps, je n’aime pas être pressée. Il y en a qui lisent tous les jours un petit peu, moi, j’aime plonger dans les livres, m’investir à fond dans la lecture. Je lis très peu de livres politiques ; je ne lis pas de livres qui me rappellent mon quotidien, je veux en sortir et aller dans des domaines complètement différents. Celle qui sait me sortir de mon quotidien avec ses personnages, c’est Marie Laberge. Ce que j’aime chez elle, c’est la force de la description du personnage. Tu le comprends, tu le vis – il n’y a rien de superficiel dans les descriptions. Tu rentres vraiment dans cette peau. Sans rien ni personne, c’est un peu différent parce que c’est un roman policier. Mais il y a d’autres sortes de choses, la fin de la vie d’un homme qui veut comprendre ce qui s’est passé avec sa fille, ce lien filial, la dureté de la vie parce que les personnages n’ont pas eu des vies faciles, même traumatisantes à la limite, la résilience qu’on découvre, aussi. Parfois, on achète par auteur ; Marie Laberge est un exemple de ça. C’est sûr qu’il y aura un Marie Laberge avec moi cet été. Il y en a quelques-uns que je n’ai pas lus, donc je vais les lire. »

Femme forêt

Anaïs Barbeau-Lavalette

Marchand de feuilles

« Je ne l’ai pas encore lu ; je l’ai acheté, il est sur mon coin de table, donc c’est sûr qu’il [fera partie de mes lectures d’été]. Un peu de poésie aussi, peut-être... Je recommanderais Nous ne trahirons pas le poème, de Rodney Saint-Éloi – ce recueil crie à l’existence, crie la vie – [et aussi le roman] Manikanetish, de Naomi Fontaine, qui est un hommage aux professeurs. J’ai été élevée par deux profs ; c’est les profs qui font la différence dans la vie de quelqu’un et on en a tellement besoin, ils ont tellement un rôle à jouer et je pense qu’on ne se rend pas compte de l’importance qu’on doit accorder à notre système d’éducation. [...] J’ai lu ce livre et mes aînés [de 15 et 13 ans] ; on arrive à un âge où on est capable de faire ce genre de partage de lecture. »

Mémoires d’Hadrien

Marguerite Yourcenar

Gallimard

« J’aime les romans historiques, même si c’est romancé. [...] Parfois, je relis un chapitre de Mémoires d’Hadrien, parfois un passage ; c’est un livre absolument marquant qui a pris 20 ans à être écrit en raison de la recherche historique qui y est associée. Il est tellement d’actualité. C’est tellement pertinent aujourd’hui, 2000 ans plus tard, de se dire que le pouvoir, c’est d’être capable d’être à l’écoute. C’est un livre évidemment politique, sur le pouvoir, magnifique. Ça vaut la peine de le relire parce que tu te rends compte qu’il y a des choses qui te marquent. »

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