Séries éliminatoires de la MLS

Pas de miracle pour l’Impact

Un petit miracle était à la portée de l’Impact. Jusqu’à ce que l’une des vedettes du Revolution de la Nouvelle-Angleterre inflige un coup de poignard au cœur et dans les tripes des joueurs montréalais.

L’éprouvante saison 2020 de l’Impact en MLS s’est conclue sur une note crève-cœur, à la suite d’une défaite de 2-1 lors du match de qualification en vue des quarts de finale de l’Association de l’Est de la MLS, vendredi soir au Gillette Stadium, à Foxborough.

Gustavo Bou a été l’auteur du filet victorieux alors qu’il ne restait que quelques secondes à écouler aux cinq minutes qui avaient été ajoutées à la fin de la deuxième mi-temps.

Bou a battu Clément Diop, brillant tout au long de la soirée, à l’aide d’un puissant tir d’une vingtaine de mètres qui s’est faufilé à la droite du gardien montréalais.

Ce but est venu couronner un segment d’une quinzaine de minutes lors duquel le Revolution n’a jamais cessé d’attaquer le filet de l’Impact.

« Ce n’est pas facile. C’est probablement la pire des façons de perdre, comme ça, à la dernière minute, après avoir eu de bonnes chances des deux côtés. Ça semble typique de tout ce qui s’est passé cette saison. Tout le monde est déçu. Mais nous devons revenir plus fort l’année prochaine », a réagi le défenseur Luis Binks.

Carles Gil, à la 38e minute, a marqué l’autre but du Revolution. Romell Quioto, à la 61e minute, a offert la réplique de l’Impact.

Les hommes de Thierry Henry ont offert une performance courageuse en l’absence de ses milieux de terrain Samuel Piette et Victor Wanyama et du défenseur finlandais Jukka Raitala.

Après le match, Henry s’est d’ailleurs dit fier de ce que ses joueurs lui ont donné vendredi soir ainsi que dans l’ensemble de la saison.

« [Les joueurs] se sont battus jusqu’au bout. Ils ont eu des crampes. On est revenus au score, on aurait pu gérer des contres, c’est vrai qu’ils auraient pu marquer aussi de l’autre côté. Prendre un but comme ça, à la dernière seconde du match, c’est vraiment difficile. »

— Thierry Henry, entraîneur-chef de l’Impact

« Mais la Nouvelle-Angleterre était vraiment en train de pousser, faire rentrer du monde. La qualité qu’ils ont sur le banc, ça a fait la différence », a d’abord analysé l’entraîneur.

« Sur l’envie, je n’ai rien à dire à mon équipe, au contraire, je suis même fier d’elle. Malheureusement, on n’a pas pu gagner ce match. Ça va toujours être difficile, mais je suis vraiment fier de l’équipe et surtout de la saison sur le plan émotionnel et de tout ce qu’on a pu vivre », a-t-il enchaîné.

Son homologue Bruce Arena s’est lui aussi montré élogieux à l’endroit des joueurs de l’Impact.

« Ils ont bataillé pendant 95 minutes. Nous avons marqué, selon moi, deux buts de qualité. J’ai trouvé que Diop a connu un match remarquable. Montréal avait une bonne stratégie, il s’est bien défendu et nous a frustrés à certains moments. »

Diop sauve les meubles

Pendant la première moitié du match, un joueur de l’Impact s’est particulièrement mis en évidence : Clément Diop.

Devant Arena, celui qui a été son premier entraîneur-chef en MLS en 2016, Diop a permis à la formation montréalaise de demeurer à portée de frappe grâce à quelques arrêts spectaculaires.

À la 11e minute, il a frustré Adam Buksa qui a fait dévier de la tête un coup de pied de coin de Gil.

Mais c’est surtout pendant le dernier quart d’heure de la demie que les locaux se sont montrés dominants. Pendant ce segment de jeu, les joueurs du Revolution ont dirigé cinq tirs vers le filet montréalais, dont trois cadrés.

L’un d’eux s’est retrouvé dans le fond du filet quand Gil a fait bifurquer une longue passe latérale de Bou grâce à une habile frappe du pied gauche, effectuée au vol, qui n’a donné aucune chance à Diop.

À l’autre extrémité du terrain, Matt Turner n’a eu à se soucier que de Bojan. L’attaquant espagnol a tenté trois des cinq tirs de l’Impact pendant les 45 premières minutes de jeu. Deux d’entre eux, de qualité, ont obligé Turner à être alerte.

Peu visible jusque-là, Quioto s’est manifesté au tournant du dernier tiers du match en marquant de la tête pour inscrire l’Impact au pointage.

La séquence a pris naissance au centre du terrain par un coup franc d’Amar Sejdič que Rudy Camacho, installé profondément dans la surface de réparation, a fait dévier de la tête derrière lui.

Turner a plongé haut dans les airs et touché au ballon de sa main gauche, mais pas assez pour l’empêcher de faire vibrer les cordages.

À partir de la 75e minute, c’est le Revolution qui s’est montré le plus incisif en attaque. Lors des arrêts de jeu, Buksa croyait avoir battu Diop, mais sa déviation de la tête s’est arrêtée sur le poteau à la droite du gardien montréalais après que celui-ci eut légèrement touché au ballon de sa main.

« Son arrêt contre Buksa était extraordinaire. Clément a été brillant ce soir, mais ça n’a pas été seulement ce soir. Il l’a été tout au long de la saison et ce n’est rien de nouveau pour nous », a loué Binks.

L’Impact aura un peu plus de trois semaines pour digérer ce douloureux revers avant de jouer un dernier match en 2020, soit le duel retour de la Ligue des champions de la CONCACAF contre le CD Olimpia, du Honduras, le 15 décembre en Floride.

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