Fonds de solidarité FTQ

Transition énergétique : faire plus en consommant moins et mieux

En plus d’accélérer le virage technologique, la pandémie a éveillé la conscience sociale face aux changements climatiques. « Il faut arrêter de tenir notre planète pour acquise; penser « prévention » plutôt que « guérison », et la traiter de façon plus responsable », affirme Sophie Robillard, vice-présidente aux investissements, Groupe Asthuce, au Fonds de solidarité FTQ. Dans le cadre de son engagement vers une transition énergétique juste, voici comment le Fonds accompagne les entreprises d’ici dans leurs efforts écologiques.

Intégrer la transition énergétique

Installation de nouveaux équipements, passage vers une énergie propre, réduction des pertes, intégration de matières recyclées, adoption du modèle circulaire : les projets de transition énergétique prennent de nombreuses formes et sont réalisés à toute échelle.

« Nous intervenons chaque jour auprès d’entreprises pour les aider à utiliser l’énergie judicieusement et à agir là où elles le peuvent dans leur cercle d’affaires. »

— Sophie Robillard, vice-présidente aux investissements, Groupe Asthuce, au Fonds de solidarité FTQ

À long terme, de tels projets génèrent des retombées positives et mesurables pour les entreprises. Jean-François Laplante, directeur des investissements au sein de l’équipe Aérospatiale, infrastructures et transport du Fonds de solidarité FTQ, donne ici l’exemple de Groupe Robert : « Dans le secteur du transport et de la logistique, ce partenaire fait figure de pionnier depuis quelques années déjà, ayant remplacé 160 de ses camions par des modèles carburant au gaz naturel liquéfié. Ce passage du diesel à une source d’énergie plus propre a entraîné une réduction de 25 à 30 % des émissions de gaz à effet de serre ».

Améliorer le bilan énergétique : les bienfaits

En plus d’accroître la rentabilité en optimisant l’utilisation des ressources, la transition énergétique met en valeur la responsabilité sociétale des organisations. « Le développement durable contribue à se démarquer des concurrents et améliore l’image de marque auprès des employés et de la clientèle, un atout important avec la pénurie de main-d’œuvre », fait valoir Sophie Robillard. De tels projets instaurent également une culture d’innovation et un désir d’amélioration continue.

C’est ce qui s’observe du côté de Groupe Robert, comme en témoigne son récent projet de centre de distribution réfrigéré, frigorifié et automatisé à Varennes. Ce bâtiment à la fine pointe de la technologie respecte les normes de développement durable et intègre différents procédés qui contribuent à son efficacité énergétique.

Voir plus loin que les obstacles

Certains entrepreneurs approchent les projets d’efficacité énergétique avec réserve. Le calcul des économies et des bienfaits est moins linéaire qu’un projet générant une hausse des ventes, et il peut demander de faire appel à des expertises spécialisées. Il arrive également que les bénéfices anticipés fluctuent selon la volatilité du prix de certaines énergies. Mais parfois, le coût d’opportunité de ne pas réaliser le projet s’avère bien plus grand. « En ne faisant rien, le modèle d’affaires pourrait être menacé par un changement dans la réglementation ou les habitudes de la clientèle, ou encore par un concurrent qui prend les devants, met en garde Jean-François Laplante. C’est entre autres ce qui a poussé Groupe Robert à construire son entrepôt automatisé, premier prestataire de services logistiques à des tiers (third-party logistics en anglais) du genre au Québec. »

Partenaire d’affaires patient

Comptant plus de 15 milliards de dollars d’actifs sous gestion, le Fonds est présent dans tous les secteurs de l’économie québécoise. « Notre approche sectorielle permet de réaliser des montages financiers sur mesure et clés en main, adaptés à la réalité de chaque entreprise. »

Jean-François Laplante, directeur des investissements au sein de l’équipe Aérospatiale, infrastructures et transport du Fonds de solidarité FTQ

Or le Fonds est bien plus qu’une source de financement : c’est un investisseur patient qui fait généreusement part de son expertise à ses entreprises partenaires, notamment par le biais de son équipe interne, le Groupe Asthuce.

« Une des façons d’accompagner nos entreprises dans leur transition énergétique, c’est en réalisant un audit, explique Sophie Robillard. À partir de là, nous aidons à mettre en place diverses actions, comme former un comité Énergie en entreprise — qui sera responsable de mesurer les indicateurs de performance dans le temps — et offrir de la formation ou des ateliers auprès des employés pour échanger sur les meilleures solutions à mettre en place. »

Vers une transition énergétique juste

Cet accompagnement s’inscrit dans l’engagement du Fonds, depuis 2018, à participer à une transition énergétique juste. « Il faut entreprendre dès aujourd’hui des changements indispensables, tout en tenant compte des conséquences humaines et socio-économiques, conclut Sophie Robillard. Nous pouvons générer un rendement raisonnable pour nos épargnants tout en contribuant au mieux-être de tous et en accélérant la transition vers une économie sobre en carbone. »

Améliorer son efficacité énergétique, combien ça prend ?

Dans l’industrie du transport, Groupe Robert se démarque par son avant-gardisme et son esprit stratégique. C’est ce qui explique en partie que le Fonds de solidarité FTQ soit partenaire de l’entreprise depuis 1993, ce qui correspond à l’une des plus longues collaborations de son histoire.

Système informatisé d’optimisation des routes, parc de camions au gaz naturel liquéfié, certification SmartWay, parc immobilier à faible consommation d’électricité et inspiré des meilleures pratiques écologiques : l’efficacité énergétique est omniprésente dans l’entreprise. Mais mettre tout ça en place, combien ça prend ?

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.