Happening

Cap sur les évènements et bureaux de demain

Frappée de plein fouet par la COVID-19, l’entreprise montréalaise d’organisation d’évènements Happening s’est tournée le printemps dernier vers la fabrication de cloisons rendues nécessaires pour répondre aux normes sanitaires. Mais ce secteur tourne au ralenti cet automne, alors que bien des régions québécoises sont en zone rouge. Happening est donc revenue à son essence : l’organisation d’évènements… désormais virtuels.

« Il apparaissait plus clair dès cet été que la période sans grands rassemblements allait être longue, alors nous nous sommes embarqués dans le mouvement des évènements virtuels en transformant notre salle d’exposition et nos nouveaux espaces de bureaux en grand studio pour tenir des évènements virtuels », explique Pascal Desharnais, président fondateur de Happening.

Grâce à son expérience dans l’organisation d’évènements qui réunissaient souvent plus de 1000 personnes venues passer quelques jours dans la métropole pour un congrès, Happening a élaboré plusieurs concepts pour les entreprises qui souhaitent créer un moment virtuel. Présentement, ce sont les revues de fin d’année qui occupent énormément les employés du service de l’audiovisuel de Happening.

« Plusieurs entreprises ont attendu jusqu’à la dernière minute avant de décider ce qu’elles feraient pour terminer l’année et remercier leurs employés, mais maintenant, elles réalisent qu’elles doivent se tourner vers un évènement virtuel et elles veulent aller au-delà de la vidéoconférence standard.  »

— Pascal Desharnais, président fondateur de Happening

Le studio de Happening peut donc accueillir quelques personnes clés de l’organisation et intégrer à l’évènement des performances d’artistes.

Vers les nouveaux espaces de bureaux

Les employés du service d’aménagement de Happening ont été pour leur part très occupés l’été dernier à fabriquer des cloisons, principalement en plexiglas, pour des restaurants. Puis en septembre, des mandats sont arrivés pour des espaces de bureaux.

Mais l’engouement s’est arrêté lorsque Montréal est tombé en zone rouge. La production de cloisons chez Happening demeure toutefois prête à reprendre dès que les entreprises seront disposées à préparer la suite des choses.

« Le télétravail restera en partie, les aires ouvertes avec bureaux attitrés ne seront plus nécessairement tendance et notre équipe spécialisée dans l’aménagement d’espaces sera mise à profit pour repenser le monde du travail. »

— Pascal Desharnais, président fondateur de Happening

Happening s’est aussi fait fabriquer une presse pour être capable de produire ses propres panneaux de plastique recyclé de toutes sortes de couleurs et de motifs. Ce nouveau jouet lui permettra aussi de fabriquer des pièces qui pourront se greffer à du mobilier, comme une surface de table à cocktail.

« Nous avons fait plusieurs tests cet été et nous sommes maintenant prêts à mettre à profit cette presse dans la configuration de nouveaux espaces de travail », affirme Pascal Desharnais.

Polyvalence primordiale

Si Happening arrive maintenant à faire travailler grosso modo sa vingtaine d’employés, ils se doivent d’être beaucoup plus polyvalents qu’avant afin de pouvoir aider là où sont les besoins.

De plus, l’entreprise organisait souvent, avant la pandémie, plusieurs évènements en même temps, alors elle faisait appel à de nombreux pigistes.

« Je ne fais presque plus appel à eux maintenant », se désole Pascal Desharnais.

Il demeure toutefois confiant pour l’avenir.

« L’évènementiel allait très bien à Montréal et nous nous en allions vers une année record, affirme le président de Happening. Nous sommes évidemment très loin de nos projections cette année, mais ça reprendra. Les gens auront besoin de se réunir à nouveau. »

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.