Voyage Plein air

Boire de la chaleur

Même si le froid est de retour, les mordus de plein air continuent à explorer les forêts, les rivières, les lacs et les montagnes. Ils ont une arme secrète : une bouteille isotherme remplie à ras bord d’un liquide qui réchauffe le corps et l’esprit. Que ce soit pour du café, du thé, du chocolat chaud ou de la soupe, un bon vieux récipient isolant (de type Thermos) est indispensable.

Il y a cependant du nouveau dans le monde de la bouteille isotherme. Il y a notamment beaucoup plus de choix.

Le géant Thermos est toujours bien présent, surtout dans de grandes chaînes comme Canadian Tire et Walmart. « On connaît tous la marque, c’est très bon, mais maintenant », il y a d’autres tendances, indique Hugues Grenier, gestionnaire du camping à la boutique La Cordée de la rue Sainte-Catherine, à Montréal. « Les gens se tournent vers des marques comme Hydro Flask, Klunken et Yeti. »

Beaucoup de choix

Quelle que soit la marque, les bouteilles isothermes suivent la même logique : une double paroi en acier inoxydable pour garder les liquides à la température initiale. En plein air, on n’utilise plus vraiment la vieille technologie qui consistait en un contenant de verre placé dans un contenant d’acier ou de plastique.

Hydro Flask affirme que ses bouteilles peuvent garder la chaleur pendant 12 heures ou la fraîcheur pendant 24 heures. Il faut toutefois réaliser que lorsqu’on se verse une tasse de chocolat chaud, de l’air froid entre dans la bouteille et contribue à refroidir quelque peu le liquide qui reste. Il est donc difficile de conserver la chaleur pendant les 12 heures promises.

Il existe divers formats, tout dépendant du type de buveur en cause.

« Est-ce que c’est quelqu’un qui veut son petit café pour commencer la journée ou est-ce qu’il veut boire toute la journée ? », demande M. Grenier.

Il y a des bouteilles avec de grands goulots, de petits goulots, des pailles. Les coureurs, par exemple, vont préférer une bouteille munie d’une paille, plus commode à utiliser.

On trouve également des modèles avec une poignée sur le dessus qui facilite le transport.

« Il y a des bouchons interchangeables, note M. Grenier. On n’a pas besoin d’acheter quatre bouteilles différentes, on peut simplement changer les bouchons. »

Cependant, en général, les modèles d’Hydro Flask, de Kunken et de Yeti ne prévoient pas un bouchon isolé qui se transforme en gobelet, une caractéristique qu’offrent des marques comme Thermos, GSI et Stanley.

Un gobelet, ça facilite le partage entre randonneurs. C’est également une caractéristique importante pour celui qui, par exemple, veut ajouter des mini-guimauves à son chocolat chaud. Il faut faire cette opération délicate juste avant de boire, dans une tasse, sinon les guimauves fondent et disparaissent dans les profondeurs de la bouteille isotherme.

D’autres avantages

« Le revêtement extérieur antidérapant est très agréable à avoir à la main, souligne Hugues Grenier. Il y a aussi une variété incroyable de couleurs. On pourrait quasiment agencer sa bouteille d’eau avec son sac à dos ! »

Il note qu’il existe des modèles ultralégers pour la randonnée ou le ski de fond. « Ils sont plus minces, le bouchon est plus léger, le revêtement est différent, indique M. Grenier. Partout où ils peuvent couper, ils coupent. Mais ils ont les mêmes propriétés isolantes. »

Il existe également des modèles pour les enfants, plus faciles à tenir en raison de leur taille et d’une base encore plus antidérapante.

Les marques classiques et les nouveaux acteurs proposent aussi des contenants isothermes pour de la nourriture. Il peut être très plaisant d’enfourner un chili ou un macaroni au fromage bien chaud pendant la pause du midi alors que les camarades se contentent d’un sandwich à moitié gelé.

Même lorsqu’il fait plus froid, il est important de continuer à bien s’hydrater en plein air. Il existe des porte-bouteilles isolés qui peuvent empêcher l’eau de geler trop rapidement dans une bouteille de type Nalgene. On trouve également des manchons en néoprène qui couvrent le tuyau de sacs d’hydratation – comme le CamelBak. On parle encore ici de retarder le gel, car lorsqu’il fait - 20 °C, le manchon ne suffit plus. Une bouteille dans son porte-bouteille résistera beaucoup plus longtemps. Et il restera toujours la bonne vieille bouteille isotherme.

Chiffre de la semaine

408 km/h

C’est la plus violente rafale jamais enregistrée. C’était le 10 avril 1996, à Barrow Island, en Australie, lors du passage du cyclone Olivia.

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Migration

Il y a quelques semaines, un énorme troupeau d’antilopes d’Amérique était en pleine migration au Wyoming.

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