Repêchage de la LNH

Shane Wright se dit prêt pour la LNH

Denver — Si Shane Wright est finalement repêché par le Canadien, il n’aura pas manqué d’occasions de s’exercer devant les micros.

Wright et les espoirs Cutter Gauthier, Conor Geekie et Matthew Savoie sont de passage à Denver, samedi, en marge du deuxième match de la finale de la Coupe Stanley.

Les quatre joueurs, attendus tôt au repêchage 2022, ont donc pu assister à l’entraînement matinal de l’Avalanche du Colorado, en plus de discuter avec quelques joueurs, puis, bien sûr, de se prêter à une mêlée de presse.

Pour Wright, c’est un exercice qui s’ajoute aux dizaines d’entrevues accordées à Buffalo, il y a trois semaines, au camp d’évaluation de la Ligue nationale.

« C’est vraiment un horaire chargé, mais c’est emballant », a lancé Wright, entouré d’une bonne vingtaine de journalistes d’un peu partout sur la planète hockey. « Il y a eu le camp à Buffalo, qui avait été annulé lors des deux dernières années. Et là, je suis ici à la finale pour un match. Je m’entraîne, j’essaie d’être dans la meilleure forme possible. »

La question à 1000 $

À chacun de ces évènements, Wright reçoit un niveau d’attention digne d’un premier choix au total. D’ailleurs, sa mêlée de presse avait lieu en même temps que celle du pauvre Cutter Gauthier, qui avait un peu moins d’amis.

Le hic, c’est qu’on ignore s’il sortira bel et bien premier. Le Slovaque Juraj Slafkovský, un gros ailier qui a fait tourner les têtes sur la scène internationale l’hiver dernier, aurait également séduit le Canadien, selon différents échos.

« J’ai ma propre opinion d’où je crois que je devrais être repêché. Mais mon opinion importe peu, et la décision revient au Canadien. J’aimerais être repêché au 1er rang, mais ce n’est pas ma décision. »

– Shane Wright

Wright a tout de même eu droit à un souper avec le Canadien à Buffalo il y a trois semaines. « J’ai vraiment aimé ça. J’ai aimé connaître leurs dirigeants. Ils m’ont décrit la ville, l’organisation et leur vision pour l’avenir. Ils veulent bâtir une équipe gagnante, et j’aimerais en faire partie », a décrit le centre.

Les avis demeurent partagés parmi ceux dont le mandat est de suivre ces espoirs à temps plein. Sam Cosentino, de Sportsnet, a classé Wright comme meilleur espoir, tandis que Corey Pronman, de The Athletic, a plutôt opté pour Slafkovský, bien qu’il ait envoyé Wright à Montréal dans son repêchage simulé.

Prêt à faire le saut

Quoi qu’il arrive, Wright s’est dit prêt à jouer dans la LNH dès l’automne prochain.

« Je pense que je le suis. Mais je vois que le jeu est très rapide et je devrai m’y ajuster, et je vais y travailler cet été au gymnase. C’est mon but », a-t-il répondu.

Cette série Avalanche-Lightning est d’ailleurs un bon laboratoire pour étudier les différents parcours des meilleurs espoirs, puisqu’on y retrouve trois joueurs repêchés au 1er rang et une flopée parmi les cinq premiers.

Steven Stamkos et Nathan MacKinnon, des premiers de classe, ont tous les deux fait le saut dès l’âge de 18 ans. Dès sa deuxième saison, Stamkos atteignait la marque des 50 buts, tandis que MacKinnon s’est cherché quelques années avant d’exploser à sa cinquième saison avec 97 points.

En revanche, Erik Johnson, repêché au 1er rang par St. Louis en 2006, a joué une saison au collège et s’est amené dans la LNH à 19 ans. Cale Makar, 4e choix en 2017, a même joué deux ans à l’université, mais il était dominant dès son arrivée dans la LNH et a gagné le trophée Calder.

« On essayait vraiment de convaincre Cale de venir jouer avec nous », s’est rappelé Jared Bednar, entraîneur-chef de l’Avalanche, après l’entraînement matinal de son équipe. « Mais il a voulu retourner à l’école et nous l’avons soutenu. L’idée n’est pas non plus que le joueur en arrache et perde confiance en lui. C’est important qu’il se sente confiant en ses moyens et qu’il soit prêt à réellement t’aider à gagner. C’est vraiment du cas par cas. »

Plus récemment, le premier choix du dernier repêchage, Owen Power, a lui aussi opté pour les bancs d’école pour son année de 18 ans et se joindra aux Sabres de Buffalo cet automne.

« Ça dépend de la situation, a estimé Wright. Makar et Power sont des défenseurs, tandis que je suis un attaquant, donc la transition est différente. C’est vraiment du cas par cas. Ça dépend du joueur et de ce que l’équipe croit être la voie à suivre. »

Ne reste plus qu’à savoir si l’équipe qui prendra cette décision sera le Canadien de Montréal ou les Devils du New Jersey.

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