climat

250 milliards

C’est la somme (en dollars américains) des dommages causés par les catastrophes naturelles en 2020, une hausse substantielle par rapport à l’année précédente (166 milliards US). Dans le monde, ce sont quelque 8200 décès qui sont liés à ces événements cette année. (AFP)

COVID-19

Nouvel état d’urgence à Tokyo

Le premier ministre japonais a déclaré jeudi un nouvel état d’urgence dans le grand Tokyo pour contrer la progression de la pandémie. L’ampleur restreinte du dispositif fait toutefois craindre des résultats limités. À bientôt six mois de l’ouverture prévue des Jeux olympiques de Tokyo, reportés l’an dernier à cause de la pandémie, l’état d’urgence risque de refroidir encore la population japonaise, déjà favorable à un nouveau report ou à l’annulation de l’évènement. L’état d’urgence concerne dans un premier temps la capitale et trois régions adjacentes, à compter de vendredi et pour une durée d’un mois. M. Suga a lancé un appel particulier aux jeunes en les exhortant à respecter les consignes sur l’arrêt des sorties nocturnes, alors que plus de la moitié des nouvelles infections dans la région de Tokyo concerne les moins de 30 ans. Le grand Tokyo, où vivent près de 37 millions d’habitants, soit 30 % de la population japonaise, concentre la majorité des nouveaux cas quotidiens actuellement recensés au niveau national. Évoquant l’ampleur de la pandémie « au-delà de l’imaginable », M. Suga s’est dit « confiant en notre capacité à surmonter cette épreuve ». Le pays subit depuis novembre dernier une troisième vague bien plus importante que les deux premières. Quelque 7490 nouveaux cas ont été recensés jeudi au niveau national, dont 2447 à Tokyo, soit deux nouveaux records.

— Agence France-Presse

Environnement

Le Mexique bannit le maïs transgénique et le glyphosate

Le gouvernement mexicain s’est engagé à bannir de son sol le maïs génétiquement modifié ainsi que le très contesté herbicide glyphosate, des décisions saluées par les organisations environnementales et décriées par le secteur agroindustriel. Dans un décret entré en vigueur le 1er janvier, le gouvernement du président de gauche Andrès Manuel López Obrador a annoncé que les autorités « révoqueront et s’abstiendront d’accorder des permis pour la dissémination dans l’environnement de semences de maïs génétiquement modifié ». Les importations de maïs transgénique seront graduellement réduites jusqu’à ce que plus aucun permis d’importation ne soit délivré d’ici trois ans. Selon le gouvernement, cette mesure vise à contribuer à la souveraineté alimentaire et à protéger le maïs indigène du Mexique. L’herbicide glyphosate, classé depuis mars 2015 comme « cancérigène probable » par le Centre national de recherche contre le cancer (CIRC), organe dépendant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sera progressivement éradiqué avec une interdiction totale au 31 janvier 2024.

— Agence France-Presse

Hong Kong

La vague d'arrestations suscite une avalanche de condamnations

La communauté internationale s’est élevée jeudi contre le vaste coup de filet qui a visé la veille une cinquantaine de figures de l’opposition hongkongaise militant pour la démocratie, arrêtées au nom de la draconienne loi sur la sécurité nationale. Les pays occidentaux ont fustigé cette « sévère répression » et cette « terrible attaque » contre les libertés. Plus de 1000 policiers ont procédé mercredi à l’aube à l’interpellation de 53 personnalités luttant pour la démocratie, dont un avocat américain, accusées de « subversion » dans le cadre de cette loi entrée en vigueur fin juin et qui prévoit des peines allant jusqu’à l’emprisonnement à vie. Jeudi, c’était au tour de Joshua Wong, l’un des plus célèbres dissidents hongkongais, en détention pour son rôle dans les manifestations de 2019, de faire l’objet de poursuites distinctes pour « subversion ». Cette opération est le dernier coup en date porté contre la dissidence depuis la reprise en main de Hong Kong entamée en 2020 par Pékin pour mettre fin aux immenses manifestations en faveur de la démocratie qui avaient secoué ce territoire semi-autonome l’an passé.

— Agence France-Presse

France

Les restaurants fermés « a minima » jusqu’à la mi-février

Bars, cafés et restaurants resteront fermés « a minima » jusqu’à mi-février, au vu d’une situation sanitaire dégradée à travers l’Hexagone : angoissés, les professionnels du secteur dont la situation financière ne cesse d’empirer après une année 2020 déjà sombre, espèrent une aide renforcée de l’État. Pour les restaurants fermés depuis le 30 octobre – seule une activité résiduelle de vente à emporter leur est permise –, « une réouverture en janvier n’est pas réaliste » et sera « a minima reportée jusqu’à mi février », a déclaré jeudi le premier ministre Jean Castex, lors d’une conférence de presse. Les restaurateurs s’attendaient déjà à ne pas pouvoir rouvrir le 20 janvier, cette réouverture étant conditionnée à une amélioration de la situation sanitaire. Or, les indicateurs restent dégradés. Pendant « toute cette période de fermeture ou d’activités », tous les dispositifs d’aide « seront maintenus dans les mêmes conditions » pour les secteurs concernés, a affirmé M. Castex. Quelque 30 % des professionnels des cafés, bars et restaurants se disent « en grande difficulté », « mais cela pourrait être beaucoup plus », selon le principal syndicat de l’hôtellerie restauration : certains « n’avouent pas » l’ampleur de leurs difficultés.

— Agence France-Presse

Corée du Nord

Renforcement des capacités militaires en vue

Séoul — Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’est engagé à renforcer les capacités militaires de son pays, qui est déjà une puissance nucléaire, rapportent jeudi les médias officiels, à deux semaines de l’entrée de Joe Biden à la Maison-Blanche.

Dans un rapport présenté au congrès du Parti des travailleurs, réuni à Pyongyang, M. Kim s’est engagé à placer « les capacités de défense de l’État à un niveau bien supérieur, et à fixer des buts à atteindre pour réaliser cela », rapporte l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

Après avoir échangé insultes et menaces de guerre nucléaire, M. Kim et le président américain Donald Trump ont opéré un extraordinaire rapprochement, marqué par trois rencontres aussi historiques que symboliques.

Mais aucun progrès n’a été réalisé sur l’épineux dossier des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang. Et les négociations sont au point mort depuis le fiasco du deuxième sommet entre les deux hommes en février 2019 à Hanoi.  

Les experts estiment que le leader nord-coréen entend utiliser le 8e Congrès du Parti des travailleurs de Corée, qui s’est ouvert mardi, pour adresser un message au prochain gouvernement américain.

Mais la marge de manœuvre est étroite pour la Corée du Nord qui voue une haine réelle à l’égard de Joe Biden, un « chien enragé » qu’il faudrait « battre à mort ». De son côté, le président désigné a qualifié M. Kim de « voyou ».

Et le nucléaire ?

KCNA n’a fait aucune référence à l’arme nucléaire, et n’a pas précisé la nature des buts à atteindre en matière de défense.

Mais selon Ahn Chan-il, un transfuge nord-coréen devenu chercheur à l’Institut mondial pour les études nord-coréennes, basé à Séoul, le message de Kim Jong-un est limpide.

« Cela signifie que le Nord va renforcer ses capacités nucléaires », affirme-t-il à l’AFP.

« M. Kim ne veut pas prononcer le mot “nucléaire” alors que M. Biden prend ses fonctions ce mois-ci, et qu’il sait que la position du futur président au sujet de Pyongyang est de ne faire aucun compromis, contrairement à celle de son prédécesseur. »

Sous la présidence de M. Biden, les États-Unis devraient revenir à une approche beaucoup plus classique vis-à-vis de Pyongyang, en insistant notamment sur le fait qu’il faudra des progrès notoires dans les discussions de travail avant même d’envisager une nouvelle rencontre entre chefs d’État.

— Agence France-Presse

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