Courrier

D’accord avec l’imposition d’un couvre-feu ?

Une majorité de lecteurs semblent plutôt bien s’accommoder de l’imposition du couvre-feu décrété par le premier ministre Legault. Voici un aperçu des réponses à notre appel à tous.

Pourquoi pas

Si ça peut empêcher certaines personnes de se rencontrer pour chiller et faire la fête, pourquoi pas ? On s’entend que pour la majorité des ours, ça ne représentera pas une si grande contrainte. Et comme on dit : aux grands maux, les grands moyens !

— Marie-Andrée Lemieux, Sherbrooke

Soyons solidaires

Je suis fortement en accord avec les nouvelles restrictions au Québec, incluant le couvre-feu. Nous devons être solidaires afin de pouvoir sauver des vies et soutenir nos travailleurs de la santé. Bravo, M. Legault !

— Line Lacombe Laurin, Val-des-Monts

Coup d'épée dans l'eau

Quels sont les milieux les plus propices à la transmission du virus ? Les milieux de travail et les écoles. Que fait-on pour atténuer la transmission après le confinement inefficace des Fêtes ? On rouvre les écoles, la construction reprend et le milieu manufacturier continue de fonctionner. Les cas ne vont pas diminuer, ils vont augmenter. Le couvre-feu ? Un coup d’épée dans l’eau.

— Paul Robert

On récolte ce que l'on sème

Je suis 100 % d’accord. On n’a pas pris nos responsabilités collectives à Noël et la contagion est hors de contrôle. On récolte ce que l’on a semé.

— Vincent Beaulne

Atermoiement

Bien d’accord avec un couvre-feu, mais il y a déjà des mesures en place, il faudrait seulement les appliquer. Combien de constats d’infraction encore durant les Fêtes ? Et que penser de l’atermoiement des gouvernements, surtout fédéral, à gérer cette crise ? Si nous étions sous les bombes, je pense bien que les décisions ne tarderaient pas. Pourtant, nous sommes bien en guerre.

— Matthieu Brunet, Mont Saint-Hilaire

Demi-mesures

Un mièvre couvre-feu, comme toutes les décisions du gouvernement Legault jusqu’ici, ne règlera pas la transmission du virus. Surtout qu’il sera contrebalancé par la permission d’aller chercher en journée des commandes d’objets non essentiels dans les commerces. Allô, le trafic et la transmission par contact !

— Pierre-Louis Rivest

Tout est déjà fermé

Non, je ne suis pas d’accord avec ce couvre-feu. Presque tout est déjà fermé en soirée, sauf certains commerces jugés essentiels. Des gens dans la rue, en banlieue et en milieu rural, il n’y en a à peu près pas. Et dans la majorité des cas, elles sont seules et souvent en voiture. Alors pourquoi une telle mesure partout au Québec ?

— Pierre-Yves Gagnon

Nombrilisme oblige

Oui, je crois aux bienfaits du couvre-feu. Le gouvernement n’a pas le choix d’être plus sévère. Plusieurs personnes ne suivent pas les consignes. Certains ont le nombril plus gros que le cerveau et se foutent des autres.

— Lise Gendron

Aux grands maux...

Oui, je suis entièrement d’accord, même si je déteste la situation. Aux grands maux, les grands moyens. Et je n’ai aucune sympathie pour les voyageurs qui doivent trouver un endroit pour se faire tester avant leur retour. Ils ont délibérément choisi d’ignorer les consignes, alors qu’ils assument.

— Michel Rouillard

Pour les aînés

Je suis tout à fait d’accord avec ça. Beaucoup de Québécois ont suivi les règles, mais beaucoup trop ont passé outre durant les Fêtes, alors il faut ce qui faut… On doit bien ça à nos aînés et aux employés de la santé. La relâche scolaire arrive à grand pas, j’espère que nos gouvernements vont se pencher sur une réglementation pour empêcher les voyages non essentiels à l’étranger. On ne peut visiter notre famille, ici au Québec, alors personne ne devrait pouvoir prendre l’avion pour aller visiter sa famille ou prendre des vacances…

— Sylvie Lefebvre

Passage obligé

Je crois nécessaire d’instaurer un couvre-feu à partir de 20 h jusqu’à 5 h afin de limiter la propagation du virus. On n’a pas le choix afin de faire comprendre aux réticents de respecter les mesures disciplinaires.

— Jacques Mailhot

Le prix à payer

Malheureusement, nous sommes d’accord pour diminuer les rencontres non autorisées en soirée. C’est le prix à payer pour diminuer la délinquance. Espérons que ça fonctionnera.

— Alain et Madeleine Pigeon

La mauvaise solution

Personnellement, je ne crois pas que l’imposition d’un couvre-feu fera une différence significative sur l’évolution de la pandémie. Tout est fermé le soir, alors je pense que peu de gens sortiront, et ceux qui l’auraient fait vont le faire malgré le couvre-feu.

Plutôt que de culpabiliser les citoyens de ne pas respecter les consignes, souvent floues, pourquoi ne pas augmenter la vaccination, augmenter le dépistage, augmenter la rapidité du traçage et autres mesures efficaces qui relèvent de nos services publics.

Il aurait fallu interdire les voyages non essentiels, fermer les magasins à grande surface, fermer plus rapidement les classes et les écoles où des éclosions ont surgi. Et maintenant, avec les nouvelles mesures, pourquoi permettre aux usines et à la construction de poursuivre ?

Soyons sérieux : arrêtons de culpabiliser les gens et donnons des amendes salées aux récalcitrants. Un couvre-feu de 5 h à 17 h aurait probablement été plus efficace.

— Roger Gagnon

Les 18 à 35 ans

Je suis d’accord. Le couvre-feu s’adresse surtout aux 18 à 35 ans, ceux qui respectent le moins les consignes.

— Richard Lefebvre

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