QUAND L’ART PUBLIC REDONNE VIE À UN ESPACE

Si les grues s’activent ces jours-ci à l’entrée de l’Esplanade PVM à Place Ville Marie, c’est qu’on prépare la suspension imminente de L’Anneau, une installation artistique majeure qui redessinera le visage du centre-ville. C’est à la firme d’architecture de paysage Claude Cormier + Associés qu’Ivanhoé Cambridge a confié la conception de cette création artistique qui promet de se hisser parmi les repères iconiques de Montréal.

Avec ses 30 mètres de diamètre en suspension, L’Anneau en impose. La structure – qui, une fois la nuit tombée, sera éclairée de manière diffuse – unit Place Ville Marie à ses « voisins » : l’Université McGill, l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth, le mont Royal et sa croix emblématique, le corridor de l’avenue McGill College ainsi que l’ancien hôpital Royal Victoria. « C’est l’union des éléments d’un axe symbolique et historique de Montréal », fait remarquer Claude Cormier, l’architecte paysagiste qui a imaginé L’Anneau. Magistrale, la sculpture façonnera la trame urbaine de ce secteur et deviendra un lieu où convergeront Montréalais et Montréalaises, travailleurs et touristes d’ici et de l’étranger.

Une PVM transformée

L’installation de L’Anneau, qui surplombera l’escalier de l’Esplanade PVM, marque l’achèvement des travaux de revitalisation de Place Ville Marie. Depuis 2017, Ivanhoé Cambridge a investi 200 M$ afin de moderniser ce campus d’affaires phare du centre-ville de Montréal. Cette vaste transformation a aussi mené à la réfection de la galerie commerciale et à la revitalisation de l’esplanade, lui redonnant sa vocation initiale : rassembler les citoyens et créer des liens. Ces travaux majeurs ont d’ailleurs été réalisés avec l’aval de Henry Cobb, l’architecte ayant dessiné cet illustre bâtiment inauguré en 1962. Couronné de L’Anneau, l’escalier monumental concrétise cette volonté initiale d’ouvrir l’esplanade sur le centre-ville.

« Il y a très peu d’endroits comme l’Esplanade PVM au centre-ville. Nous avons voulu la redonner en cadeau aux citoyens, en faire un espace propice aux connexions humaines et un symbole du dynamisme et de la vie qui l’anime. »

— Annik Desmarteau, vice-présidente, Bureaux, Ivanhoé Cambridge

Souci de pérennité

La vision de Henry Cobb a aussi été déterminante dans la façon dont Claude Cormier et son équipe ont pensé la structure de L’Anneau. « À la trame moderniste carrée de cet espace public, on vient ajouter cette lunette, cette forme circulaire complémentaire à l’architecture existante », dit l’architecte dont l’entreprise s’est illustrée partout dans le monde par ses installations publiques.

« Nous avons voulu nous inscrire dans la durée avec cette installation artistique. Par sa matérialité propre et distincte, par l’illumination élégante et mesurée, nous avons voulu créer une installation durable et pérenne. »

— Claude Cormier, architecte paysagiste, Claude Cormier + Associés

Vivre ensemble

Créer des milieux attrayants, vivants et durables : c’est le leitmotiv qui guide Ivanhoé Cambridge dans la gestion de ses actifs immobiliers, ici et à l’étranger. L’art public est l’une des voies empruntées pour créer de la valeur et de la richesse pour les communautés qui fréquentent ces espaces. Aux yeux de Marie-Justine Snider, conservatrice de collections d’œuvres d’art pour la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et ses filiales, l’effet procuré par L’Anneau sera différent selon qu’on se trouve près ou loin. « Cette installation artistique produit une expérience dans l’espace urbain assez sophistiquée qui nous oblige à nous mouvoir dans l’environnement pour l’observer. »

« L’espace public est un lieu d’apprentissage pour vivre en communauté. L’art dans l’espace public nous permet d’enrichir cette expérience du vivre ensemble. »

— Marie-Justine Snider, conservatrice de collections d’œuvres d’art, CDPQ et ses filiales

Véritable prouesse technique

La suspension de L’Anneau, dont le nom s’est imposé de lui-même dès les balbutiements du projet, marque l’aboutissement de près de deux années de travail pour les équipes multidisciplinaires qui y ont planché. Les défis techniques à relever étaient nombreux. Au total, ce sont plus de 125 spécialistes et visionnaires des domaines de l’ingénierie, de l’art et de la création au Québec qui ont mis la main à la pâte. L’imposante structure d’acier sans joint apparent qui s’érige aujourd’hui à Place Ville Marie a été assemblée par la firme Marmen, à Trois-Rivières.

L’Anneau a pu voir le jour grâce au soutien financier du Fonds de maintien des actifs stratégiques en tourisme de Tourisme Montréal et à la participation financière du gouvernement du Québec à l’initiative « J’aime travailler au centre-ville » de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour la relance du centre-ville de Montréal.

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