Les revenus de Rogers rebondissent

Le chiffre d’affaires de Rogers Communications a rebondi au cours du plus récent trimestre grâce à une hausse du nombre d’abonnés à ses services sans fil et internet, ainsi qu’à des gains dans les revenus publicitaires télévisuels, qui ont profité de la reprise de la diffusion d’évènements sportifs en direct.

La société torontoise a affiché mercredi des revenus en hausse de 84 % pour ses activités médiatiques au deuxième trimestre, alimentés par la publicité liée à la diffusion de matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley et les revenus de l’équipe de baseball torontoise des Blue Jays.

« Nous avons enregistré une forte croissance alors que l’audience a atteint des niveaux records et que les annonceurs sont revenus avec enthousiasme à notre programmation sportive professionnelle en direct », a souligné le président et chef de la direction de Rogers, Joe Natale, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

Alors que de nombreux Canadiens ont continué à travailler et à étudier de leur domicile, Rogers a également enregistré une augmentation de 2 % de ses revenus des services sans fil, avec un gain net de 99 000 nouveaux abonnés aux services postpayés et une augmentation de 5 % des revenus du câble avec 15 000 nouveaux abonnés nets au service à large bande.

Le service de télévision internet de la société, Ignite TV, a également ajouté 66 000 nouveaux abonnés nets au cours du trimestre.

Rogers a dévoilé un profit de 302 millions pour son trimestre clos le 30 juin, alors que ses revenus ont grimpé de 14 % pour atteindre 3,58 milliards, par rapport à 3,16 milliards un an plus tôt.

Ces solides résultats témoignent de la reprise économique progressive attribuable à l’assouplissement des restrictions pandémiques, a observé M. Natale.

« Alors que certains éléments de la pandémie seront avec nous pendant un certain temps, nous sommes optimistes quant à la voie à suivre », a-t-il affirmé.

Cette voie comprend de nouvelles activités potentielles liées au retour dans les centres urbains, à la réouverture des bureaux et à la reprise des cours collégiaux et universitaires en personne à l’automne, a-t-il expliqué.

« Il y a une demande refoulée des consommateurs et à mesure que les gens redeviennent mobiles et que les étudiants retournent à l’école, cela stimulera la croissance. »

— Anthony Staffieri, directeur financier de Rogers

De fait, la mobilité croissante des Canadiens et la réouverture des magasins sont de bon augure pour le trimestre en cours de l’entreprise, a indiqué M. Natale.

Les sondages sur les dépenses postpandémiques placent un nouvel appareil sans fil parmi les cinq premières catégories d’articles ou de produits que les consommateurs envisagent d’acheter ou de mettre à niveau avec la levée des restrictions et le retour à une vie plus normale, a-t-il indiqué.

Les revenus tirés du matériel sans fil ont augmenté de 26 % au deuxième trimestre, principalement en raison des mises à niveau des appareils, a noté la société.

Le point sur Shaw Communications

Rogers reste engagée dans le processus d’acquisition de Shaw Communications, une transaction qui, selon elle, lui permettra d’investir dans des installations de réseau, en particulier dans les régions éloignées et mal desservies du Canada, et de croître plus rapidement et plus efficacement.

« Avec Shaw, nous serons en mesure d’offrir une connectivité de nouvelle génération aux collectivités de l’Ouest canadien plus rapidement que le feraient nos deux entreprises seules, ce qui contribuera à créer des emplois et à attirer des investissements », a fait valoir M. Natale.

« Nous sommes engagés dans le travail avec les organismes de réglementation, qui examinent la transaction, et nous continuons de nous attendre à ce que la transaction soit conclue au cours du premier semestre de l’année prochaine. »

L’acquisition de 26 milliards, en tenant compte de la dette, contribuera également à étendre la 5G dans tout le pays, a fait valoir Rogers.

Pendant ce temps, avec la levée graduelle des restrictions de voyage par rapport à il y a un an, Rogers a récolté davantage de produits tirés des services d’itinérance au cours du trimestre.

Même si cela a été partiellement contrebalancé par une baisse des frais d’utilisation excédentaires en raison du déploiement de forfaits de données illimitées, ces forfaits ont également contribué à maintenir les taux de désabonnement – le nombre de clients abandonnant l’entreprise – plus bas, a précisé Rogers.

En outre, les frais de retard de paiement ont atteint des creux records, les clients ayant davantage payé leurs factures à temps, a noté M. Staffieri.

Le bénéfice par action de Rogers a atteint 60 cents au plus récent trimestre, par rapport à celui de 54 cents de la même période l’an dernier.

Le bénéfice ajusté s’est élevé à 387 millions, ou 76 cents par action, contre 310 millions, ou 60 cents par action, au deuxième trimestre 2020.

Revue boursière

Toronto de retour à 20 000 points

Les marchés boursiers nord-américains ont continué de récupérer mercredi les pertes enregistrées plus tôt cette semaine, soutenus par la solide performance du secteur de l’énergie, qui a notamment ramené l’indice de référence de la Bourse de Toronto au-dessus du seuil des 20 000 points. À New York, les principaux indices ont tous terminé dans le vert, portés par des résultats d’entreprises meilleurs que prévu. — La Presse Canadienne

Cointreau poursuit Canopy Growth

La société derrière la liqueur à l’orange Cointreau poursuit Canopy Growth pour violation de marque de commerce à cause de ses boissons au cannabidiol Quatreau, offertes entre autres dans les succursales de la Société québécoise du cannabis. Dans une plainte déposée devant une cour de New York, Cointreau a indiqué qu’elle estimait que Canopy, établie en Ontario, utilisait le nom de Quatreau en raison de sa ressemblance avec celui de sa société, fondée en 1849. Cointreau a précisé qu’elle envisageait d’introduire des eaux et des sodas sur le marché américain, mais qu’elle craignait que ses marques ne soient confondues avec celles de Canopy, car elles se terminent toutes par « treau » et leur prononciation n’a qu’une seule lettre de différenciation, le « n ».

— La Presse Canadienne

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