40 %

Les décès dus à la rougeole ont augmenté de plus de 40 % dans le monde l’année dernière et les cas se sont multipliés après la chute spectaculaire des niveaux de vaccination pendant la pandémie, ont prévenu jeudi les principales agences de santé. — Associated Press

OTAN

Le Parlement turc entame la procédure d’adhésion de la Suède

Le Parlement turc a entamé jeudi l’examen du protocole d’adhésion de la Suède à l’OTAN en suspens depuis mai 2022, pour validation probable d’ici la fin du mois. Après 17 mois de blocage, le président Recep Tayyip Erdoğan a transmis fin octobre aux députés turcs le protocole d’adhésion de l’État scandinave. La première journée de discussions au sein de la commission des Affaires étrangères du Parlement a représenté un moment important pour la sécurité européenne et les relations de la Turquie avec l’Occident. Les discussions se sont toufois achevées sans la conclusion d’un accord et devraient reprendre la semaine prochaine. La Turquie, avec la Hongrie, sont les derniers des 31 membres de l’Alliance atlantique à bloquer l’entrée de Stockholm, après avoir validé en mars celle de sa voisine finlandaise. Pour l’adhésion de la Finlande ratifiée le 31 mars, une semaine s’était écoulée entre ces deux étapes.

— Agence France-Presse

Guerre en Ukraine

Trois morts dans des frappes russes sur Kherson

L’Ukraine a fait état jeudi de trois morts et d’une dizaine de blessés dans des bombardements russes sur et près de la ville méridionale de Kherson, capitale de la région éponyme sur les rives du Dniepr, que les forces ukrainiennes tentent de franchir. Les trois personnes ont été tuées séparément dans des frappes au cours de la journée, a indiqué sur Telegram le gouverneur régional Oleksandre Prokoudine. À Bilozerka, à environ 10 km à l’ouest de Kherson, les secouristes ont retiré des décombres le corps d’un homme, tandis que quatre personnes ont été blessées puis hospitalisés, a-t-il ajouté. Dans une autre frappe russe sur la ville même de Kherson, un homme de 68 ans a été tué le matin et une femme de 54 ans hospitalisée après avoir été blessée par des éclats au front et à la cuisse, selon M. Prokoudine. — Agence France-Presse

Violences en Haïti

Le Parlement kényan approuve le déploiement de policiers

Le Parlement kényan a approuvé jeudi le déploiement dans le cadre d’une mission soutenue par l’ONU d’un millier de policiers en Haïti, secoué par les violences, malgré les critiques contre ce projet dans le pays d’Afrique de l’Est. Ce déploiement reste toutefois suspendu par la Haute Cour de Nairobi qui examine un recours déposé par un opposant. Selon un juge, Enock Mwita, la Haute Cour doit se prononcer sur ce recours le 26 janvier 2024. Début octobre, le Conseil de sécurité de l’ONU avait donné son feu vert à l’envoi en Haïti d’une mission multinationale menée par le Kenya pour aider la police haïtienne. Le petit État caribéen est en proie à la violence des gangs qui contrôlent 80 % de la capitale, le nombre de crimes graves ayant atteint des records, selon la représentante de l’ONU dans le pays. Avant l’audience de jeudi à la Haute Cour de Nairobi, l’opposant qui l’a saisie, Ekuru Aukot, a critiqué le Parlement pour avoir initié le vote. Pour M. Aukot, la mission est inconstitutionnelle car elle ne repose sur aucune loi ou aucun traité. — Agence France-Presse

Action pacifiste dénonçant l’offensive en Ukraine

Une artiste russe condamnée à sept ans de détention

Un tribunal russe a condamné jeudi à sept ans de détention l’artiste Alexandra Skotchilenko, arrêtée en Russie en avril 2022 pour avoir remplacé les étiquettes de prix dans un supermarché par des messages dénonçant l’offensive en Ukraine. La juge Oksana Demiacheva a condamné l’accusée à « sept ans de colonie » pénitentiaire, a constaté une journaliste de l’AFP présente à l’audience. Âgée de 33 ans, l’accusée rejoint les dizaines de détracteurs du Kremlin, renommés ou anonymes, jetés en prison pour avoir dénoncé l’assaut contre l’Ukraine, une offensive qui a été suivie en Russie d’une accélération massive de la répression. Le même jour, l’opposant en exil Vladimir Milov, ancien vice-ministre de l’Énergie, a été condamné à huit ans de détention par contumace pour avoir accusé l’armée russe de crimes en Ukraine. Dans un communiqué, Amnistie internationale a dénoncé « un simulacre de procès ».

— Agence France-Presse

Espagne

Pedro Sánchez reconduit à la tête d’un pays divisé

Au pouvoir depuis cinq ans en Espagne, Pedro Sánchez a été reconduit jeudi par le Parlement à la tête d’un pays profondément divisé par la décision du premier ministre de concéder une loi d’amnistie aux indépendantistes catalans, en échange de leur soutien.

Après deux jours de débats parlementaires tendus, le socialiste, qui a prouvé ces dernières années sa capacité à survivre politiquement, a obtenu les voix de 179 députés, un nombre supérieur à la majorité absolue fixée à 176. 

« La confiance de la Chambre [des députés] a été accordée à Pedro Sánchez », a déclaré sa présidente, Francina Armengol, sous les applaudissements venus des bancs de la gauche. 

Cette investiture met fin à près de quatre mois de blocage depuis les élections législatives du 23 juillet et va permettre à M. Sánchez, 51 ans, de former un nouveau gouvernement avec ses alliés de la coalition d’extrême gauche Sumar.

Intenses tractations

Arrivé deuxième du scrutin de juillet, derrière son rival conservateur Alberto Núñez Feijóo, le premier ministre a dû négocier tous azimuts ces dernières semaines le soutien de plusieurs formations régionalistes, dont les voix sont cruciales dans un Parlement très fragmenté.

Il a en particulier dû convaincre le parti de l’indépendantiste catalan Carles Puigdemont, dirigeant de la tentative de sécession de la Catalogne en 2017, qui a fui en Belgique il y a six ans pour échapper aux poursuites judiciaires lancées à son encontre.

Acceptant, après d’intenses tractations, de soutenir Pedro Sánchez, Carles Puigdemont a obtenu, en échange des voix des sept députés de sa formation, l’adoption prochaine d’une loi d’amnistie pour des centaines d’indépendantistes poursuivis par la justice. Une mesure qui lui permettra de retourner en Espagne.

« Refermer les blessures »

Exposant aux députés les priorités de son nouveau mandat, clairement marqué à gauche avec de nombreuses promesses sociales, Pedro Sánchez a défendu mercredi la nécessité et la constitutionnalité de cette amnistie, à laquelle il était pourtant opposé par le passé.

Cette mesure va permettre de « refermer les blessures » ouvertes par la crise de 2017, a déclaré le premier ministre, en assurant vouloir garantir « l’unité de l’Espagne par la voie du dialogue et du pardon ».

Le Parti populaire de M. Feijóo accuse le socialiste de l’avoir concédée dans le seul but de se maintenir au pouvoir et agite le risque que l’Espagne ne se retrouve dans le viseur de l’Union européenne, à l’instar de la Hongrie ou de la Pologne, en raison de l’atteinte à l’État de droit que constitue, selon lui, cette mesure.

— Agence France-Presse

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