Pologne

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Une Polonaise de 103 ans a été guérie de la COVID-19 et a quitté l’hôpital lundi. Il s'agit de la personne la plus âgée dans ce pays à avoir vaincu le coronavirus. Elle est demeurée hospitalisée près d'un mois – si longtemps, en fait, que les piles de ses appareils auditifs n'ont pas tenu. Elle n'est toutefois pas la « doyenne » des survivants au coronavirus, le titre étant détenu par une Espagnole de 113 ans.

— Agence France-Presse

États-Unis COVID-19

Trump annonce qu’il prend de l’hydroxychloroquine

Le président des États-Unis, Donald Trump, a révélé lundi qu’il prenait de l’hydroxychloroquine à titre préventif contre le coronavirus, au mépris des recommandations des autorités sanitaires américaines. « J’en prends depuis une semaine et demie […] je prends un comprimé par jour », a déclaré M. Trump à la surprise générale lors d’un échange avec les journalistes à la Maison-Blanche. L’hydroxychloroquine est utilisée de longue date contre le paludisme mais son éventuelle efficacité contre le coronavirus n’a, à ce jour, été démontrée par aucune étude rigoureuse. « J’entends beaucoup de choses extraordinairement positives sur ce médicament, a déclaré le milliardaire républicain. Vous connaissez l’expression : qu’est-ce que vous avez à perdre ? » Fin avril, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a mis en garde contre l’utilisation de cet antipaludéen « en dehors d’un milieu hospitalier ou d’essais cliniques ». L’agence a en particulier mis en avant « le risque de troubles du rythme cardiaque ». — Agence France-Presse

Lesotho

Lié à l’assassinat de son ex-femme, le PM annonce sa démission

Le premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane, a annoncé lundi sa démission, épilogue très attendu de plusieurs mois d’une crise politique provoquée par sa mise en cause dans l’assassinat de son ancienne femme en 2017. « J’ai décidé de vous annoncer personnellement que je quitte mes fonctions de premier ministre du Lesotho. Je voulais que vous l’entendiez de la bouche du cheval », a déclaré à la presse M. Thabane depuis sa résidence. Le chef du gouvernement n’a toutefois pas précisé si son retrait était immédiat. Au pouvoir depuis près de trois ans, Thomas Thabane, 80 ans, est contesté depuis que la justice le soupçonne d’être lié à l’assassinat de son ex-femme en 2017, quelques jours avant de prendre ses fonctions. Pressé par son propre parti, la Convention de tous les Basoto (ABC), et sa coalition gouvernementale, le premier ministre a longtemps résisté et ne s’était jusque-là engagé à quitter ses fonctions que « d’ici à la fin de juillet ». Mais ses soutiens lui ont officiellement retiré leur confiance la semaine dernière à l’Assemblée nationale et proposé la nomination d’un nouveau chef du gouvernement, l’actuel ministre des Finances Moeketsi Majoro.

— Agence France-Presse

Soudan du Sud

Le vice-président Riek Machar déclaré positif à la COVID-19

Le vice-président du Soudan du Sud et ex-rebelle Riek Machar, sa femme ministre de la Défense Angelina Teny et plusieurs membres de son équipe ont été déclarés positifs à la COVID-19, a annoncé lundi son bureau. « Il a déclaré publiquement qu’il a été testé positif, et dès aujourd’hui, il s’est mis en quarantaine dans sa résidence pour 14 jours », a indiqué son bureau sur sa page Facebook. « Il ne présente pas de symptômes », précise le bureau, qui ajoute qu’en plus de sa femme, « plusieurs membres de son équipe et des gardes du corps » ont été aussi infectés. Le jeune pays, indépendant en 2011, et qui émerge de six ans de guerre civile dévastatrice, a déclaré officiellement 339 cas de contamination au coronavirus et six morts, selon les plus récents chiffres publiés lundi par le ministère de la Santé. Bien que ce nombre soit bas, les agences humanitaires relèvent une augmentation rapide des cas ces derniers jours.

— Agence France-Presse

États-Unis

Sous la pression d’une nouvelle affaire, Trump et Pompeo se défendent

Sous pression, Donald Trump et Mike Pompeo sont sortis lundi de leur silence pour défendre le limogeage de l’inspecteur général du département d’État remercié alors qu’il menait, selon les démocrates, plusieurs enquêtes potentiellement embarrassantes pour le chef de la diplomatie américaine.

« J’ai le droit absolu, en tant que président, de le relever de ses fonctions », a déclaré le milliardaire républicain en affichant sans détour sa volonté de se « débarrasser » des inspecteurs généraux nommés par son prédécesseur démocrate Barack Obama.

La polémique a éclaté lorsque le président des États-Unis a limogé vendredi soir, à la demande du secrétaire d’État Mike Pompeo, l’inspecteur général du ministère des Affaires étrangères Steve Linick.

L’opposition démocrate s’est aussitôt insurgée en rapportant que ce fonctionnaire de haut rang venait d’ouvrir une enquête sur des plaintes accusant M. Pompeo de confier des tâches domestiques à un agent payé avec l’argent des contribuables – sortir le chien de la famille, aller chercher leurs vêtements au nettoyeur ou encore faire des réservations au restaurant pour des repas privés.

« Le président doit rompre avec cette habitude d’exercer des représailles et de se venger contre les fonctionnaires qui travaillent au service de la sécurité des Américains », a protesté la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

« Il négocie avec Kim »

« Je ne vais répondre à aucune de toutes ces allégations non étayées », a tranché Mike Pompeo, dans un entretien accordé au Washington Post.

Il a assuré qu’il n’était pas au courant d’une telle enquête le visant. « Il est donc simplement impossible qu’il s’agisse d’un acte de représailles. Fin de l’histoire », a-t-il martelé, accusant seulement, sans plus de précisions, l’inspecteur général d’avoir « sapé » la mission de son ministère.

Comme à son habitude, Donald Trump a, lui, été plus direct dans la défense de son secrétaire d’État, « un gars brillant » qui « est censé négocier la guerre et la paix ». Il a évoqué l’hypothèse que Pompeo était peut-être occupé à « négocier avec [le dirigeant nord-coréen] Kim Jong-un au sujet des armes nucléaires » et qu’il avait manqué de temps pour des activités triviales comme promener son chien.

Mais depuis, le récit s’est étoffé à propos des faits sur lesquels enquêtait Steve Linick, censé disposer de toute indépendance pour contrôler l’exercice du pouvoir exécutif au sein de la diplomatie de la première puissance mondiale.

Selon l’élu démocrate Eliot Engel, l’inspecteur était aussi sur le point de boucler une autre enquête, politiquement sensible, sur une procédure d’urgence invoquée par le secrétaire d’État il y a tout juste un an afin de débloquer des ventes d’armes à l’Arabie saoudite malgré l’opposition du Congrès.

Les élus démocrates avaient alors dénoncé un « abus de pouvoir ».

Lundi, à la lumière de ces nouvelles informations, Nancy Pelosi a écrit à Donald Trump une lettre « alarmée » pour qu’il justifie « en détail » ce limogeage.

— Agence France-Presse

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