Ventes en ligne

Walmart transforme la pandémie en succès

Le géant mondial de la distribution Walmart profite depuis le début de la pandémie de la flambée des achats effectués sur l’internet et prévoit de se concentrer sur le développement de ses ventes en ligne, y compris en cédant des activités à l’étranger.

En quelques semaines, le groupe a vendu la chaîne de supermarchés Asda, en Grande-Bretagne, s’est séparé de ses magasins en Argentine et a cédé la plupart de ses actifs au Japon.

Walmart veut se focaliser sur d’autres marchés prioritaires, comme la Chine, le Mexique ou le Canada. Et surtout sur ses services en ligne.

« Nous nous concentrons sur l’offre de solutions numériques supplémentaires pour permettre à nos clients de faire leurs courses plus facilement », a souligné le directeur général Doug McMillon lors d’une conférence téléphonique.

Le potentiel de croissance est bien différent.

Les revenus tirés des activités à l’étranger ont progressé de seulement 1,3 % entre juillet et octobre – contre une hausse de 6,2 % dans les supermarchés Walmart aux États-Unis et de 8,3 % dans les magasins Sam’s Club.

Parallèlement, les revenus tirés des ventes sur l’internet ont bondi de 79 % dans le pays, avec des clients profitant pleinement des services de livraison et de retrait en magasins de courses déjà préparées.

Pour mieux les contenter, Walmart a notamment lancé en septembre une offre de livraison gratuite contre un abonnement mensuel ou annuel, une initiative destinée à mieux concurrencer Amazon et son service Prime.

C’était « une pièce importante du puzzle à mettre en place », a souligné M. McMillon. Le groupe n’a toutefois pas donné de détails sur le nombre d’abonnés ou la performance du service.

« Nous sommes enthousiastes sur les résultats. C’est encore très tôt. […] Nous sommes encore en phase d’apprentissage », a simplement indiqué le responsable de Walmart États-Unis, John Furner, lors de la conférence téléphonique.

Nouvelle ruée sur le papier hygiénique

Walmart a aussi doublé en un an le nombre de salariés chargés d’effectuer les courses pour les clients en magasin, les portant à plus de 130 000, a précisé M. McMillon.

Le service est offert dans environ trois quarts des supermarchés dans le pays tandis qu’environ 60 % des magasins peuvent proposer des livraisons le jour même de la commande.

Le chiffre d’affaires trimestriel de Walmart a progressé au total de 5,2 % pour s’élever à 134,7 milliards de dollars américains.

Ce taux de croissance est toutefois moins élevé qu’au premier semestre, remarque Neil Saunders, analyste pour GlobalData.

Aux États-Unis en particulier, les ventes à nombre de magasins comparables ont progressé de 6,2 % contre 9,5 % au trimestre précédent.

Les achats liés à la rentrée scolaire ont été moins importants qu’habituellement.

Surtout, les clients n’ont pas pu compter, comme au premier semestre, sur les aides distribuées par le gouvernement pour faire face aux conséquences de la propagation de la pandémie, qu’il s’agisse du chèque spécial versé au printemps ou des allocations chômage supplémentaires.

Mais le groupe « reste parmi les gagnants de la pandémie », estime M. Saunders.

Son bénéfice net s’est envolé de 56 %, à 5,13 milliards US. Ajusté par action et hors éléments exceptionnels, la mesure préférée des investisseurs de Wall Street, le bénéfice s’est élevé à 1,34 $US, soit plus que les 1,18 $US attendus par les analystes.

Walmart a vu se confirmer les tendances de consommation liées aux mesures de restriction incitant les gens à rester chez eux : les ventes de nourriture, de produits de nettoyage et de papier hygiénique ont fait preuve de « solidité ».

Le groupe a aussi mis en avant les achats de produits pharmaceutiques ainsi que ceux de biens comme les produits électroniques, les jouets et les équipements de sport.

Avec l’actuelle remontée des cas de COVID-19 aux États-Unis, le groupe a reconnu faire face à des problèmes d’approvisionnement dans certains endroits, notamment là où les consommateurs se ruent de nouveau sur le papier hygiénique et les nettoyants.

L’action, qui a augmenté de plus de 30 % depuis le début de l’année, a reculé de 2,01 % à la Bourse de New York.

La revue boursière

Les marchés prennent une pause

Les marchés boursiers nord-américains ont pris une pause, mardi, de l’enthousiasme attribuable aux vaccins prometteurs contre la COVID-19 pour se laisser inquiéter par l’impact de la hausse du nombre de cas d’infection et de nouveaux confinements. Si les marchés de New York ont régressé après avoir atteint des records lundi, la Bourse de Toronto a néanmoins terminé en hausse.

— La Presse Canadienne

Le bitcoin profite d’un marché qui a faim de risque

Le prix du bitcoin bondissait mardi pour la deuxième séance de suite, gagnant 1500 $US en moins de 48 heures et s’approchant de son plus haut historique, profitant de l’appétit pour le risque des investisseurs. Vers 15 h mardi, le bitcoin coûtait 17 725 $US, et évoluait à des niveaux plus vus depuis le bref pic des prix fin 2017, quand la cryptomonnaie avait atteint son plus haut historique à 19 041 $US, avant de chuter début 2018. « Il y a un réel appétit pour les actifs à risque, y compris les cryptomonnaies, dû aux mesures extraordinaires de relance de l’économie par les banques mondiales et les gouvernements », a expliqué à l’AFP Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.